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Les Meilleurs films de Ridley Scott

Très peu de réalisateurs peuvent se targuer d’avoir une aussi belle filmographie que Ridley Scott. Le cinéaste britannique a mis en scène plusieurs des plus grands longs métrages tous genres confondus du Septième Art. Les cinéphiles lui doivent des classiques de la science-fiction, de l’horreur et des épopées historiques, bref un des plus grands cinéastes du monde.

Nommé trois fois aux Oscars, Scott a également remporté le BAFTA, a reçu un doctorat honorifique, a été fait chevalier, et un sondage de la BBC l’a classé 10e personnalité la plus influente de la culture britannique. Tous ses films ne sont pas des chefs d’œuvres loin de là, mais le cinéaste reste pourtant une référence dans son domaine.

Nous allons vous prouver dans la liste qui suit, que Ridley Scott fait incontestablement partie de la mémoire collective et a définitivement marqué le cinéma de son empreinte.

Le savoir-faire technique et la vision cinématographique de Ridley Scott en tant que cinéaste n’ont jamais été remis en question. Avec « Les Duellistes », son premier film, le metteur en scène a prouvé d’emblée qu’il pouvait sublimer en excellent long métrage un scénario anodin.

Que ses ambitions au-delà de ses connaissances techniques aient fluctué au fil des ans reflète sa fascination pour les personnages iconiques, les scénarios ambitieux et sa recherche incessante du progrès.

Au cœur de bon nombre de ses récits, on y distingue un attrait pour la situation précaire afin de s’éléver vers une situation plus grande, et le fait de rester stable et prévisible au risque de devenir désuet. Son goût pour les scénarios et sa réputation auprès des grands studios l’ont gardé pertinent, heureusement, et pourtant chaque film qu’il réalise, on perçoit dans l’ombre une bête enragée prête à bondir.

En effet, au fil des ans, le cinéaste britannique est devenu de plus en plus brutal, c’est l’histoire de David dans « Prometheus », dans « Alien : Covenant », de la descente aux enfers de l’avocat dans « Cartel », du questionnement identitaire de Deckard dans « Blade Runner » ou de la performance de Christopher Plummer dans « All the Money in the World », de la quête vengeresse de Maximus ou de la noirceur de Tim Curry dans « Legend ». Ridley Scott c’est un peu comme Steven Spielberg, un artiste accompli et influent qui a encore clairement le goût de l’aventure et de l’inconnu, tout en étant parsemant son œuvre de violence et d’audace.

Avec pas moins de 25 longs métrages, il est bien difficile d’établir un classement logique de tous les films du cinéaste. Pourtant, plusieurs d’entre eux sont entrés dans l’imaginaire collectif mais pour les autres, nous avons tranché en analysant les défauts et les qualités de chacun.

Voici les 10 meilleurs films de Ridley Scott, selon la rédaction. A déguster sans modération.

10. « Cartel » (2013) :

Le film : La descente aux enfers d’un avocat pénaliste, attiré par l’excitation, le danger et l’argent facile du trafic de drogues à la frontière américano-mexicaine. Il découvre qu’une décision trop vite prise peut le faire plonger dans une spirale infernale, aux conséquences fatales.

Un « flop » inimaginable pour le metteur en scène au Box-Office et pourtant doté d’un casting 5 étoiles avec Brad Pitt, Javier Bardem, Penelope Cruz, Cameron Diaz et Michael Fassbender.

Un film qui va connaître de nombreux problèmes notamment un arrêt de tournage de plus de trois semaines. La cause ? Le suicide tragique du frère de Ridley, Tony Scott auquel le film est dédié.

Un échec mérité ? La réponse est non.

Pourquoi faut-il le voir ? Le film de Ridley Scott est audacieux et imprévisible, un tour de force qui colle les spectateurs à leurs sièges pour leur infliger une claque effroyable d’efficacité. Un long métrage d’une noirceur terrifiante et qui ne plaira pas à tout le monde. Le cinéaste s’approprie les codes du thriller pour les détourner à son avantage et offrir une œuvre insolente, maîtrisée du début à la fin.

Incontestablement le film le plus sombre et peut-être le plus déroutant du metteur en scène, sûrement marqué par le décès de son frère. Une œuvre monstrueuse qui gagne à être connue et montre que le cinéaste n’a rien perdu de son lustre d’antan. On sort décontenancé et meurtri devant cet exercice de rage difficile à digérer.

9. « Les Duellistes » (1977) :

Le film : En 1800 sous le Consulat, le lieutenant Féraud blesse le neveu du maire de Strasbourg lors d’un duel à l’épée. Le lieutenant d’Hubert est alors dépêché pour l’arrêter, mais quand il se présente, Féraud le provoque en duel. Un affrontement lors duquel d’Hubert prend le dessus. Six mois plus tard, les deux soldats se recroisent et se provoquent à nouveau. Cette fois, d’Hubert y est sérieusement blessé.

Le tout premier film de Ridley Scott qui passe un peu inaperçu à la vue de son immense filmographie et qui est pourtant l’un de ses meilleurs.

Adapté d’une nouvelle de Joseph Conrad, il met en vedette Harvey Keitel et Albert Finney et raconte l’histoire d’une petite querelle qui se transforme en une série de duels de plusieurs décennies à l’époque napoléonienne.

Pourquoi faut-il le voir ? D’abord parce qu’il a reçu le prix du « meilleur premier film » au Festival de Cannes en 1977. Si vous aimez le « Barry Lyndon » de Stanley Kubrick, alors vous serez également charmé par le film de Scott. Sa plus grande réussite est peut-être sa précision historique, tant dans les costumes que dans les techniques d’escrime. Scott y souligne subtilement l’absurdité des rivalités et de la guerre à l’époque. Une véracité historique embellie par la prestation passionnante d’Harvey Keitel et la précision technique d’un jeune cinéaste qui a les crocs.

8. « La Chute du Faucon Noir » (2002) :

Le film : Dans le cadre d’une mission de maintien de la paix mandatée par les Nations Unies, un groupe de jeunes soldats d’élite est envoyé à Mogadiscio. Leur objectif : enlever les généraux d’un chef de guerre somalien afin de mettre fin à la guerre civile qui mène le pays à la ruine.

Ridley Scott réalise ici son film le plus actuel et met l’accent sur l’une des pires déconfitures de l’armée américaine. Un long métrage puissant sur un conflit qui est souvent oublié : le raid des troupes de l’Oncle Sam à Mogadiscio en 1993. « La Chute du Faucon Noir » est l’un des films marquants de l’ère Bush, parce que certains critiques l’ont vu comme un film pro-guerre déguisé en film antimilitariste.

Pourquoi faut-il le voir ? Quelle que soit sa politique, le cinéaste y offre un spectacle percutant soutenu par le réalisme impressionnant des combats et par un montage qui épouse parfaitement la violence de son sujet. Ajoutez-y un casting de jeunes acteurs talentueux comme Eric Bana, Tom Hardy, Orlando Bloom, Josh Harnett et Ewan McGregor, vous obtenez un excellent film de guerre saupoudré par les belles mélodies de Hans Zimmer et le talent de son cinéaste.

7. « American Gangster» (2007) :

Le film : Début des années 1970, New York. Frank Lucas a vécu pendant vingt ans dans l’ombre du Parrain noir de Harlem, Bumpy Johnson, qui en fait son garde du corps et confident.

Ridley Scott tente avec « American Gangster » de s’inscrire dans la veine d’œuvres comme « Les Sopranos », « The Wired », du « Parrain » de Coppola ou encore des « Affranchis » de Scorsese (avec lequel il partage Nicholas Pileggi, coscénariste du chef d’œuvre de Marty, et producteur exécutif du film de Scott). Le cinéaste raconte dans ce biopic la vie fascinante de Frank Lucas, baron de la drogue d’Harlem, et de son empire florissant.

Pourquoi faut-il le voir ? Pour la performance impeccable et oscarisable de Denzel Washington. L’acteur offre une interprétation froide, calculatrice et de dureté civilisée parfaite de son personnage, véritable monstre d’ingéniosité dans la gestion de son business. A ses trousses, Russell Crowe offre un portrait pertinent du flic incorruptible dont la vertu ne lui rapporte rien et qui nous démontre l’éthique de l’organisation criminelle de Lucas. Un ensemble qui rend le film fascinant et passionnant bien aidé une nouvelle fois, par la réalisation léchée d’un Ridley Scott en grande forme.

6. « Kingdom of Heaven » (2005) :

Le film : Quelque part dans le royaume de France en 1186, Balian, jeune forgeron accablé par l’existence, apprend qu’il est le fils de Godefroy d’Ibelin. Mais cette noble lignée le contraint de se rendre en Terre sainte pour défendre Jérusalem reconquise. Une fois en Palestine, il s’initie à l’art de la guerre et aux intrigues politiques, grâce à l’aide de Tiberias, le puissant conseiller militaire du roi.

Ridley Scott s’est donné pour objectif de dépeindre le chemin de croix intérieur d’un simple forgeron ayant perdu la foi. Les croisades en elles-mêmes ne sont qu’un prétexte remis au goût du jour pour offrir un spectacle impressionnant mais en deçà du merveilleux « Gladiator ».

Pourquoi faut-il le voir ? D’abord pour son casting car avec Orlando Bloom, Eva Green, Liam Neeson, Jeremy Irons, Brendan Gleeson (« Gangs of New York ») et le méconnu mais terrible Marton Csokas La Mort dans la peau », « Le Seigneur des Anneaux ») au générique, le film livre une sacrée galerie de portraits. Pour le sens inné de Ridley Scott pour la narration et le rythme, autant vous dire que l’ennui ne pointe que rarement le bout de son nez grâce à une superbe partition d’Harry Gregson-Williams (« Shrek », « Seul sur Mars ») et une mise en scène, comme toujours, excellente.

5. « Seul sur Mars » (2015) :

Le film : Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre.

« Seul sur Mars » se différencie des autres films de survie par son ton, là où des films comme « Seul Au Monde », « Le Survivant » et bien d’autres sont souvent déchirants et défaitistes, le film de Scott prend le parti de se focaliser sur l’esprit humain. Matt Damon incarne Mark Watney, un botaniste emporté par une tempête sur la Planète Rouge et présumé mort par le reste de son équipage.

Le scientifique est alors confronté à la réalité qu’il est à des années d’être sauvé et qu’il ne peut même pas communiquer avec la NASA.

Pourquoi faut-il le voir ? Pour son intrigue engageante et en constante évolution, le film a d’ailleurs été loué pour sa précision scientifique et ses effets spéciaux réalistes. Son casting impressionnant également, réunissant Matt Damon (encore une fois fantastique), Jessica Chastain, Kate Mara, Michael Peña, Chiwetel Ejiofor, Jeff Daniels, Sean Bean, Kristen Wiig ou Donald Glover. Pour sans bande son également 100% pur disco (justifiée par l’histoire) qui détonne complètement avec l’univers en présence. Un film qui fait aussi preuve d’une grande audace dans son concept et dans le genre en s’émancipant de tous les ressorts narratifs usés depuis des années.

Aussi malin qu’intelligent et aussi drôle que prenant, « Seul sur Mars » est une aventure épique ahurissante qui réitère notre amour pour les blockbusters grâce à une mise en scène qui se met totalement au service de son sujet. Une œuvre qui remplit haut la main sa mission : divertir, amuser, voyager et émouvoir. Un régal !

4. « Thelma et Louise » (1991) :

Le film : Thelma, une épouse frustrée, suit les conseils de son amie Louise et part avec elle pour un weekend entre femmes à la campagne. Sur la route, un homme essaye de violer Thelma. Louise le tue et intime à Thelma l’ordre de ne pas prévenir la police. Les deux femmes partent en cavale et tentent de rejoindre la frontière du Mexique.

Un film au succès étonnant mais qui montre bien la fascination du public pour ce destin tragique de deux femmes enfermées dans un monde masculin qui ne les reconnaît pas à leur juste valeur. Une œuvre qui porte en exergue l’échec sans appel du rêve américain.

Pourquoi faut-il le voir ? Parce que c’est un road-movie magnifique où le sens visuel et esthétique de Ridley Scott fait merveille (rarement la beauté du paysage américain n’aura été aussi bien mis en évidence). Pour la performance exceptionnelle de Susan Sarandon mais aussi celle de Geena Davis accompagnées par une bande son qui sent bon la nostalgie. « Thelma & Louise » fascine, étonne mais est aussi terriblement triste et mélancolique. Magnifique !

3. « Gladiator » (2000) :

Le film : Maximus est le valeureux et victorieux général des armées romaines. Admiré par César, vénéré par ses hommes, celui-ci n’aspire pourtant qu’à finir ses campagnes et apprécier une douce retraite avec sa famille. C’est sans compter justement sur César qui, à l’heure de passer la main, veut lui confier le pouvoir suprême. Un choix qui n’est sans déplaire à Commodus, le fils, héritier programmé du trône…

A la fin des années 90, Ridley Scott connaît un passage à vide avec « Lame de fond » en 1996 et « À armes égales » en 1997 deux échecs financiers malgré certaines critiques enjôleuses. En 2000, le réalisateur britannique marque son grand retour cinématographique avec « Gladiator » en ressuscitant le péplum, genre tombé en désuétude à Hollywood depuis de nombreuses années. Résultat : cinq Oscars bien mérités et un carton au Box-Office.

Pourquoi faut-il le voir ? Pour son casting cinq étoiles (Russell Crowe, Connie Nielsen, Joaquin Phoenix, Richard Harris, le regretté Oliver Reed (dans son dernier rôle suite à sa mort pendant le tournage) qui livrent tous une prestation grandiose. La prestation magnétique de Russell Crowe, un concentré de fureur sourde, une sorte d’orage humain, aussi taiseux que redoutable.

Pour l’interprétation tourmentée, quasi-shakespearienne de Joaquin Phoenix en Empereur Commode. Torturé, émotions à fleurs de peau, dépressif et paranoïaque : toute la panoplie du mal-aimé, qui ne le rend que plus ambigu et inquiétant.

La musique héroïque et culte de Hans Zimmer, tantôt d’un dynamisme redoutable, tantôt d’une tristesse désarmante, aidé par la voix ensorcelante de Lisa Gerrard qui pousse le long métrage dans les rangs des films pour lesquels la musique est un élément essentiel de son succès.

On pourrait bien sûr continuer longtemps avec les décors, les scènes d’actions saisissantes mais de toute façon, « Gladiator » est un film à voir absolument !

2. « Blade Runner » (1982) :

Le film : Dans les dernières années du 20e siècle, des milliers d’hommes et de femmes partent à la conquête de l’espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d’esclaves voit le jour : les répliquants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l’être humain. Cependant, suite à une révolte, ces derniers sont peu à peu retirés.

À sa sortie en 1982, le long métrage ne rencontre pas un franc succès financier ni même critique, il faudra attendre sa sortie en VHS pour y voir un certain engouement et une popularisation grandissante. Le film a tellement marqué son temps qu’il est désormais conservé à la bibliothèque du Congrès américain en raison de son importance culturelle sur le mouvement « Cyber-punk ». Une œuvre classée parmi les 100 plus grands films de tous les temps selon l’American Film Institute.

Pourquoi faut-il le voir ? Parce que c’est tout simplement l’un des plus beaux films du monde, éclairé par la splendeur de trois actrices magnifiquement filmées, par un Harrison Ford incroyable de justesse, la lumière palpitante de Jordan Cronenweth, le mixage sonore symphonique de Graham V. Hartstone. La nuit, la pluie, sa référence aux films noirs, l’envoutante partition de Vangelis et bien sûr, le monologue iconique et improvisé du regretté Rutger Hauer.

Une œuvre visionnaire, riche, complexe et poétique à jamais ancrée au panthéon du cinéma.

« Blade Runner » une œuvre existentielle magnifique et inégalée. Le réalisateur britannique va révolutionner la science-fiction et dépeindre une civilisation au bord de l’implosion, qui dans ses derniers instants foisonne de vie.

1.« Alien : Le 8ème passager » (1979) :

Le film : Durant le voyage de retour d’un immense cargo spatial en mission commerciale de routine, ses passagers, cinq hommes et deux femmes plongés en hibernation, sont tirés de leur léthargie dix mois plus tôt que prévu par Mother, l’ordinateur de bord. Ce dernier a en effet capté dans le silence interplanétaire des signaux sonores, et suivant une certaine clause du contrat de navigation, les astronautes sont chargés de prospecter tout indice de vie dans l’espace.

« Alien » est le film qui a définitivement installé Ridley Scott dans les petits papiers des grands studios hollywoodiens.  Avec ce thriller horrifique, Scott inventa le sous-genre SF gore, habilement teinté de suspense et doté d’une tonalité angoissante et révulsante. Une recette gagnante au Box-Office et dans l’imaginaire collectif.

Pourquoi faut-il le voir ? Doit-on vraiment vous convaincre de regarder cette merveille ? Parce que jamais un film de SF n’avait été aussi sombre et horrifiant. Le cinéaste joue avec nos peurs les plus profondes grâce à une mise en scène inspirée et intelligente. La plus grande peur de l’être humain est ce qu’il ne voit pas. Ridley Scott l’a très bien compris et laisse notre imagination créer le monstre de nos cauchemars en ne laissant apparaître qu’une bouche, des dents, une main. Une œuvre claustrophobe, fondatrice, effrayante et sublime.

Un chef d’œuvre de Science-Fiction anxiogène qui reste à jamais gravé dans nos mémoires pour sa formidable créature et l’inoubliable Sigourney Weaver.

A la vue de ce classement, on peut véritablement conclure que Ridley Scott est donc bien un monument du cinéma. Le cinéaste britannique a révolutionné à son niveau l’histoire du Septième Art.  On lui doit deux des plus grands films de Science-Fiction, « Alien » et « Blade Runner », inscrits au panthéon du genre et qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires. 

Même s’il s’est un peu perdu ces derniers temps, la plupart de ses œuvres sont à marquer du sceau de l’excellence et peut-être qu’un jour, un cinéaste sera ébloui devant un de ses films comme ce fut le cas pour lui lorsqu’il regarda « Star Wars » pour la première fois.

NB : Pouvaient aussi être cités :

  • « À armes égales (GI Jane). » (1997)
  • « Les Associés»  (2003)
  • « Mensonges d’État » (2008)
  • « Robin des Bois » (2010)
  • « Prometheus » (2012)
  • « Legend » (1985)

Julien Legrand – Le 30 novembre 2019

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