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Le Bad man et ses chimères

Morbius

Un parfum de mystère planait sur la place qu’allait occuper « Morbius », le nouveau film Marvel de Sony dans le multivers Ce spin-off de « Spider-Man » allait-il trouver sa place et ouvrir de nouvelles perspectives ?

Notre critique qui n’a pas « mordu » à tout ce que le « néo vampire » propose…

Critique « Morbius » (2022) : Le Bad man et ses chimères - ScreenTune
© 2022 Sony Pictures Belgium

Synopsis :

: Atteint d’une maladie extrêmement rare du sang, le biochimiste Michael Morbius expérimente mille techniques pour trouver un traitement afin de se soigner avant une échéance fatale qui se rapproche inexorablement. Déterminé à sauver les nombreuses victimes de cette pathologie, il a développé un sang artificiel qui lui vaut le prix Nobel de chimie mais il s’infecte gravement en s’injectant une fiole expérimentale basée sur les chimères, une forme de chauve-souris vampire…

Michael Morbius, alias « Morbius » est un anti-héros créé par le scénariste Roy Thomas et le dessinateur Gil Kane, le personnage apparaît pour la première fois dans le comic « The Amazing Spider-Man #101 » en octobre 1971.

Critique « Morbius » (2022) : Le Bad man et ses chimères - ScreenTune
© 2022 Sony Pictures Belgium

Comme souvent dans les films de super-héros, c’est la genèse du personnage qui est la plus aboutie. À l’instar des films « Iron Man » ou de « Black Widow », cette construction du personnage est intéressante surtout qu’elle a été considérablement modernisée et affinée par rapport au matériel d’origine. En effet dans les comics, Morbius est un avide consommateur de sang humain dans cette version cinéma il fait tout pour se « contenter » du sang artificiel dont il est l’inventeur. Le préambule de « Morbius » a des petits emprunts à « Batman Begins » de Christopher Nolan à moins que ce soit un hommage (nous vous laissons le choix).

Critique « Morbius » (2022) : Le Bad man et ses chimères - ScreenTune
© 2022 Sony Pictures Belgium

C’est la partie la plus intéressante du film car quand il s’agira d’affronter le méchant car il en fallait un pour offrir au Morbius qu’incarne Jared Leto un semblant de rédemption, on retombe dans un comic caricatural où l’inévitable affrontement s’accompagne d’une débauche de vitres brisées (à faire fantasmer le chiffre d’affaires d’un vitrier), d’immeubles saccagés etc…

Sans rien vous divulgâcher de l’intrigue il faut cependant vous informer que beaucoup d’easter eggs qui étaient entrevus dans les différentes bandes-annonces n’apparaissent pas dans le film ; quant à la place de Morbius dans le Multivers, elle ne semble pas, à ce jour, très définie.

Critique « Morbius » (2022) : Le Bad man et ses chimères - ScreenTune
© 2022 Sony Pictures Belgium

Daniel Espinoza est un réalisateur intéressant ; ses premiers films : « Sécurité rapprochée » (2012) puis le très bon « Enfant 44 » (2015) avec Tom Hardy et Noomi Rapace même si le film n’a pas rencontré le succès public espéré. Le réalisateur suédo-chilien semble vouloir s’attaquer à un nouveau genre après le surprenant « Life : origine inconnue » (2017) porté par Ryan Reynolds et Jake Gyllenhaal, un des meilleurs films de monstre, qui avait réussi l’exploit de se révéler suffisamment surprenant alors qu’il suivait les traces d’« Alien » et de « Gravity » sans que cela lui porte préjudice.

Critique « Morbius » (2022) : Le Bad man et ses chimères - ScreenTune
© 2022 Sony Pictures Belgium

La moyenne des quatre films d’Espinoza était d’environ 6,5/10 mais malgré l’indéniable talent du réalisateur il atteint à peine la moyenne pour celui-ci. Le sujet et le scénario malgré les modernisations déjà citées, ne développent pas une vraie empathie avec ce personnage ; l‘un des plus fascinants mais aussi des plus conflictuels de l’univers Sony Pictures des personnages Marvel. L’Oscarisé Jared Leto ne nous a pas convaincu en antihéros énigmatique qui a bien du mal à assumer son côté vampire. Sur ce point on est loin de Christopher Lee et de son élégant Dracula !

Premier film d’une série ? Il semble évident que « Morbius » n’est qu’un chapitre d’un projet plus vaste…Pas sûr cependant que ce chapitre donnera envie au plus grand nombre … même si les vampires fascinent toujours !

Note : 5,5/10

Un demi-point gagné pour la prestation Adria Arjona, la seule (et lumineuse) présence féminine d’un film un brin crépusculaire. L’actrice portoricaine que nous avions remarquée dans les séries « Person of interest », « Emerald City » et qui reviendra dans la série Star Wars « Andor » dérivée du film « Rogue One » à voir sur Disney+ en 2022.

Sources Photos :

  • © 2022 – Sony Pictures Belgium

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