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« Un temps pour les armes, un temps pour les loups ! »

Black Crab 

Film de guerre dont l’entrée en matière nous renvoie à la terrible actualité ukrainienne, « Crabe Noir » joue l’idée originale du commando de patineurs sur un bras de mer gelé.

Avec Noomi Rapace, en mode combattante, notre critique aux accents forcément militants. 

Critique « Black Crab » (2022) : « Un temps pour les armes, un temps pour les loups ! » - ScreenTune
© 2022 Netflix Inc

Synopsis :

Au cœur d’un hiver rigoureux, six soldats d’une armée exsangue sont convoqués pour une mission secrète. Tels des crabes sur une mer gelée ils devront contourner l’ennemi en patinant dans un archipel glacé pour transporter un mystérieux paquet qui pourrait mettre un terme au conflit. Alors qu’ils pénètrent en territoire hostile, ils n’ont aucune idée ni des dangers ni à qui ils peuvent se fier. Mais pour Caroline Edh, une ancienne patineuse de vitesse devenue soldat, cette mission a un tout autre enjeu …retrouver sa fille ! 

Inspiré d’un premier roman à succès signé il y a vingt ans par Jerker Virdborg, « Black Crab » met en vedette Noomi Rapace (Caroline Edh), Jakob Oftrebo, Aliette Opheim et Dar Salim dans les rôles principaux. Durant presque deux heures (un peu trop long) nous suivons six soldats embarqués dans une mission désespérée. Repoussant leurs limites sur une mer de glace, ils devront décider ce qu’ils sont prêts à sacrifier pour survivre. 

Critique « Black Crab » (2022) : « Un temps pour les armes, un temps pour les loups ! » - ScreenTune
© 2022 Netflix Inc

Février 2022 ; le premier film d’Adam Berg aurait il y a deux mois été étiqueté dystopique sauf que l’agression de l’Ukraine a apporté à ce film de guerre suédois une charge émotionnelle supplémentaire. L’histoire, adaptée d’un roman de 2002 (Svart krabba), est localisée dans un pays nordique non nommé mais où l’on parle la langue de Lisbeth Salander. Le conflit semble s’éterniser depuis plusieurs années entre un ennemi dont on ne sait rien et une armée locale au bord de l’anéantissement.

On a beau se frotter les yeux mais la qualité de cette histoire repose sur les décors suggestifs des premières scènes, train protégé par l’armée, quartier général attaqué, immeubles éventrés par les bombes, soupe populaire, civils déboussolés et à bout. Triste constat ; ce sont les mêmes scènes que les actualités nous proposent aujourd’hui en direct de Kiev, de Marioupol ou d’Odessa. 

Critique « Black Crab » (2022) : « Un temps pour les armes, un temps pour les loups ! » - ScreenTune
© 2022 Netflix Inc

Bénéficiant de très jolis décors naturels qui contribuent à cette ambiance froide et irréaliste, Adam Berg a fait aussi un remarquable travail sur la lumière (avec des explosions dans le lointain). On n’ose penser à ce que ce long métrage aurait pu donner avec davantage de moyens car si cette histoire d’infiltration rappelle par certains aspects « Les canons de Navarone » d’autres plans tout réussis évoquent « Sicario » (2015) ou « Les Fils de l’Homme » (2006).

De bien belles références pour un film de guerre où tout n’est certes pas parfait (scénaristiquement parlant) mais où Noomi Rapace (« Lamb » en 2021) toujours aussi à fleur de peau suscite immédiatement notre empathie. 

Note : 6/10  

Pour Noomi Rapace toujours aussi impliquée et juste dans ce rôle de mère devenue soldat malgré elle. Pour l’incroyable prophétie apocalyptique que constitue ce film réalisé avant que l’improbable réalité ne rattrape la fiction… 

Yves Legrand – Le 23 mars  2022

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