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Une franchise en chute libre.

La chute du président

Chez ScreenTune, on aime bien vous faire participer sans vous gâcher la surprise à nos découvertes. Aussi nous vous prévenons tout de suite il y a un préambule à vous farcir avant d’aller voir le troisième opus de la franchise « Fallen », regardez « La chute de la Maison Blanche » et « La chute de Londres » après quoi vous pourrez aller vous passionner pour « Angel is fallen » de son titre original.                  

Synopsis :

Mike Banning ,agent de la sécurité du Président, se retrouve principal accusé d’une tentative d’assassinat envers le président américain Allan Trumbull. Il  s’échappe et devient le fugitif le plus recherché des USA. Pourchassé par le FBI, il  recherche l’identité de celui qui menace la vie du président...La suite à l’écran.

Troisième opus donc de la franchise avec toujours Gérald Butler et Morgan Freeman sans Aaron Eckhart mais avec la belle surprise Nick Nolte en papa Banning. Voir ce personnage mi-ours, mi-père Noël marmonner son texte se dérider puis légèrement s’apprivoiser pour enfin se ridiculiser dans la scène post-générique est peut-être le seul élément intéressant de ce troisième film qui s’essouffle inéluctablement.

Le cinéaste Ric Roman Waugh moins en forme que sur ses films précédents « Snitch » et « Shot Caller » conserve ses tons sombres habituels faits de noirs et de gris et maîtrise son sujet (en ancien cascadeur) mais sans rien révéler de transcendant.

C’est donc aux acteurs de faire le job et si Morgan Freeman 20 ans après « Deep Impact » rejoue un président des Etats-Unis, y allant de ses propos humanistes appuyés et moralisateurs (bien loin des gesticulations de l’actuel réel locataire) ; c’est Nick Nolte qui vous fera sourire en papa indigne retranché dans ses montagnes.

A l’heure où beaucoup de films d’action versent dans la parodie (« John Wick 3 », « Hobbs & Shaw », « Cold Pursuit »), ici on opte pour le premier degré et un style qui a vécu. Trop sérieux et trop classique cet épisode, même s’il n’est pas le pire du triptyque n’est guère moins prévisible que le récent « Anna ».

Au final un film de série B sans révélations spectaculaires, au scénario convenu et sans munitions pour faire un feu d’artifice au Box-Office.

Note : 5,5/10

Yves Legrand  – Le 25 août 2019

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