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Epouseriez-vous une femme au premier regard ?

The story of my wife

« The Story of my Wife »,  présenté par la  multi récompensée réalisatrice hongroise, Ildiko Enyedi au Festival de Cannes 2021, est porté par le remarquable duo formé par Léa Seydoux et Gijs Naber.

Notre avis sur les errements d’un couple en déliquescence.

Critique « The story of my wife » (2022) : Epouseriez-vous une femme au premier regard ? - ScreenTune
© 2022 September Film

Synopsis :

1920. Jacob  Störr (Gijs Naber)., est le capitaine néerlandais d’un cargo. Lizzy ( Léa Seydoux) est une mondaine parisienne. Un soir , Jacob fait le pari avec un ami, d’épouser la première femme qui franchira le seuil du café dans lequel ils se trouvent… et Lizzy entre : elle est libre, mystérieuse et insaisissable. Leur idylle devient réalité : ils sont amoureux… mais bientôt les doutes rongent Jacob qui devient de plus en plus jaloux de sa femme fantasque… Se crée alors un jeu malsain d’attraction et de répulsion, d’amour et de haine… Pourront-ils surmonter les désillusions, les crises, les peurs, et lâcher prise par rapport à l’emprise sur l’autre ?

Ce film raconte les amours tumultueuses d’un couple formé sur base d’un pari. A ce jeu dangereux…lequel va gagner… ou pas ?
« The story of my wife » est le nouveau film de  Ildiko Enyedi, adapté du roman  de Milan Füst, auteur  hongrois, édité en 1942.
Co-production européenne oblige, le long métrage a été tourné à Malte pour évoquer l’Italie, à Budapest et à Hambourg, son célèbre port et les canaux avoisinants. Marcel Rév, directeur de la photo, a choisi une esthétique épurée, quasi  transparente mais si certains plans semblent en apparence faciles,les jeux d’éclairage, les tons dorés choisis lui confèrent une atmosphère particulière.
La réalisatrice hongroise, Ildiko Enyedi (Caméra d’or au Festival de Cannes en 1989 pour « Mon xxème siècle »)  et Lion d’Or à Berlin pour son film « Corps et âme »(2017) également nommé aux Oscars dans la catégorie du Meilleur film étranger. Ildikó Enyedi enseigne à l’Université du cinéma et des arts du théâtre de Budapest.

Le couple formé par Léa Seydoux et Gijs Naber est remarquable . Elle est une femme pleine de mystère, tantôt  intrigante tantôt rayonnante mais surtout séduisante à la folie.
 Lui (Gijs Naber) incarne à merveille cet officier de marine, protestant, honnête et  droit, qui s’éprend d’une inconnue devenue sa femme par défi. Peu à peu, il est rongé de jalousie; suspicieux, il abandonne son cargo pour un travail administratif afin de rester auprès d’elle.

Les non-dits sont nombreux et le doute gangrène progressivement le couple faisant osciller  les sentiments entre l’amour et la détestation. L’équilibre est lentement rompu  entraînant inéluctablement les deux amants vers la dissolution de leurs illusions.

Le film souffre de son académisme de bon aloi et de sa longueur. Il n’a pas l’élégance qu’aurait peut-être pu lui conférer un Visconti ou un James Ivory et se regarde finalement sans grande émotion.

Note : 6/10  

Un long -métrage qui souffre d’une durée excessive (presque 3 heures)  mais cela permet  une analyse en profondeur des caractères.

Une histoire d’amour toute en nuances et en émotions… En effet, qui n’a pas ressenti ces sentiments de joie immense, suivis de doutes, de tourments, passant de l’adoration aveugle à un profond désarroi. Développé en 7 chapitres, chacun étant une nouvelle leçon qui nous offre une autre perception de notre propre vécu…

On pouvait attendre mieux des performances de Louis Garrel (Totems) et Léa Seydoux au contraire des belles prestations de Gijs Naber et de , savoureux en  docker voyou devenu un milliardaire véreux. 

Yves Legrand– Le 23 août 2022

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