
Critique « Morbius » (2022) : Le Bad man et ses chimères
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Ben non ! Le nouveau Peele est un OVNI.
Jordan Peele , réalisateur des récents « Us » (2019) et « Get out » (2017) continue à nous offrir des scénarii originaux et son dernier opus ne fait pas exception.
Notre critique va tenter, sans rien divulgâcher, de cerner les mérites d’une œuvre inclassable…
Synopsis :
Depuis la mort dans d’étranges circonstances de son père , OJ Haywood (Daniel Kaluuya) ,avec l’aide de sa sœur Em (Keke Palmer) , tente par tous les moyens de sauver le ranch familial. Le Haywood’s Hollywood Horses , situé dans un canyon proche d’Hollywood est spécialisé dans le dressage de chevaux pour le cinéma et la télévision. Durant le tournage d’une pub il se montre incapable d’assurer la sécurité sur le plateau et se fait renvoyer. Acculé, le jeune homme n’a pas d’autre choix que de se séparer, un par un, des chevaux de son père. Il vend notamment son précieux Lucky à « Jupe » Park (Steven Yeun), ancien enfant acteur qui a ouvert un parc d’attractions consacré au western à côté du ranch… Un soir, OJ et Em sont témoins de l’apparition d’un ovni. Le frère et la sœur se mettent en tête de filmer le phénomène pour vendre les images et ainsi sauver le ranch…
Petit à petit, Jordan Peele, réalisateur afro-américain de 43 ans parvient à se faire un nom à Hollywood et son nouveau film sorti en salles aux USA, il y a trois semaines fait un carton, redonnant le sourire aux exploitants.
Le scénario s’apparente à un film de science -fiction dans la lignée des « Rencontres du troisième type » de Steven Spielberg ou encore de « Signes » de Night Shyamalan mais Peele va plus loin prolongeant son propos en une métaphore sur notre rapport au cinéma et notre avidité pour toute forme de spectacle. Ainsi l’objet non identifié est nommé le « spectateur » par O.J., alors qu’ils essayent par tous les moyens de capturer son image, s’identifiant ainsi à tous ces pseudos paparazzi qui armés d’un smartphone filment à tour de bras n’importe quoi et n’importe qui sans aucune décence…
Pour créer son ambiance faite d’angoisses et de tensions Jordan Peele s’est bien entouré ; son nouveau directeur photo est le néerlando-suédois Hoyte van Hoytema qui travaille avec Christopher Nolan depuis « Dunkerque » et le rappeur Michaels Abels, son compositeur attitré qui a oeuvré à créer cette bande son à la hauteur de l’histoire qu’elle soutient.
Comme souvent chez Peele le chapitre final laisse libre court à votre imagination vagabonde. A l’instar de « Inception » de Christopher Nolan le cliffhanger est devenu un point de friction interprétatif ; cependant nous ne gloserons pas davantage et comme toujours Screentune ne se permettra pas de vous divulgâcher votre madeleine de Proust.
« Nope » est tantôt intimiste tantôt spectaculaire tantôt satire sociale ou film d’horreur .
Une œuvre qui se veut ambitieuse mais qui pêche par une certaine lenteur même si elle émeut par sa description de comment faire du cinéma et l’ingéniosité qu’il faut pour que la magie opère.
Malheureusement ne pas faire des choix clairs n’emporte pas l’adhésion du spectateur. Quant au futur téléspectateur, pas sûr qu’il reste devant sa petite lanterne jusqu’au bout. Privilégiez la salle !
Les Québécois ont traduit « Nope » par « Ben non » et c’est juste car si l’idée paraît bonne ,elle met trop de temps à trouver un rythme et ben non elle ne nous a pas convaincus…
Yves Legrand – Le 27 août 2022
Sources Photos :
© 2022 Universal Studios and Sony Pictures Belgium

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