La dernière valse de Daniel Craig !

Mourir Peut Attendre

Longtemps espéré, James Bond nous revient enfin mais que penser du dernier opus de l’ère Daniel Craig qui quitte le costume de l’agent 007 après de jolis records au Box-office.

Notre critique sans indulgence (sans trop en dire) mais non sans estime. Good Luck Mister Bond !

Critique « Mourir peut attendre » (2021) : La dernière valse de Daniel Craig -ScreenTune
© 2019 DANJAQ, LLC, MGM and Sony Pictures Belgium

Synopsis :

James Bond n’est plus un agent actif et il profite désormais d’une vie tranquille sous le soleil des Pouilles aux côtés de Madeleine Swann (Léa Seydoux). Son répos est cependant de courte durée car Félix Leiter (Jeffrey Wright) l’agent de la CIA vient lui demander de l’aide. Sa mission : se porter au secours d’un scientifique enlevé. Ce dernier va se révéler être un agent double et mener Bond sur la piste de Lyutsifer Safin (Rami Malek), un ennemi particulièrement dangereux.

Ce 25ème opus de la saga Bond aura eu une genèse agitée et une distribution longtemps postposée par la pandémie. Confiée dans un premier temps à Danny Boyle (« Slumdog Millionnaire », « Yesterday »), des divergences artistiques lui feront quitter le navire. La réécriture est confiée à Cary Fukunaga (« True Détective ») Phoebe Waller-Bridge, Neal Purvis, Robert Wade auxquels s’adjoint un temps Paul Haggis qui avait déjà œuvré sur « Casino Royale » et « Quantum of Solace ». Avec des rebondissements en cascade qui vont susciter bien des discussions enflammées auprès des fans ; on peut vous avouer qu’ils se sont appliqués pour offrir à Daniel Craig un final à la hauteur du mythe.

Critique « Mourir peut attendre » (2021) : La dernière valse de Daniel Craig -ScreenTune
Photo by Nicole Dove - © 2019 DANJAQ, LLC, MGM and Sony Pictures Belgium

Comme toujours l’action se développe en plusieurs lieux. De la Jamaïque à Cuba, de la Norvège, au Japon en passant par Londres et Aviemore en Ecosse mais surtout la superbe ville de Matera (personnage incontournable de la série « Imma Tatarani ») et Sapri (transformée en ville fictive rebaptisée Civita Lucana).

Notre héros croise le fer sur un rythme soutenu et dans des décors parmi les plus beaux de la saga, le désormais ex-agent exécute une panoplie de cascades plus spectaculaires les unes que les autres tant en moto qu’en 4×4 ou encore en planeur.

Le réalisateur Cary Joji Fukunaga marie de superbes images aériennes à des plans très réussis de l’Atlantic road (Norvège) ou du Acquedotto Madonna della Stella (Les Pouilles en Italie) soutenus par une bande sonore signée Hans Zimmer assez réussie pour sa première incursion dans le genre.

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Photo by Nicole Dove - © 2019 DANJAQ, LLC, MGM and Sony Pictures Belgium

Au casting outre Daniel Craig, on remarquera Ana de Armas (« Blade Runner 2049 ») avec laquelle il a partagé l’affiche de « A couteaux tirés » dans une prestation de James Bond Girl exceptionnelle ; les excellents et oscarisés Christoph Waltz (« Django Unchained ») et Rami Malek (« Bohemian Rapsody ») ; Lashana Lynch (« Captain Marvel ») et les indéboulonnables « » Ralph Fiennes (« La Liste de Schindler ») ; « » Ben Whishaw et Miss Moneypenney Naomie Harris ou encore la délicieuse petite Mathilde.

Preuve des changements subtils, les personnages secondaires sont plus développés ; « » ne se contente plus de fournir des gadgets, il est proactif et reçoit Bond chez lui à l’instigation de Moneypenny (qui quitte enfin son bureau). « » est plus humain, plus investi ; quant à Bond, il est épaulé par des femmes tout au long de l’intrigue.

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Il y a beaucoup de « plus » dans ce 25ème opus : plus philosophique, plus sentimental certainement. Bond va se recueillir sur la tombe de Vesper Lynd (Eva Green). Plus bavard aussi mais souvent dans l’intention de développer les seconds rôles ou de désamorcer par l’humour des situations explosives.

Critique « Mourir peut attendre » (2021) : La dernière valse de Daniel Craig -ScreenTune
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Daniel Craig peut raccrocher le smoking, il a bien servi sa Majesté, y compris lors des jeux Olympiques de Londres. Il part dans un feu d’artifice. Qui pour lui succéder ? Bond le dit lui-même peut-être pour aider le spectateur à relativiser : « Ce n’est qu’un chiffre ! »

Les films de 007 avec Craig sont marqués par des histoires d’amour qui traversent les longs métrages (Vesper, Madeleine) signe de temps qui changent et d’une plus juste répartition des rôles ; en effet depuis sa retraite le 007 a même été réattribué…. La boucle est bouclée, au propre comme au figuré puisque Craig a été élevé au même rang que son personnage dans la Navy. Longue vie au « Commandeur Craig » …Daniel Craig !

Note : 7,5/10

Yves Legrand– Le 30 septembre 2021

Sources Photos :

  • © 2021 Sony Pictures Belgium

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