
Critique de « Velvet Buzzsaw » (2019) – L’art comptant pour rien
L’art comptant pour rien Velvet Buzzsaw Netflix continue d’attirer les réalisateurs de toutes horizons, après
Clouzot peut dormir tranquille !
« Le Salaire de la peur » réalisé par Julien Leclercq proposé sur Netflix en ce printemps 2024 est déjà la quatrième adaptation du roman de Georges Arnaud (1949).
Notre critique ne va pas trop jouer avec la nitroglycérine…
Synopsis :
: En plein désert, à proximité d’un camp de réfugiés, un puits de pétrole s’embrase. Dépêchant des experts sur place, la compagnie qui exploite le site doit provoquer une explosion du puits de pétrole à l’aide de nitroglycérine. Une équipe de choc est alors envoyée à 800 km de là pour convoyer 200 kg d’explosifs à bord de deux camions. L’équipe a désormais moins de 20 heures pour espérer rejoindre le puits de pétrole tout en parcourant des zones hostiles contrôlées par des rebelles armés.
Nous avons ces derniers temps mis l’accent sur les productions Netflix souvent avec d’intéressantes notes mais passer après des films signés Henri-Georges Clouzot (1953) et William Friedkin (1977) était quasiment mission impossible pour Julien Leclercq un réalisateur dont nous avions plutôt apprécié « Gibraltar » (2013) et « Sentinelle » (2021).
Si le film garde le même titre, la comparaison n’est guère possible sur plusieurs points ; les personnages sont beaucoup plus altruistes (à une exception près) que leurs illustres prédécesseurs (Yves Montand, Charles Vanel) plus motivés par l’appât du gain quant aux dangers, ils dépendent surtout d’intervenants extérieurs et non de l’expédition (puisqu’ici le sable et les dunes du désert remplace les ponts et ornières de la jungle) ce qui rend les scènes de tension plus classiques.
Tout nous a semblé plutôt fade dans cette production, des effets spéciaux bâclés, des explosions réduites à l’état de pétards mouillés et trois acteurs Franck Gastambide, Alban Lenoir et Sofiane Zermani (alias le rappeur Fianso) au jeu quasi réduit à des échanges de regards ténébreux. Ne parlons même pas d’Ana Girardot, confiée à un simple rôle de faire valoir.
Et comme si cela n’était pas suffisant, il y a cette chute de camion intégralement réalisée en effets numériques, en comparaison à la scène finale du « Duel » de Steven Spielberg qui nous avait fait plus d’effet (évidemment la conclusion était mieux amenée).
Une fois n’est pas coutume, nous avons fait un article sur une série B, presque proche du Z mais ce long métrage use et abuse d’artifices éculés (une amourette en péril, une confrontation et une rédemption fraternelle) mais il a un mérite, nous donner envie de revoir une fois encore la palme d’or 1953, histoire de replonger dans cette ambiance poisseuse à nulle autre comparable ; celle où dès que la porte du camion se referme le spectateur comprend que l’inévitable prend la route !
Version quelque peu improbable et catastrophe assurée car ce long métrage n’est ni plus moderne ni davantage décomplexé que l’original et ne risque pas de s’inscrire dans les annales même s’il trouvera peut-être un certain succès sur la plateforme.
Yves Legrand – Le 13 avril 2024
Sources Photos :
© 2024 Netflix

L’art comptant pour rien Velvet Buzzsaw Netflix continue d’attirer les réalisateurs de toutes horizons, après

Après son César du meilleur film pour « La Nuit du 12 », Dominik Moll, au travers d’une enquêtrice de la police des polices, nous plonge dans les potentielles violences commises par les forces de l’ordre dans « Dossier 137 ».
Notre critique ouvre le dossier brûlant sur les émeutes des gilets jaunes !

Un jour Tanguy reviendra et ton monde il changera ! Tanguy, Le Retour Comme l’avait
This website uses cookies. By continuing to use this site, you accept our use of cookies.
