
Critique « JULIE ZWIJGT » (2024) : Un premier long métrage belge qui tient toutes ses promesses
Julie Zwijgt : Un premier long métrage belge de Leonardo van Dijl qui tient toutes ses promesses avec la très prometteuse Tessa Van den Broeck.
Une leçon de résilience !
« Il reste encore demain » (« C’è ancora domani »), devenu un incroyable phénomène de société en Italie et un immense succès public. Premier long-métrage réalisé et interprété par l’actrice-présentatrice-humoriste Paola Cortellesi, le film traite des violences faites aux femmes.
Notre critique vous propose de ne pas remettre votre vision à demain !
Synopsis :
Mariée à Ivano (Valerio Mastandrea), Delia, mère de trois enfants, vit à Rome dans la deuxième moitié des années 40. La ville est alors partagée entre l’espoir né de la Libération et les difficultés matérielles engendrées par la guerre qui vient à peine de s’achever. Face à ce mari autoritaire et violent, Delia ne trouve du réconfort qu’auprès de son amie Marisa (Emanuela Fanelli) avec qui elle partage des moments de légèreté et des confidences intimes. Sa routine morose prend fin au printemps, lorsque toute la famille en émoi s’apprête à célébrer les fiançailles imminentes de leur fille aînée, Marcella. Mais l’arrivée d’une lettre mystérieuse va tout bouleverser et pousser Delia à trouver le courage d’imaginer un avenir meilleur, et pas seulement pour elle-même.
Depuis la pandémie, l’Italie a perdu nombre de spectateurs et vu se fermer tant de salles de cinéma qu’elle n’avait plus connu un tel succès pour un film national, en noir et blanc de surcroît. « Il reste encore demain » a accueilli cinq millions de spectateurs en salle et récolté 32 millions d’euros de recettes depuis sa présentation au festival de Rome 2023, où il a été couronné avec le prix du public et le prix spécial du jury.
« C’è ancora domani », premier long-métrage de l’actrice-humoriste Paola Cortellesi, n’offre rien de révolutionnaire et son histoire s’apparente à une chronique familiale dans l’Italie patriarcale de l’immédiat après-guerre sauf que le film, peu après sa présentation, va cristalliser les préoccupations d’une société moderne où les voix de femmes veulent se faire entendre.
En effet, la mort, un mois après la sortie du film d’une jeune étudiante, tuée par son ex petit ami va résonner dans toute l’Italie et mettre publiquement en évidence les drames liés aux violences faites aux femmes.
Mais le triomphe du film ne doit en aucun cas être rattaché à ce terrible drame. Tout d’abord parce que ce long métrage n’est pas triste, bien au contraire, ensuite parce que Paola Cortellesi l’a conçu et joué dans l’esprit du néoréalisme des grands maîtres italiens (Vittorio De Sica « Le voleur de bicyclette » en 1948) ou Roberto Rossellini « Rome, ville ouverte » en 1945) avec une image en noir et blanc magnifique et un regard particulièrement sincère sur les femmes, car il y a plusieurs portraits de femmes dans cette chronique d’un machisme qu’on qualifiera d’ordinaire : comme le beau-père de Delia le dit à son fils avec simplicité : « Tu ne devrais pas la frapper tous les jours…elle va s’habituer! ».
Delia va essayer de protéger sa fille Marcella (l’excellente Romana Maggiora Vergano) de la violence de son mari Ivano (impressionnante prestation de Valerio Mastandrea qui a plus de 50 films à son actif) et essayer de la pousser dans la bonne direction à l’aube de ses fiançailles qu’elle ne sait comment appréhender…
Nous avions déjà pu apprécier les prestations de Paola Cortellesi dans la série « Petra » ; elle a coécrit ce scénario documenté avec Furio Andreotti et Giulia Calenda et nous offre un long-métrage dans le style néoréaliste sauf qu’elle y a apporté une fantaisie effrontée qui en fait tout le charme.
Si « Il reste encore demain » possède un titre aussi énigmatique, on ne vous en divulgâchera ni le sens ni ses implications…
Une belle surprise sauf pour ceux, dont nous sommes, qui avons déjà pu apprécier Paola Cortellesi sous les traits de Petra Delicado dans les quatre saisons adaptatées des romans de l’écrivaine espagnole Alicia Giménez Bartlett où ses mimiques, son franc parler, son énergie canalisée permettait à la série italienne de se distinguer parmi les nombreuses aventures policières proposées à la TV.
Des points mérités pour les actrices et les personnages qu’elles campent.
Yves Legrand – Le 9 avril 2024
Sources Photos :
© 2024 Athena Films

Julie Zwijgt : Un premier long métrage belge de Leonardo van Dijl qui tient toutes ses promesses avec la très prometteuse Tessa Van den Broeck.

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