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Predator, ce revenant !
Les créatures imaginées par Stan Winston sont de retour avec « Prey » sur Disney+ dans un antépisode qui respecte davantage les codes de l’original que les autres films de la saga « Predator ».
Notre avis sur ce cinquième opus qui a choisi les grandes plaines américaines plutôt que les jungles guatémaltèques comme terrain de chasse !
Synopsis :
Amérique du nord, 1719, en territoire Comanche; Naru, une farouche et brillante guerrière, s’est fixée comme objectif de protéger sa tribu dès qu’un danger menace. Elle découvre que la proie qu’elle traque en ce moment n’est autre qu’un prédateur extraterrestre particulièrement évolué doté d’un armement sophistiqué. Une confrontation aussi perverse que terrifiante s’engage bientôt entre les deux adversaires…Mais qui des deux est la proie (Prey)…ou le chasseur?
Derrière la caméra de ce qu’on peut qualifier de préquelle au « Predator » original , Dan Trachtenberg , un réalisateur talentueux à qui on doit « 10 Cloverfield Lane ». Il nous propose un récit simple, joliment contextualisé dans une nature préservée mais aussi terriblement efficace qui, sans aucun complexe, reprend tout ce qui a fait le succès de l’original en y incorporant une quête initiatique intéressante.
Sorti dans les salles obscures en 1987, « Predator » était la deuxième réalisation de John McTiernan (alors âgé d’à peine 36 ans).
Il signe un mix élégant entre film d’action et d’horreur réalisé avec une habileté magistrale qui va directement intégrer « Predator » dans le cercle restreint des références cinématographiques des années 80 et propulser McTiernan parmi les réalisateurs les plus populaires d’Hollywood tant la perfection et la tension qu’il injecte dans ce petit bijou sont d’une prouesse indéniable.
Clairement cet antépisode (autre terme pour préquelle) revient aux fondamentaux du film de SF mâtiné de fantastique avec une créature venue de l’espace qui affronte d’autres guerriers , les Comanches, un peuple amérindien érigé cette fois en héros de l’histoire ! Un évènement assez rare dans le genre de la science-fiction que pour être souligné mais le réalisateur ne se contente pas d’élever le peuple autochtone au rang de sauveur ; il y ajoute quelques subtiles critiques sur les colonisateurs blancs massacreurs de bisons uniquement pour leur peau et aussi pathétiques dans leur affrontement avec le Predator qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine.
Malheureusement ce massacre de trappeurs graphiquement très bien chorégraphié et sanglant à souhait nous semble artificiel (d’autant que les personnages n’ont pas été développés). Certes il donne des proies au prédateur mais n’a pas l’impact des morts brutales de l’original. En effet dans le film de McTiernan chaque membre du groupe a sa personnalité et en perdre l’un ou l’autre a d’autant plus d’impact sur le spectateur (et sur Dutch) qu’il ne s’y attend pas.
Tous les codes de l’original et toutes les armes novatrices du Yautja sont bien présentes mais si on a parfois l’impression d’un copier-coller de certaines scènes que dire de celle carrément inspirée plan par plan de l’attaque de l’ours dans « The Revenant ». Quand on sait que le projet est dans les cartons de la Fox depuis plusieurs années, on comprend mieux l’intérêt de Disney pour relancer la franchise en surfant sur l’air du temps.
Si le Predator nous revient en grande forme , « Prey » n’est pas aussi cohérent que l’original ; le film donne l’impression étrange de faire coexister une histoire de chasse et d’émancipation féminine et un prédator « parachuté » pour se livrer à sa partie de chasse annuelle… Gageons que la récupération par Disney de la franchise « Predator » (issue du rachat de la Fox) va nous valoir d’autres antépisodes (voir les pétroglyphes du générique de fin) ou d’autres évolutions des Yautjas (race de traqueurs-chasseurs intergalactiques)!
Dans une interview le metteur en scène expliquait que l’indice dans le générique de fin « laisse une porte ouverte à de possibles suites » et d’ajouter « Je pense qu’il y a beaucoup de belles opportunités. »
Un film bien construit à l’ambiance anxiogène devant ce nouveau huis clos à ciel ouvert mais manquant d’interactions entre les personnages au profit de beaucoup de scènes non verbales . Et malheureusement, en dehors de l’action proprement dite, seul le rôle de la jeune comanche (Amber Midthunder vue dans les séries « Légion » et « Roswell New Mexico ») est développé mais sa motivation reste simpliste.
Yves Legrand – Le 13 août 2022
Sources Photos :
© 2022 20th Century Studios

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