
Critique « The Irregulars » (2021) : Des scénarii de qualité assez irrégulière !
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Evocation assassine d’une République agonisante !
Diffusée depuis février 2021 sur Canal+ et bientôt sur Be TV, « Paris Police 1900 » est une série française créée par Fabien Nury déjà auteur de la série « Guyane ». Il porte cette fois son intérêt sur Paris au tournant du Vingtième siècle, une période particulièrement tourmentée pour la France. Une enquête criminelle sert de prétexte à la description d’une société au bord de l’implosion.
Notre avis sur cette reconstitution d’une soi-disant « Belle Epoque » sans vous en divulgâcher le dénouement.
Synopsis
1899, la République Française divisée par « l’affaire Dreyfus » est au bord de l’explosion, prise en étau entre les ligues nationalistes et antisémites et la menace anarchiste. Une malle contenant le cadavre découpé d’une inconnue est découvert dans la Seine .Le jeune inspecteur Antoine Jouin (Jérémie Laheurte découvert dans « La Vie d’Adèle ») va se retrouver au cœur d’une épopée criminelle lourde de terribles secrets d’État…
Si vous espériez, au vu du titre, une version modernisée des « Brigades du Tigre » : Laisser ici tout espoir ! Le titre (assez peu vendeur) de la série de Fabien Nury (à qui l’on doit les scénarios des romans graphiques « Il était une fois en France » et « La Mort de Staline ») ne reflète en rien son contenu d’une profonde noirceur. Le retour annoncé de Dreyfus et l’hypothèse d’une possible réhabilitation exacerbent les haines antisémites attisées par les frères Guérin (Hubert Delattre et Anthony Paliotti) et leur mère (Anne Benoît récemment à l’affiche de « Lupin »). Débutée assez trivialement par la mise en scène des circonstances de la mort du Président Félix Faure « des attentions » de sa maîtresse Marguerite Steinheil (Evelyne Brochu), qui lui vaudront le sobriquet de « la pompe funèbre » ; la série va multiplier les petites histoires et innombrables anecdotes qui vont malheureusement ralentir l’énigme historique jamais élucidée et restée dans les annales policières comme « l’affaire de la valise sanglante ».
En huit épisodes violents et plus tourmentés les uns que les autres, Fabien Nury fouille les recoins assez nauséabonds d’une société sans scrupules où les termes « Liberté, Egalité, Fraternité » ne sont valables que pour les frontons des mairies de la capitale. C’est là tout le paradoxe d’une série qui joue trop sur la reconstitution historique (par ailleurs d’excellente facture) au détriment de la solidité et du rythme de son intrigue. Au contraire de la série « Vienna Blood » qui dépeint la société Viennoise mais sans digressions trop élaborées afin de maintenir l’intensité de ses énigmes. De même le choix louable de faire émerger des femmes ; l’avocate Jeanne Chauvin (incarnée par Eugénie Derouand) ; une courtisane-espionne (l’actrice canadienne Évelyne Brochu (« Orphan Black », « Thanksgiving ») et une épouse toxicomane (Valérie Dashwood,) correspond plus à des soucis existentiels de notre époque qu’à un apport judicieux à l’enquête. Quant au casting, il se compose de visages peu connus ou peu identifiables afin de brouiller les pistes sur les enjeux de cette ténébreuse mosaïque.
En appuyant davantage sur la trame sociétale au détriment de l’enquête, le showrunner a raté son objectif. Son choix de multiplier et de développer les portraits de personnages ayant existés et une certaine envie de vouloir y refléter les dérives nationalistes ou populistes actuelles tend à faire oublier qu’il s’agit avant tout d’une fiction et non d’un documentaire historique. Certains choix de mise en scène, certains détails inutiles et une lenteur excessive empêchent « Paris Police 1900 » de pouvoir se comparer à d’autres séries développées dans un contexte historique telles que « Boardwalk Empire », « Vienna Blood » et surtout « Peaky Blinders » qui ont pu capitaliser sur d’excellents premiers rôles et des scénarii plus percutants pour emporter l’adhésion des téléspectateurs.
Espérons que de notables corrections seront apportées dans une saison 2 qui serait déjà programmée.
Note : 5/10
Yves Legrand– Le 11 février 2021
Sources Photos :

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