
Critique « Jojo Rabbit » (2020) : Guerre intérieure
Porté par Scarlett Johansson et Sam Rockwell, « Jojo Rabbit » se veut une fable poétique sur des événements tragiques. Reste à voir si le réalisateur néo-zélandais Taika Waititi a réussi son pari.
« Si j’avais su, j’aurais pas venu ! »
Eric Lartigau, le réalisateur césarisé de « La famille Bélier » nous revient 6 ans après avec un sujet d’actualité lié aux réseaux sociaux. Emmené par un Alain Chabat charismatique, voulez-vous aller avec lui courir l’amour à l’autre bout de la planète ?
Synopsis :
Stéphane mène une vie rangée. Il a hérité du restaurant de son père, deux fils aujourd’hui adultes, une ex-femme, et il tombe amoureux de Soo, une mystérieuse coréenne de 35 ans qu’il a rencontré sur Instagram. Sur un coup de tête, Stéphane décide se rendre à Séoul. Il va passer les jours suivants à la chercher. Rempli d’aventures, son parcours lui permet de s’ouvrir à une autre culture et à se redécouvrir.
Décidément le cinéma français s’est découvert un nouveau terrain de jeu : le numérique. Sans doute à cause des blockbusters américains sortis durant les fêtes, certains films ont-ils été décalés car nous nous retrouvons la même semaine avec « Selfie » et « #JeSuisLà ».
Certes les sujets divergent et se complètent très bien après l’humour décapant de l’un, voici la comédie douce-amère de l’autre. Dans le film de Eric Lartigau, il y a plusieurs sujets superposés en strates comme un mille-feuilles. L’une traite des réseaux sociaux sans que ce soit nécessairement une attaque mais plutôt une critique amère sur les difficultés de communication entre les êtres puisque Stéphane communique mieux (croit-il) avec Soo en Corée qu’avec ses enfants. Une autre strate nous ramène un peu au « Terminal » de Steven Spielberg et même si on est loin de Tom Hanks, c’est assez jouissif de voir Alain Chabat abandonner progressivement sa veine comique pour un personnage plus profond et plus nuancé, grandir enfin et évoluer dans le Séoul Airport.
Au Pays du matin calme, la paix et l’harmonie ne semblent pas un vain mot et Alain Chabat, omniprésent et excellent de bout en bout n’a peut-être pas fait le voyage uniquement pour admirer les cerisiers en fleur.
Il y a des trouvailles intéressantes et beaucoup de sensibilité, de finesse dans ce nouvel opus d’Eric Lartigau mais aussi et sans doute un peu trop de facilités dans la mise en scène.
Note : 6/10
Yves Legrand – Le 7 février 2020

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