
Critique « Yesterday » (2019) : All we need is the Beatles.
All we need is the Beatles Yesterday Les années 60 ont vu l’émergence de certains
Économie du couple.
« Tout était de la faute de mes quatre enfants qui ont ce don quasi magique de faire foirer toutes mes tentatives d’accès au bonheur. »
Dès le début le ton est donné, avec ce monologue en voix off, Yvan Attal, acteur-réalisateur comme pour « Ma femme est une actrice » (2001) et « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » (2004), dont ce film peut se lire comme le troisième épisode, fait le double jeu d’une fiction autobiographique. Poursuivant la projection du couple qu’il forme à la ville comme à l’écran avec Charlotte Gainsbourg, il y ajoute en plus leur fils Ben en fils aîné d’une fratrie qui comprend aussi Panayotis Pascot en cadet surfeur…
La vie du couple Attal-Gainsbourg méritait-elle un troisième opus ? Notre avis sans trop vous gâcher le plaisir d’une soirée ciné.
Synopsis :
Écrivain quinquagénaire ( mais qui n’a plus connu le succès depuis 20 ans) installé sur la côte basque avec sa femme et leurs quatre enfants, Henri se montre de plus en plus amer : son épouse lui parle mal, ses fils et sa fille ne sont que de passage pour lui taper du fric. La découverte surprise dans le jardin d’un énorme chien mal élevé (et c’est un euphémisme) va déclencher la crise : Henri adore l’animal qui écœure tout le monde, et petit à petit, la famille se délite, tous quittant le foyer, tandis que lui s’accroche à son chien…
Critique désillusionnée d’une Américan Way of Life qui avait créé un certain émoi en 1985 le roman de John Fante n’avait jamais fait l’objet d’une adaptation cinématographique et on se demande qui mieux que Yvan Attal pour nous parler de l’usure du temps, du désamour de sa femme et de ses enfants ; lui qui est en couple avec Charlotte depuis trente ans.
Cependant le cynisme atteint des niveaux stratosphériques au bout d’un moment et même si on rit devant le burlesque de certaines situations ; à mi-parcours, la crise conjugale devient une crise personnelle, plus mélancolique, et révèle un être médiocre et très autocentré. Un peu comme le film d’ailleurs, à la fois séduisant et irritant, drôle et lassant à l’image de ce chien stupide et priapique.
« Mon Chien Stupide » est une vraie-fausse ode à la mauvaise foi et au cynisme, le film interpelle avec intelligence le spectateur sur la notion du temps qui passe, du couple et de ses remises en question, du drame de la création avec une dose acceptable de misanthropie.
Note : 5,5/10
Yves Legrand – Le 17 novembre 2019

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