Feel good

The now now par Gorillaz

S’il a fallu attendre environ 7 ans entre « The Fall » (2010) et « Humanz » (2017), le groupe virtuel le plus célèbre du monde ne nous aura pas fait languire plus d’un an avec la sortie récente de « The Now Now » le 29 juin dernier.


C’est après un « Humanz » tout en featuring que le duo composé de Damon Albarn (leader de Blur) et Jamie Hewlett (dessinateur de Tank Girl) reviennent avec un album beaucoup plus intimiste (ainsi qu’avec l’annonce d’une série animée Gorillaz). Avec beaucoup moins de featuring que sur les derniers albums. Dans « The Now Now », seul trois artistes furent invités à participer : George Benson (auteur et compositeur de Jazz), Snoop Dog et Jamie Principle (DJ).

Le résultat est un album beaucoup plus personnel. Gorillaz s’offre ainsi un retour vers ses origines en se présentant comme une satire de l’industrie musicale, tout en servant à Damon Albarn de terrain d’expérimentation dans lequel il peut mélanger les genres musicaux et les sonorités. Chose qu’il ne peut pas faire facilement avec Blur.


Cet album marque la 5ème phase de la backstory de Gorillaz. Notamment avec le remplacement du personnage de Murdock (le bassiste virtuel) par un personnage issu de l’univers des Super nanas (ça ne s’invente pas).
 

 

Comme ses prédécesseurs, « The Now Now » se dote d’une identité propre assez ardue à définir. Avec des sonorités tendant plus vers une pop aux accents funky que vers le hip-hop, cet album se présente comme étant plus léger, plus accessible (c’est particulièrement le cas avec le morceau « Humility ») tout en s’axant plus sur son aspect mélodique. 

« The Now Now » est un album tout en douceur, presque contemplatif qui se laisse écouter et apprivoiser. Ce qui est presque surprenant de la part de Gorillaz.

Et c’est ainsi que l’album nous fera voyager dans les expérimentations musicales d’un des rois de la brit-pop. Passant d’un pur titre de musique pop à un titre plus électro-rock comme le ferait « The Bravery », ou encore nous entraînant dans une ballade avec le titre Idaho. Le tout en conservant une sorte de fil rouge mélodique. Toutefois, si les morceaux varient, il faut admettre que les nuances sont loin d’être flagrantes.

 

Avec ses 11 titres, « The Now Now » est un album doux et facile à écouter, bien plus accessible que « Humanz », et bien plus encore que « The Fall ». Il s’inscrit parfaitement dans la discographie de ce groupe virtuel. Rappelant encore que les albums de Gorillaz ne sont jamais de simples clones et diffèrent énormément les uns des autres avec pour unique constante la voix de Damon Albarn et le travail graphique de Jamie Hewlett. Si ce dernier opus n’est pas celui qui opère les transitions les plus radicales entre ses titres, il n’en reste pas moins un bon album. Mention spéciale à « Tranz » qui fait énormément penser à une version moderne de la période « Demon Days » du groupe..

 

 

Note: 7/10

 

Maxime Févry – 10 juillet 2018

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