Le ciel pour limite…

THE DOG STARS (2026)

Avec « The Dog Stars », le réalisateur Ridley Scott signe une adaptation de « La Constellation du chien »,  roman de Peter Heller, paru en 2012.

Notre avis sur un western post-apocalyptique, reflet d’une fin du monde que les récentes pandémies, sécheresses et incendies ont réactivé… 

Critique « THE DOG STARS » (2026) : Le ciel pour limite… - ScreenTune
© 2026 Disney Benelux - © 2026 20th Century Studios

Synopsis :

Dans un futur proche où une pandémie sans nom a décimé la société, Hig, un pilote (Jacob Elordi) s’est réfugié sur un aérodrome abandonné du Colorado avec son chien Jasper et cohabite avec Bangley (Josh Brolin) un ex-marine à la gâchette facile. Lorsqu’une transmission aléatoire passe par la radio de son vieux Cessna 182 de 1956 , la voix fait naître au plus profond du pilote l’espoir qu’une vie meilleure existe encore,quelque part en dehors de leur périmètre étroitement contrôlé… 

Le roman de Peter Heller perd un peu de son souffle à l’écran

Premier roman de Peter Heller, « la constellation du chien » (« The Dog Stars » en anglais) est un captivant roman d’aventures, riche d’émotions humaines, mais aussi un hymne à la beauté de la nature…

« THE DOG STARS »  le film en respecte l’esprit autant que les grandes lignes, transformant cette odyssée de la dernière chance en un western post-apocalyptique contemplatif. Pourtant l’écriture de Peter Heller franchit difficilement le cap de la pellicule…

Certes Ridley Scott dispose d’un savoir-faire indéniable et les scènes de nature, les vols en Cessna, les reconstitutions d’un Denver post apocalyptique sont parfaits presque documentaires…

 Critique « THE DOG STARS » (2026) - ScreenTune
© 2026 Disney Benelux - © 2026 20th Century Studios

Une apocalypse plus mélancolique que spectaculaire

Les flashbacks du monde d’avant hantent constamment Hig. Chaque souvenir de son épouse, de la civilisation disparue ou d’une vie devenue impossible nourrit un personnage prisonnier de son passé. Face à lui, les faucheurs et les maraudeurs rappellent les figures hostiles de « Je suis une légende » ou de « Postman »(1997)
, dans une Amérique où la loi du plus fort semble avoir définitivement remplacé toute idée de communauté.

Le récit prend véritablement son envol lorsque Hig quitte son aérodrome pour rejoindre Grand Junction. Sa rencontre avec Cima (Margaret Qualley) et son père Pops (Guy Pearce) ouvre enfin le film vers une dimension plus intime… avant qu’un long ventre mou ne vienne malheureusement freiner son élan.

 Critique « THE DOG STARS » (2026) - ScreenTune
© 2026 Disney Benelux - © 2026 20th Century Studios

Ridley Scott filme la survie, pas l’espérance

Après les fresques belliqueuses de Napoléon et Gladiator II, Ridley Scott surprend en privilégiant cette fois la mélancolie au spectaculaire. L

es affrontements contre les gangs de survivants, qu’ils soient à cheval ou lourdement armés, manquent pourtant d’intensité et peinent à installer la tension qu’un tel univers promettait.

C’est finalement dans ses silences que The Dog Stars trouve sa plus belle identité. Plus qu’un film de survie, il dessine une parabole sur une Amérique fracturée, traumatisée et armée jusqu’aux dents, où l’espoir ne tient parfois qu’à une voix captée au détour d’une fréquence radio.

 Critique « THE DOG STARS » (2026) - ScreenTune
© 2026 Disney Benelux - © 2026 20th Century Studios

Jacob Elordi et Josh Brolin portent un monde en ruines

Avec The Dog Stars, Ridley Scott livre un western post-apocalyptique contemplatif porté par un quatuor d’acteurs remarquable et une mise en scène d’une grande beauté.

Si cette adaptation de La Constellation du chien peine à retranscrire toute la profondeur philosophique et l’optimisme discret du roman de Peter Heller, elle demeure une œuvre visuellement fascinante qui interroge notre rapport à la survie, à la mémoire et à l’espérance. 

NOTE :

0 /10

The Dog Stars : notre verdict sur le nouveau Ridley Scott

« Le poids des mots, le choc des photos ! » tel est le slogan de Paris Match, ce n’est malheureusement pas celui de « THE DOG STARS ».

Le film de Ridley Scott  possède d’indéniables qualités visuelles même s’il a été tourné en Italie, aussi bien dans les studios de Cinecittà que dans les montagnes des Dolomites (parfaites doublures des Rocheuses) mais il n’arrive malheureusement pas  à transcrire à l’écran le souffle singulier qui anime le roman pas juste le happy end (qui n’existe que dans l’esprit du lecteur) mais le sens de la vie, l’optimisme… Comme un chien qui, le nez en l’air, cherche dans les étoiles, sa propre constellation…

Le scénario n’obtient pas la moyenne mais grâce à son quatuor d’acteurs, Jacob Elordi, Margaret Qualley, Guy Pearce et Josh Brolin, le western postapocalyptique de Ridley Scott obtient une note correcte. 

Yves Legrand – Le 26 août 2026.

Sources Photos et sources : 

© 2026 Disney benelux

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