
Critique de « Vice » (2019) – Un film qui laisse Bush(bée)
Un film qui laisse Bush(bée) VICE La satire politique est un genre difficile d’accès, beaucoup
Avec « The Bride », Maggie Gyllenhaal revisite Frankenstein dans une œuvre aussi audacieuse que désorientante, où l’ambition visuelle finit par engloutir l’émotion.
Après une carrière de comédienne qui l’a vue, au film d’une bonne quarantaine de films, devenir à la fois une figure de proue du cinéma indépendant (« La secrétaire », « Happy Endings », « Sherrybaby », « Crazy Heart », « Oh My God ! ») et participer à bon nombre de films à vocation plus commerciale (« World Trade Center », « The Dark Knight », « Nanny McPhee et le Big Bang »), Maggie Gyllenhaal réalise en 2021 son premier long-métrage, « The Lost Daughter », avec Olivia Colman, Dakota Johnson, Peter Sarsgaard, Jessie Buckley et Ed Harris, un film qui lui vaut d’entrée le prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise, ainsi qu’une nomination aux Golden Globes et aux Oscars.
Avec sa deuxième réalisation, la cinéaste revisite le mythe de Frankenstein dans sa variante « romantique » en proposant un développement sur les thèmes de la solitude et de l’humanité au travers de la relation qui unit la créature et sa fiancée, créée pour lui tenir compagnie.
Maggie Gyllenhaal rejoint la liste de ceux qui ont exploité cette thématique avant elle, à commencer par James Whale et sa « Fiancée de Frankenstein », interprété par Boris Karloff et Elsa Lanchester en 1935, et plus récemment Franc Roddam pour « La Promise » avec Clancy Brown et Jennifer Beals (mais aussi Sting et Anthony Higgins) en 1985 (on mentionnera aussi pour mémoire le formidable « Frankenstein Junior » de Mel Brooks en 1974, qui comporte de nombreux hommages, sous forme de pastiche, au film de James Whale).
Rongé par la solitude, Frankenstein (Christian Bale) se rend à Chicago dans les années 1930 et demande au Dr. Euphronious (Annette Bening, cinq fois nommée à l’Oscar), scientifique visionnaire, de lui créer une compagne. Ensemble, ils ressuscitent une jeune femme assassinée, et la fiancée prend vie (Jessie Buckley) ! Mais la suite des événements dépasse tout ce que qu’ils auraient pu imaginer : meurtres, possessions, et un couple hors-la-loi qui se retrouve au centre d’un mouvement social radical et débridé, et d’une histoire d’amour passionnelle et tumultueuse !
Si le propos du film porte sur cette affection, cet amour et cette passion (contrariées) qui lie deux êtres hors normes, sur cette intimité née de la rencontre de deux « monstruosités », la production, à l’image léchée (signée Lawrence Sher) et aux décors très travaillés, prend la forme d’une fable baroque aux accents féministes, particulièrement rythmée et spectaculaire, transposée dans le Chicago des années 1930.
L’ambition est là, bien présente. Les moyens techniques également. Toute cette énergie et ce savoir-faire finissent pourtant par se diluer dans une forme fourre-tout, un puzzle chaotique nourri de mélanges de genres (mélodrame, comédie musicale, film noir et d’amour, bien sûr) et d’anachronismes.
Nous restons in fine quelque peu désorientés, perdus dans ce dédale de scènes et d’effets où le fond du propos se dilue, où le récit s’essouffle peu à peu.
Les deux comédiens principaux, Jessie Buckley et Christian Bale, sont au diapason. Ils se démènent, inlassablement, à l’image de leurs personnages, afin de vivre, d’exister, dans un déluge de traits marqués et d’expressionnisme appuyé.
« The Bride » s’avère être et vouloir être tout à la fois. Un film cérébral et sophistiqué, parsemé de fulgurances punk et transgressives. Parfois film d’auteur, parfois film de genre outrancier.
Au final, la forme de ce labyrinthe protéiforme prend le pas sur ce que le film aurait sans doute dû être, un film viscéral qui nous touche, nous bouleverse au plus profond de notre Être, aux confins de nos parts de lumière, mais aussi de nos parts d’ombres, aux contours parfois monstrueux…
Vincent Legros – Le 27 mars 2026.
Sources Photos :
© 2026 Warner Bros

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