Un thriller fou et sanglant  

Plus fort que le Diable (2026)

Dix-huit ans après son dernier long (« HELLO GOODBYE » avec Gérard Depardieu et Fanny Ardant), Graham Guit plonge avec « Plus fort que le diable » dans le film de genre avec ce thriller humoristique déjanté où l’on croise une belle galerie de personnages bien barrés qui vont transformer la paisible existence du couple modèle en un véritable enfer.

Critique « Plus fort que le diable » (2026) : Un thriller fou et sanglant - ScreenTune
© 2026 Rockstone Films - Maverick Films

Synopsis :

Alors qu’il fait la manche sur le parking d’un supermarché, Valentin (Melvil Poupaud) retrouve par hasard son fils Joseph (Harpo Guit), qu’il n’a plus vu depuis une vingtaine d’années. Si Alice (Marine Vacth), la compagne de ce dernier accepte qu’il passe la nuit dans leur superbe demeure, le couple est sans se douter que les retrouvailles familiales vont rapidement dégénérer et les aspirer dans une terrifiante spirale de violence

Entre Quentin Tarantino et Joel Coen : influences assumées 

Le film enchaîne (volontairement) les postulats les plus improbables et les situations les plus absurdes, dans un premier temps, avant de s’accélérer et de vriller vers une suite de séquences de plus en plus sanglantes. Le cinéaste joue la carte de la farce burlesque pour plonger ensuite rapidement dans le thriller horrifique, désamorçant l’ensemble en pimentant son récit d’humour noir ou décalé, lorgnant, selon le prisme, vers les frères Coen ou Tarantino.

Même si l’on est loin de la précision métronomique de ces derniers, le film, très travaillé graphiquement, permet de passer un agréable  moment et d’assister à quelques scènes joyeusement foutraques où les comédiens se débattent avec bonheur.

Critique « Plus fort que le diable » (2026) : Un thriller fou et sanglant - ScreenTune
© 2026 Rockstone Films - Maverick Films

Une galerie de personnages totalement barrés

Melvil Poupaud, fidèle de l’univers de Guit (LE CIEL EST A NOUS, LES KIDNAPPEURS), tire clairement son épingle du jeu. Son incarnation de ce père-sonnage perdu, crade, particulièrement minable et pathétique, lui permet de livrer une très bonne composition où il amène de subtiles variations qui soulignent une perte de repères parfois traversée par de faibles lueurs d’espoirs et d’humanité.

Asia Argento n’est pas en reste, si ce n’est que la lumière semble pour sa part l’avoir définitivement abandonnée, puisqu’elle campe une femme aux aspirations néo-nazies qui kidnappe de jeunes femmes pour le compte d’un couple dégénéré (Julie Chen et l’excellent Maxi Delmenne), qui réalise des snuff movies destinés au dark web, où leurs proies sont réellement sacrifiées sous les pires tortures.

Critique « Plus fort que le diable » (2026) : Un thriller fou et sanglant - ScreenTune
© 2026 Rockstone Films - Maverick Films

Marine Vacth est également très convaincante dans la peau de cette épouse lumineuse et énergique (tranchant particulièrement de son mari lunaire, parfaitement cadré par Harpo Guit), devenue la cible très convoitée de cette galerie criminelle et perverse…

Un joyeux chaos entre polar, comédie et horreur


Tourné en Belgique en 2024, PLUS FORTS QUE LA MORT, présenté au BIFFF en avant-première, est un joyeux bazar, oscillant entre polar, horreur et comédie, un agréable divertissement à déguster sans complexe ni modération…

NOTE :

0 /10

Vincent Legros – Le 11 avril 2026.

Sources Photos : 

© 2026 Maverick Films : https://maverickfilms.fr/films/pfqld/

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