
Critique de « Logan » (2017) – Old man look at my life
On y est avec Logan, c’est la fin d’une belle et longue aventure. La dernière apparition de Hugh Jackman dans la peau du bestial et grincheux Wolverine.
Dans « The Death of Robin Hood », Michael Sarnoski prolonge la légende du célèbre hors-la-loi qui volait aux riches pour donner aux pauvres jusqu’ à sa fin.
Notre critique à lire d’un trait !
Robin des Bois est usé et fatigué. La légende qui a fait de lui un héros sans peur et sans reproche, ne correspond en rien à l’image qu’il a de lui-même: celle d’un pillard et d’un assassin… Au crépuscule de sa vie, rongé par la culpabilité, blessé par ses ennemis, il trouve refuge auprès de l’abbesse Brigid (Jodie Comer, ampoulée) d’un prieuré qui ne connaît pas son tumultueux passé. Là, il rencontre Margaret une fillette orpheline (Faith Delaney, en qui il voit peut-être l’occasion de se racheter.
Robin des Bois a donné lieu à une trentaine de films depuis 1912, incarné , entre autres, par Errol Flynn (1938), un renard chez Disney (1971), Sean Connery (« La rose et la flèche »,1976), Kevin Costner (1991), Russell Crowe (2010) et Taron Egerton (2018) auquel s’ajoute désormais Hugh Jackman (« Logan » en 2017)
« ON L’APPELAIT ROBIN DES BOIS » (ou « The Death of Robin Hood », en version originale) se dévoile sur fond de paysages saisissants d’aridité et de beauté austère (tournés en Irlande du Nord et une photographie de Pat Scola).
Le réalisateur Michael Sarnoski (« Sans un bruit : Jour 1 » en 2024), profite pleinement de ces décors immenses pour s’assurer une mise en scène soignée.
Vieillissant, brisé et rongé par les remords, le Robin des Bois qu’ incarne Hugh Jackman n’a plus rien du héros mythique, brave et droit. Longue chevelure et barbe argentées, mine renfrognée, Robin se décrit comme un monstre et réfute toute forme de noblesse, ruminant les erreurs de son passé violent.
Blessé, il cherche une forme de rédemption auprès de l’abbesse d’un prieuré et se lie d’amitié avec une jeune orpheline…
A l’instar du « Roi nu » ( pièce en deux actes d’Evgueni Schwartz 1934), l’idée de raconter les derniers instants de la vie de Robin des Bois au travers d’un récit qui déstructure le mythe du justicier pourfendeur des riches au profit du peuple pouvait avoir un certain panache.
Pourtant à force de déconstruire son héros sans lui offrir une véritable profondeur émotionnelle, le scénario de Michael Sarnoski finit par rendre son destin tristement quelconque. L’image est volontairement sombre, crépusculaire, les actions violentes, froides (cliniques), brutales et sans véritable affect.
Hugh Jackman livre une performance solide, sombre et brillante, avec un regard aussi perçant qu’une flèche au service d’un personnage tourmenté, un rôle qu’on peut mettre en parallèle avec celui qu’il incarne dans « Logan » (2017) .
122 minutes, qui paraissent une éternité au spectateur, on attend que Sarnoski développe son histoire évoquant les derniers instants du légendaire archer de Sherwood mais confus, inégal et étonnamment froid, le réalisateur peine à susciter l’émotion recherchée et lorsque Robin des Bois pousse son dernier soupir (désolé je ne vous divulgâche rien c’est dans le titre ) c’est dans une relative indifférence.
Avec On l’appelait Robin des Bois, Michael Sarnoski propose une relecture radicale de la légende de Robin Hood en privilégiant la culpabilité, la vieillesse et la rédemption au panache héroïque.
Porté par un Hugh Jackman habité et une photographie somptueuse, le film impressionne davantage par sa puissance visuelle que par son émotion, laissant une œuvre crépusculaire aussi ambitieuse qu’inégale.
Heureusement qu’il y a une nature sauvage magnifique pour sublimer cette sombre aventure.
Trop de violences, pour crédibiliser et renforcer la version du héros qui n’est qu’un criminel notoire… Avec une Jodie Comer (mal utilisée), adepte des saignées.
Michael Sarnoski se plaît tellement à filmer le sang qui s’épanche que les hématophobes risquent de sortir prématurément de la salle… Pas sûr qu’ils perdent au change!
Yves Legrand – Le 31 août 2026.
Sources Photos et sources :
© 2026 The Searchers

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