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Humour noir, sauce coréenne ! 

NO OTHER CHOICE (2026)

Le cinéaste coréen, Park Chan-wook, Prix de la mise en scène à Cannes en 2022 pour « Decision to Leave », revient avec un troublant mélange entre thriller social et comédie noire  intitulé « No Other Choice » (« Aucun autre choix » en vf).

Présenté à la Mostra de Venise 2025 et primé à Toronto, « No Other Choice » confirme la virtuosité de Park Chan-wook.

Notre critique d’un étonnant remake coréen subtil et jouissif !

Critique « NO OTHER CHOICE » (2026) : Humour noir, sauce coréenne ! - ScreenTune
© 2026 Cinéart

Synopsis :

adre dans une papeterie, You Man-su est licencié lorsque l’entreprise à laquelle il a consacré 25 ans de sa vie est restructurée par des Américains qui prétendent n’avoir « aucun autre choix » que de procéder à des licenciements. Man-su n’arrive plus à maintenir le mode de vie bourgeois adopté par sa famille. Il cherche en vain un nouvel emploi, mais lorsqu’il comprend quelques mois plus tard qu’il risque de perdre sa maison – celle de son enfance, qu’il a réussi à racheter à la sueur de son front –, il n’a pas le « choix », croit-il, de mettre en marche un plan aussi draconien que désespéré…

Une nouvelle adaptation du roman The Ax 

Park Chan-wook (« Old Boy » en 2003) a écrit et réalisé une nouvelle adaptation du roman « The Ax » signé Donald E. Westlake (1997), déjà porté à l’ écran en 2005 par Costa-Gavras, sous le titre « Le couperet » avec José Garcia.

Critique « NO OTHER CHOICE » (2026) : Humour noir, sauce coréenne ! - ScreenTune
© 2026 Cinéart

Thriller social et comédie noire à la coréenne

Présenté en compétition officielle à la Mostra de Venise 2025 et prix du public au Festival de Toronto 2025, « Aucun autre choix » (titre français) met  en scène une famille heureuse et unie,  version coréenne où le paraître revêt une grande importance et valorise les signes extérieurs de réussite.

Le réalisateur coréen signe une satire habile de la société au Pays du matin calme et pose, avec un humour grinçant, un regard critique sur la masculinité, sur les dérives du capitalisme moderne à l’ère des nouvelles technologies.

Critique « NO OTHER CHOICE » (2026) : Humour noir, sauce coréenne ! - ScreenTune
© 2026 Cinéart

Byung-Hun Lee face à la violence du déclassement

Au casting , on retrouve Byung-Hun LeeSquid Game ») déjà dirigé par le cinéaste dans JSA Joint « Security Area » en 2000),  à ses côtés l’élégante et multi récompensée actrice Son Ye-JinMy wife got married » en 2008 et « A moment to remember » 2004) mais aussi Park Hee-soon, Cha Seung-won et Yeom Hye-ranThe Boys » 2022).

« No Other Choice » est  visuellement  réussi autant que implacable dans sa narration. Alternant  phases de réflexions à l’image soignée avec des cadrages construits pour capter l’action tant à l’avant-plan qu’à l’ arrière-plan. Park Chan-wook a un genre fétiche, chacun de ses opus est différent du précédent mais sa grammaire cinématographique est impressionnante et ce film ne fait pas exception même s’il tire quelque peu en longueur (2h19). 

Critique « NO OTHER CHOICE » (2026) : Humour noir, sauce coréenne ! - ScreenTune
© 2026 Cinéart

Une satire du capitalisme moderne

Au contraire de productions européennes qui traitent les drames sociaux avec un réalisme quasi documentaire, le réalisateur Sud-coréen a choisi l’humour noir, quasi la farce outrancière comme on la pratiquait sur les tréteaux de la cour du Roi Soleil pour proposer une lecture corrosive mais divertissante de la société sans, pour autant, en nier les travers…  

NOTE :

0 /10

Un film entre Parasite et Le Couperet

Nous avons visionné une version coréenne fort heureusement sous-titrée qui offre certaines spécificités propres à la langue comme les variations de ton parfois rauque parfois plus léger, aussi bien chez les acteurs ou les actrices et met en lumière , par ces accentuations, le côté burlesque voulu par le réalisateur.

Ainsi les actions meurtrières sont d’une violence contenue empreinte de maladresse pathétique. Byung-Hun Lee alterne une composition sérieuse avec moustache à la Clark Gable qu’il rase pour se composer un personnage plus éthéré qui ne supporte pas de perdre son statut social et qui pour garder sa maison et retrouver son bonheur perdu, imagine n’avoir d’autre choix que d’éliminer les concurrents potentiels au poste qu’il convoite…

En cela, cette comédie noire fait penser à « Parasite » de Bong Joon-ho  mais avec une famille qui se trouve à l’autre bout de l’échelle sociale.

Yves Legrand – Le 12 février 2026.

Sources Photos : 

© 2026 Cinéart

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