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Jeunes femmes dans la débrouille !  

Les Filles du Ciel (2026)

Premier long métrage de l’actrice-scénariste Bérangère McNeese, « Les Filles du ciel » s’intéresse à un groupe de jeunes filles un peu en marge de la société qui luttent pour garder leur unité.

Notre critique d’un cocon qui applique le crédo des mousquetaires: Une pour toutes, toutes pour une !

Critique « LES FILLES DU CIEL » (2026): Jeunes femmes dans la débrouille ! - ScreenTune
©KrisDewitte © 2026 Cinéart

Synopsis :

Héloïse (Héloise Volle) n’a nulle part où aller. Elle fait la rencontre de Mallorie (Shirel Nataf ) qui lui propose de l’héberger dans l’appartement qu’elle partage avec Jenna et Mona,deux autres jeunes femmes. Héloïse va y trouver un nouveau foyer et une nouvelle famille. Cependant, leurs blessures passées menacent l’équilibre fragile entre ces femmes en apparence si solides.

Un premier film intime et engagé 

C’est le premier long métrage de la Bruxelloise Bérangère McNeese, actrice et déjà réalisatrice de trois courts-métrages (« Le Sommeil des Amazones » en 2015, « Les Corps Purs » en 2017, « Matriochkas » en 2019 primé aux Magritte).

Pour écrire « Les Filles du ciel » Bérangère McNeese (Daphné Forestier dans la série « HPI »)  a puisé dans sa propre expérience ; des jeunes filles qui, par la force des choses, vivent en colocation et se fabriquent une famille qu’elles appellent « Le Ciel ».

Critique « LES FILLES DU CIEL » (2026): Jeunes femmes dans la débrouille ! - ScreenTune
© 2026 Cinéart

Un réalisme tendre et sans concessions

Le film porte un regard franc, sans concessions, mais emprunt d’une grande tendresse sur un mode de vie marginal, fondé sur une sororité  un peu bancale et fragile.

La réalisatrice porte un regard différent sur chacune des héroïnes montrant en quoi leur relation teste sans cesse sa solidité à l’épreuve de la vie et d’un monde extérieur qui ne leur fait pas les yeux doux.

Critique « LES FILLES DU CIEL » (2026): Jeunes femmes dans la débrouille ! - ScreenTune
©KrisDewitte © 2026 Cinéart

Une distribution juste et habitée

Pour un premier film (présenté à Berlin) Bérangère McNeese a construit un scénario moderne, drôle, quelquefois touchant. Un premier film certes mais avec une technique déjà bien maîtrisée, de facture assez classique mais efficace. Les acteurs épousent parfaitement leur rôle avec une belle complicité entre Héloïse Volle (qui participait déjà au court métrage « Matriochkas »), Mona Berard (« La lutte des classes » en 2019, « Fugueuse » en 2021, « Les Bracelets Rouges »), Yowa-Angélys Tshikaya (« Bistronomia ») Shirel Nataf (« Ma frère » en 2025, « Furies »). Un film prenant dans cette « nouvelle vague » de longs-métrages mettent en avant des personnages féminins passionnants.

NOTE :

0 /10

Un premier film prometteur du cinéma belge

L’histoire de cette petite communauté, on peut aussi parler de tribu de jeunes filles, nous a, lors de la projection ,  directement fait penser à « Dalva »(2022) le film multi récompensé d’Emmanuelle Nicot.

Par son analyse, ses non-dits, son ambiance très féminine, Bérangère McNeese semble prolonger l’évolution d’une jeune fille commencée avec « Dalva » qui ,comme  Héloïse,  doit se reconstruire et envisager un futur…

Un beau film, empreint d’une belle dose d’humanité et de résilience !

Yves Legrand – Le 9 avril 2026.

Sources Photos : 

© 2026 Cinéart

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