Synopsis :
Après cinq siècles de domination sur la Grande-Bretagne, l’Empire romain, chaque jour plus affaibli, abandonne l’île pourtant menacée par les invasions sanguinaires des Saxons.
Avant d’être libéré de ses obligations, Arthur se voit confier une dernière mission. Il doit secourir la belle Guenièvre, torturée pour hérésie. Avec ses chevaliers, il prend conscience qu’ils sont le dernier espoir face au massacre programmé par les Saxons.
Tandis que les chevaliers tentent de conduire le peuple et les nobles à l’abri du Mur d’Hadrien, Arthur doit choisir son destin. S’il s’enfuit, il sera libre ; s’il s’oppose aux légions de Saxons qui s’apprêtent à déferler, il sera certainement tué. Il ignore que sa décision changera le cours de l’Histoire.
La genèse : quand deux visions s’affrontent
À l’origine du projet, une idée pourtant passionnante. Le scénariste David Franzoni, auréolé du succès de « Gladiator » de Ridley Scott s’intéresse à la théorie sarmate, selon laquelle Arthur (Arthurus) aurait été un commandant romano-britannique au Ve siècle, bien loin des châteaux, de la chevalerie et de la magie.
Antoine Fuqua, cinéaste fasciné par la mythologie mais aussi par la violence du réel (« Training Day », « Les Larmes du Soleil »), y voit l’occasion de livrer un péplum crépusculaire, quelque part entre « Braveheart » et « Excalibur ». Jerry Bruckheimer, lui, imagine un blockbuster estival accessible, calibré pour le plus large public possible.
Ce tiraillement va littéralement scinder le film en deux et même le charcuter. À la sortie, Fuqua voit son œuvre amputée d’environ quinze minutes, les batailles édulcorées, la violence atténuée, la narration resserrée. La version cinéma devient un compromis bancal pour offrir plus de projections car une durée de deux heures et 6minutes permet plus de séances et donc plus de rentabilité pour la production.
La director’s cut, plus tardive, révélera enfin le film tel qu’il aurait dû être : plus brutal, plus charnel (le triangle amoureux entre Arthur, Guenièvre et Lancelot), plus cohérent.