
Critique de « Interstellar » (2014) – « Vers l’infini et au-delà ! »
« Interstellar » est un film qui promettait de la science-fiction révolutionnaire et inégalable. Et on peut dire que Christopher Nolan réussit son pari !
En 2006, le monde découvrait le satirique et très drôle « Le Diable s’habille en Prada », devenu légendaire en matière de films sur la mode. Cette comédie américaine jouissive et tranchante réalisée par David Frankel s’offre une suite très médiatisée… 20 ans après !
Notre critique, au contraire de Miranda, n’a pas pris de gants !
Vingt ans après, le magazine Runway est en crise. Miranda Priestly (Meryl Streep), fragilisée par le déclin de la presse et par des troubles de la mémoire, voit son autorité vaciller. Andy Sachs (Anne Hathaway) revient au magazine à un poste clé, tandis qu’Emily Charlton (Emily Blunt), devenue la puissante dirigeante d’un groupe de luxe, contrôle désormais les financements. Entre oublis, rivalités anciennes et rapports de force inversés, le pouvoir change de mains…
La sortie cinéma de la semaine était très attendue et fantasmée !
Retrouver le casting original 20 ans après ,toujours emmené par l’impitoyable Miranda Priestly (Meryl Streep) avait tout pour faire fantasmer une génération de nostalgiques qui s’étaient déjà refaits l’original 4 ou 5 fois.
Dans cette suite, la papesse de la mode est coincée dans un scandale qui affecte les ventes de son magazine Runway alors que la concurrence avec son ancienne secrétaire Emily Charlton (Emily Blunt) fait rage. Pour remonter la pente, elle va trouver de l’aide auprès de son ancienne assistante Andrea « Andy » Sachs (Anne Hathaway), dont elle ne garde aucun souvenir de leur première collaboration houleuse…
Librement adapté du roman de Lauren Weisberger et non de sa suite « La vengeance en Prada », le scénario d’Aline Brosh McKenna est vif, en phase avec l’analyse sur la presse d’aujourd’hui mais aussi caustique et plein d’esprit.
Meryl Streep, Anne Hathaway et Emily Blunt, (sans oublier Stanley Tucci), sont visiblement ravies de se retrouver, elles qui ont considérablement évolué dans leur carrière (et dans leur vie) en 20 ans, et sont toujours formidables dans leur rôle.
Parmi les nouveaux personnages,il y a trois jeunes employés de Runway. Simone Ashley (« Bridgerton ») incarne Amari, l’assistante de Miranda ; Caleb Hearon (« I Used to Be Funny ») interprète Charlie, le deuxième assistant, poste qu’occupait Andy dans le premier film et Helen J. Shen joue Jin, l’assistante d’Andy.
Les costumes époustouflants ne sont pas comme dans le premier volet signés Patricia Field (nommée aux Oscars pour son travail), mais l’œuvre de sa collaboratrice de longue date, Molly Rogers. Anne Hathaway arbore plus de 47 tenues différentes dans le film, dont des pièces Chanel, Louis Vuitton, Tom Ford, Paco Rabanne, Valentino ou Armani Privé.
On y notera des éléments vestimentaires qui risquent de faire fureur bientôt tel le gilet d’homme, le porte-documents plus particulièrement le modèle Métropolitain de la marque Coach., la cravate sans oublier les fameux escarpins Rockstud de Valentino (sortis en 2010).
Quant à la bande-son officielle du film « Le Diable s’habille en Prada 2 », elle est signée du duo inattendu Lady Gaga et Doechii intitulé comme par hasard « Runway ».
Vingt ans après le film culte, « Le Diable s’habille en Prada 2 » réussit son retour avec une suite élégante, drôle et étonnamment actuelle sur le pouvoir, la mode et les médias.
Si le premier film, sorti en 2006, analysait déjà le monde de la mode et des médias, quelques années avant le virage vers le tout numérique (les premiers iphone sortent un an après), cette suite comme le dit notre confrère du Hollywood Reporter, Alex Weprin (sur X) est « une parodie mordante des médias enveloppée dans la haute couture ».
Comme quoi tout tient dans la qualité des coutures !
Comme pour un bon millésime, il est difficile de lui trouver les mêmes qualités 20 ans plus tard.
Si Tucci et Streep enfilent leurs personnages comme d’autres un pyjama, il ne pouvait en être de même pour Blunt et Hathaway qui sont passées de jeunes premières à étoiles confirmées mais la qualité de leurs performances tient aussi à leur sens d’autodérision.
Meryl Streep et Anne Hathaway ont confirmé que les ambitions de ce deuxième opus n’étaient pas de surfer sur la nostalgie des personnages mais bien d’alerter sur la façon dont le journalisme est mis à mal aujourd’hui, gangrené par un flot croissant de fausses informations.
Une suite intéressante, cohérente et qui mérite plus que votre attention bienveillante comme lors d’un défilé de haute couture…
Yves Legrand – Le 28 avril 2026.
Sources Photos :
© 2026 Disney Belgique

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Retour sur « Sicario » de Denis Villeneuve et porté par le trio Emily Blunt, Josh Brolin et Benicio Del Toro.
Sortez les flingues et votre inhalateur car ce film ne vous laissera aucune minute de respiration.

Porté par Tom Cruise et Emily Blunt, « Edge Of Tomorrow » est inspiré du roman japonais « All You Need is Kill » d’Hiroshi Sakurazaka. La critique ici.
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