
Critique de « Glass » (2019) – « Raise Your Glass »
« Raise Your Glass » Glass Une carrière qui avait décollé sous les meilleurs auspices avec « Sixième
Notre doigt dans le culte revient sur les quatre premiers films réalisés adaptés des romans de Jussi Adler-Olsen.
Une occasion pour ceux qui n’auraient ni lu les ouvrages ni vu ces longs métrages de découvrir la saga « Département V » s’impose comme une référence du Nordic Noir, entre enquêtes sombres, personnages brisés et réalisme implacable.
Un must !
Jussi Adler-Olsen, né à Copenhague en 1950, est un écrivain danois qui a, tour à tour, été le guitariste d’un groupe pop, touché la médecine, aux sciences politiques, étudié le cinéma puis les mathématiques.
De 1978 à 1989, il a travaillé comme rédacteur, éditeur et traducteur ou encore transformé son appartement en boutique de BD d’occasion. En 1997, en parallèle à ses activités de directeur dans une société technologique, il publie son premier roman policier, « L’Unité Alphabet » (« Alfabethuset »), qui devient un bestseller. A partir de 2007, il connaît un succès sans précédent avec « les enquêtes du Département V » (« Afdeling Q »), série qui compte actuellement 11 tomes, le dernier Les âmes mortes ne chantent pas (Døde sjæle synger ikke) paraîtra fin mars 2025.
« Miséricorde » (« Kvinden i buret », 2007), le premier tome de la série, est couronné par les prix scandinaves les plus prestigieux, de La Clé de Verre aux Golden Laurels des libraires. « Délivrance » (« Flaskepost fra P », 2009) a reçu le Prix du meilleur Thriller scandinave ainsi que le Prix des libraires Danois. « Dossier 64 » (« Journal 64 », 2010) a réalisé la meilleure vente de livres au Danemark en 2010. « L’Effet Papillon » (« Marco Effekten », 2012) et « Promesse » (« Den grænseløse », 2014) connaissent le même succès en librairie.
Les quatre premiers tomes de « Département V » ont été adaptés au cinéma : « Miséricorde » en 2013, « Profanation » en 2014, « Délivrance » en 2016, « Dossier 64 » en 2018. Deux nouveaux films ont été réalisés depuis « L’effet Papillon » (2021) et « Promesse » (2024) avec un nouveau duo d’acteurs Nikolaj Lie Kaas et Fares Fares ayant cédé leur place à Ulrich Thomsen (Carl Mørck) et Zaki Youssef dans le rôle d’Assad. Les raisons de ce changement seraient liées au désir des producteurs de porter à l’écran tous les romans du département V, ce qui ne correspondrait pas aux emplois du temps des deux acteurs.
Nous n’allons pas analyser en profondeur les différents films ni les comparer aux romans, nous vous conseillons de lire les romans (dans l’ordre chronologique en raison de l’évolution des interactions entre les personnages principaux ) puis de voir les films car les ambiances sont assez différentes et les romans sont plus noirs et introspectifs, le lecteur s’immerge plus (à notre avis) que le spectateur.
« Miséricorde » (« Kvinden i buret »), de Mikkel Nørgaard (2013). Avec Nikolaj Lie Kaas, Fares Fares, Sonja Richter et Mikkel Boe Fölsgaard.
Synopsis :
La vie de l’inspecteur Carl Mørck (Nikolaj Lie Kaas) bascule après une bavure : l’un de ses collègues meurt et son meilleur ami est paralysé. Mis à pied, Carl est désormais chargé d’un nouveau département afin de clôturer et d’archiver les dossiers encore en suspens (de vieilles cold case en quelque sorte). Il est assisté dans sa tâche par Assad (Fares Fares), d’origine syrienne. Rapidement, les deux hommes désobéissent, vont à l’encontre des ordres de leur hiérarchie et décident de rouvrir une enquête jamais résolue : cinq ans plus tôt, une jeune femme politique prometteuse a mystérieusement disparu…
Ainsi dans le livre Miséricorde l’auteur mettait en avant l’humour de situation entre Carl et Assad ainsi que les fautes de langage d’Assad, le film est plus noir à l’instar du café que Carl et Assad boivent à longueur de scènes. Les points forts du film ne sont à chercher ni dans l’intrigue ni dans l’action mais au niveau des personnages car le duo fonctionne et les possibilités d’explorer leurs différences dans les épisodes suivants entre Carl qui n’attend plus rien de la vie et Assad qui aspire à être reconnu comme un vrai policier et non comme un immigré.
Pour les trois premiers films, la production a fait appel à Nikolaj Arcel, scénariste du premier Millénium et par ailleurs réalisateur de « Royal Affair » (2012) nominé à l’oscar du meilleur film étranger.
« Profanation » (« Fasandraeberne »), de Mikkel Nørgaard (2014). Avec Nikolaj Lie Kaas, Fares Fares, David Dencik, Danica Curcic et Johanne Louise Schmidt.
Synopsis:
Le « Département V », avec l’inspecteur Carl Mørck et son assistant, Assad, est spécialisé dans les crimes non résolus. Ils enquêtent cette fois sur une affaire remontant à 1994 : un double-meurtre avait défrayé la chronique. Un jeune homme, ami d’un trio de pensionnaires d’un internat pour jeunesse huppée, avait avoué le crime. Mais le policier chargé alors de l’enquête ne croit pas à cette hypothèse et, vingt ans plus tard, supplie Carl Mørck de rouvrir l’enquête.
Au Danemark, le film devient le plus gros succès au box-office, avec 66 millions de couronnes (environ 8 800 000 euros) de recettes.
Synopsis:
Une bouteille jetée à la mer est repêchée puis oubliée dans un commissariat des Highlands en Écosse. À l’intérieur se trouve un appel au secours, écrit en lettres de sang et en danois. Le message parvient ensuite au Département V de la police de Copenhague, chargé des dossiers non élucidés.
Certainement une des enquêtes les plus étranges et flippantes de l’œuvre de Jussi Adler-Olsen mais un des films qui s’éloigne le plus du matériel original qui décortique avec minutie le fonctionnement des sectes religieuses présentes au Danemark.
Certainement une des enquêtes les plus étranges et flippantes de l’œuvre de Jussi Adler-Olsen mais un des films qui s’éloigne le plus du matériel original et qui décortique avec minutie le fonctionnement des sectes religieuses présentes au Danemark.
Synopsis:
Trois squelettes ont été découverts dans une pièce masquée derrière une cloison dans un vieil appartement inoccupé depuis plus de quinze ans, mais dont le loyer est régulièrement payé… Alors qu’il est sur le point de quitter le Département V, Assad (Fares Fares) et son partenaire l’inspecteur Carl Mørck (Nikolaj Lie Kaas), accompagnés de leur assistante Rose (Johanne Louise Schmidt), font sans doute leur dernière enquête : il s’agit d’une horrible affaire qui remonte aux années 1960 sur l’îlot de Sprogø dans le Grand Belt, lieu d’internement de jeunes femmes supposées asociales, sur lesquelles le docteur Curt Wad pratiquait secrètement des abus sexuels et la stérilisation.
Cet épisode porte un regard sans complaisance sur l’histoire du Danemark et fait écho à de semblables abus commis dans des internats tant au Canada auprès de jeunes autochtones placées que dans d’autres pays.
Avec des moyens supplémentaires , nous aurions pu octroyer un huit mais les producteurs et réalisateurs n’ont pas cherché, et c’est mettre à leur crédit, à enjoliver leurs personnages, à mettre plus d’action; ce qui en fait un Nordic noir dans toute sa profondeur quant aux personnages principaux, leurs faiblesses, leurs qualités humaines à l’instar de Karppi (« DEADWIND ») ou de Lisbet Salander (Millénium) restent à jamais gravées dans votre imaginaire…
Netflix a mis en ligne récemment une série (« les dossiers oubliés ») basée sur « Les Enquêtes du Département V » . La plateforme au N rouge souhaite adapter les œuvres en une série afin d’approfondir les personnages et de développer les intrigues secondaires . Ce projet est porté par Scott Frank (« Le Jeu de la dame ») à la réalisation et à l’écriture. Le détective Carl Mørck est incarné par Matthew Goode (« A Discovery of Witches », « The Offer ») tandis que Alexej Manvelov (Jack Ryan) joue Akram Salim, un ancien policier syrien devenu son adjoint et Leah Byrne (Call the Midwife) serait Rose, une jeune policière cherchant à relancer sa carrière après un passage difficile.
À leurs côtés, encore deux actrices, Chloe Pirrie (Le Jeu de la dame) prendrait le rôle de Merritt Lingard, une procureure ambitieuse traversant une crise personnelle et Kelly MacDonald (Line of Duty) celui de Rachel Irving, une thérapeute.
Tout ce que l’on peut souhaiter à cette production ,c’est de ne pas trop altérer le matériel original et de procéder aussi habilement que pour la série Jack Ryan dans sa réécriture.
On est donc loin d’avoir écrit le mot FIN aux aventures du « Département V » !
P.S. : La série des enquêtes du « Département V », publiée chez Albin Michel depuis 2011 a plusieurs fois été primée aussi à l’international : Grand prix polar des lectrices de Elle 2012 pour Miséricorde, Prix Boréales du polar nordique 2014 pour l’ensemble de la série, Ripper Award en 2015 (prix européen du polar) prix Babelio en 2020 pour Victime 2117, , prix « Laurier d’or » des libraires au Danemark et prix Clé de verre (meilleur polar scandinave) pour Délivrance.
Traduite en plus de 40 langues, cette série best-seller s’est vendue à des millions d’exemplaires dans le monde.
Yves Legrand – Le 6 avril 2026.
Sources Photos :
© 2013-2018 Picturehouse Entertainment UK

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