
Critique : Deadpool 2 – Comment ne pas être un X-Man en 10 leçons.
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Trente ans après le dernier volet, la saga « Y a-t-il un flic… » s’offre un comeback en conservant sa part de burlesque et d’autodérision. Liam Neeson en incarnant Frank Drebin Jr. fait des étincelles en cassant son image.
Y a-t-il quelqu’un… pour lire notre critique ?
Synopsis :
Frank Drebin Jr.(Liam Neeson), fils de Frank Drebin, est lieutenant au LAPD, élimine à lui seul une bande de braqueurs de banque. À son insu, il s’agissait d’une diversion pour voler un gadget appelé « P.L.O.T. Device » dans un coffre-fort. Frank enquête ensuite sur l’accident mortel de l’ingénieur logiciel Simon Davenport.
Au top du box-office dans les années 1980 et 1990 grâce aux comédies du trio Jim Abrahams (1944-2024), David et Jerry Zucker.
Le premier volet sorti en 1988, « Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? », avait conquis le public par ses gags visuels et le rythme effréné de malentendus et autres quiproquos. Vinrent ensuite deux autres films en 1991 et 1994, « Y a-t-il un flic pour sauver le président ? » et « Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? », avec le même succès qui en ont fait des comédies cultes.
Le quatrième volet de la saga voulu par le producteur Seth MacFarlane (« Ted » & « Ted 2 ») et Akiva Schaffer (« Voisins du troisième type ») à la réalisation reste fidèle à ses fondamentaux scatologiques et burlesques. Un parti pris politiquement incorrect dans lequel Liam Neeson révèle une nature comique inattendue, en super flic gaffeur frisant le ridicule.
L’acteur de la saga « Taken » marche sur les traces de Leslie Nielsen (1926-2010 – son père dans le film) dans cette satire désopilante qui renoue avec quantité de gags outranciers et irrévérencieux, comme on a cessé d’en faire à Hollywood depuis bien longtemps.
Un divertissement délirant et décomplexé dans lequel la fibre comique de Liam Neeson s’exprime avec, semble-t-il, une certaine jubilation. Face à lui, la sœur de l’ingénieur assassiné, incarnée par une Pamela Anderson, irrésistible en blonde sulfureuse jouant de tous les clichés (dont certains éculés) de la femme fatale pour mieux les contourner.
Le couple qu’ils forment à l’écran (la scène des amoureux préparant un repas…), prouvent que le glamour n’a pas d’âge et que l’autodérision possède un charme irrésistible !
Pour ce quatrième volet, Seth MacFarlane ( la série « The Orville ») a retrouvé l’esprit du trio originel des réalisateurs Jim Abrahams, Jerry et David Zucker, un humour absurde (dont on est friand ou pas), mélange de loufoque mâtiné d’analyse cinéphilique, d’accélérations burlesques, de crudités débridées alternant obsession sexuelle, pétomanie etc… Le tout agrémenté de gags en arrière-plan nécessitant deux ou trois visions pour tous les apprécier sans oublier le générique de fin truffé de conneries et même d’un authentique test visuel !
On assiste aussi au retour du « running gag » qui consiste à grossir graduellement une situation au fur et à mesure que le film avance … Ici ,sans rien divulgâcher, il tourne autour d’un mug de café !
Pour une fois, bravo aux scénaristes (tous issus du « Saturday Night Live ») Dan Gregor, Doug Mand et au réalisateur Akiva Schaffer, dignes successeurs du trio ZAZ et même si votre serviteur n’avale pas toutes les frasques proposées, vous passerez un bon moment avec cette parodie totalement assumée.
Yves Legrand – Le 15 août 2025.
Sources Photos :
© 2025 Sony Pictures Belgium

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Notre critique tombe donc à pic (si on peut dire) !
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