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Close encounter with an AI !

Tron : Ares (2025)

Troisième opus de la saga après « Tron » (1982) film de SF devenu culte, suivi en 2010 de « Tron : l’héritage »… Quinze ans plus tard, Disney nous propose « Tron : Ares », avec une distribution nouvelle à l’exception de Jeff Bridges, acteur originel de la saga…

Notre critique non codée d’un univers numérique !

Critique « Tron: Ares » (2025) :  Close encounter with an AI ! - ScreenTune
© 2025 Disney Enterprises

Synopsis :

L’étonnante aventure d’un programme hautement sophistiqué du nom d’ Ares, envoyé du monde numérique dans le monde réel pour une mission dangereuse qui marquera la première rencontre de l’humanité avec des êtres dotés d’une intelligence artificielle.

Le premier film était une avancée incroyable pour l’époque : un concepteur de jeux vidéo, Kevin Flynn (Jeff Bridges) était aspiré dans l’univers virtuel qu’il avait créé. Dans  le deuxième « Tron : l’héritage », la disparition de Kevin pousse son fils Sam (Garrett Hedlund) à partir à sa recherche dans le monde digital.

Le postulat de ce troisième opus est à l’opposé :  cette fois, les créatures virtuelles débarquent  dans le monde réel !

Critique « Tron: Ares » (2025) :  Close encounter with an AI ! - ScreenTune
© 2025 Disney Enterprises

Jeune businessman peu scrupuleux, Julian Dillinger (Evan Peters vu dans « Kick-Ass », « American Horror Story ») , petit-fils du concurrent de Kevin Flynn (Jeff Bridges), présente à ses actionnaires : Ares, un soldat du futur, doté de toutes les capacités qu’offrent l’IA.

Toutefois Dillinger se garde de révéler que Ares a  une faille ; une durée de vie limitée, raison pour laquelle il lui faut d’urgence trouver le « code de permanence », une clef informatique susceptible de le rendre immortel…

Cette clef est supposée être en possession d’Encom, la société concurrente, créée par Kevin Flynn, actuellement dirigée par une jeune idéaliste, Eve Kim (Greta Lee vue dans « The morning show ») tout le contraire de Julian Dillinger

Critique « Tron: Ares » (2025) :  Close encounter with an AI ! - ScreenTune
© 2025 Disney Enterprises

C’est le point d’achoppement pour le spectateur ; cette ligne de code (certains l’assimilent à un MacGuffin) qui permet de matérialiser n’importe quoi (à partir de de rien!) sans limite de temps grâce à une sorte d’imprimante 3D géante bafouant toutes les lois de la physique, les programmes  sont interceptables de l’intérieur, la chose étant connectée au serveur en permanence.

Honnêtement, « Tron : Ares » possède une intrigue plus lisible que « Tron : l’héritage » bien plus touffu et sans émotion. La distribution propose de nouveaux personnages Dillinger  est campé par Evan Peters (le serial killer Jeffrey Dahmer dans « Monster » de Ryan Murphy), sa mère, Elizabeth (Gillian Anderson « X Files » & « Sex Education ») en conflit avec lui, Greta Lee (« Spiderman ») est Eve Kim, tandis que Jared Leto (« Blade Runner 2049 » et « Morbius ») incarne l’androïde Ares.

Critique « Tron: Ares » (2025) :  Close encounter with an AI ! - ScreenTune
© 2025 Disney Enterprises

Le réalisateur Joachim Ronning (« Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar » 2017)  rend  hommage au graphisme originel, avec un beau travail esthétique et réussit des scènes d’action traversées par les belles trainées rouges lumineuses caractéristiques de l’univers de « Tron ». Quant à la bande son , signée Nine Inch Nails, elle apporte un plus indéniable à « Tron : Ares ».

Critique « Tron: Ares » (2025) :  Close encounter with an AI ! - ScreenTune
© 2025 Disney Enterprises

Malgré tout, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur l’intérêt ou la nécessité de ce troisième opus si ce n’est l’envie chez les décideurs Disney d’étoffer encore et encore le catalogue de leur plateforme, pousser les spectateurs à revoir les films précédents et, bien sûr, préserver leurs droits…

Raison pour laquelle on a plutôt l’impression d’assister à un recyclage de vieilles recettes cinématographiques usées ou d’un long clip musical déguisé…

NOTE :

0 /10

Les films « Tron » ne sont pas réputés pour être des monuments de réalisme informatique,  plutôt des rêves autour d’un monde digital mais ce dernier explose les limites de l’incrédulité particulièrement quand l’intrigue  sort du cadre de « la grille »  plus rien n’a de sens…

Yves Legrand – Le 9 octobre 2025.

Sources Photos : 

© 2025 Disney benelux

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