
Critique « JULIE ZWIJGT » (2024) : Un premier long métrage belge qui tient toutes ses promesses
Julie Zwijgt : Un premier long métrage belge de Leonardo van Dijl qui tient toutes ses promesses avec la très prometteuse Tessa Van den Broeck.
Un puissant électrochoc, gore et féministe !
En 2018, Coralie Fargeat avait marqué les esprits avec « Revenge », où Matilda Lutz incarne une impitoyable lolita sexy en quête de vengeance, après avoir été laissée pour morte dans une zone désertique de canyons par son amant et ses deux potes, riches chefs d’entreprise quarantenaires, mariés et bons pères de famille, venus, armes à la main, exprimer leur toute puissante virilité pour leur partie de chasse annuelle.
Avec « The Substance », son deuxième long-métrage, la cinéaste monte le curseur au maximum, avec un récit féministe sur notre société où l’apparence des femmes et de leur obligation à rester sexy est trop souvent la règle.
Synopsis :
Avez-vous déjà rêvé d’une meilleure version de vous-même ? Vous devriez essayer ce nouveau produit :
THE SUBSTANCE
Il a changé ma vie. Il permet de générer une autre version de vous-même, plus jeune, plus belle, plus parfaite.
Respectez les instructions :
VOUS ACTIVEZ une seule fois
VOUS STABILISEZ chaque jour
VOUS PERMUTEZ tous les sept jours sans exception.
Il suffit de partager le temps. C’est si simple, qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?
Demi Moore, l’icône des années nonante (« Ghost », « Proposition Indécente », « Harcèlement », « Les Amants du Nouveau Monde », « Striptease ») se met en danger en y incarnant, très brillamment, une actrice vieillissante, ex-star de cinéma devenue vedette d’un show d’aérobic télévisuel, acceptant, après un accident, de prendre une drogue révolutionnaire qui va changer sa vie…
En s’injectant cette substance, elle sera en mesure de générer une version améliorée d’elle-même, jeune et jolie, avec sa propre personnalité. Une expérience cependant soumise à une condition, car elle devra reprendre, tous les sept jours, possession de son ancien corps pour éviter une dégradation irréversible de son apparence…
À ses côtés, la magnifique Margaret Qualley campe le fantasme masculin de manière totalement assumée. La comédienne poursuit avec talent son parcours qui l’a déjà menée dans les univers de Quentin Tarantino (« Once Upon A Time In… Hollywood »), Claire Denis (« Stars at Noon ») ou encore Yórgos Lánthimos (« Pauvres Créatures » et « Kind of Kadness », également présenté à Cannes cette année).
Côté masculin, Dennis Quaid est lui aussi une excellente surprise du film. Celui qui fut un des comédiens phare des années 80 (« L’étoffe des Héros », « Dreamscape », « Enemy », « L’Aventure Intérieure », « Mort à l’arrivée », « Great Balls of Fire ou encore « Coeur de Dragon » et « Fréquence Interdite ») incarne le producteur hypervitaminé du programme télévisuel d’aérobic qui vire le personnage joué par Demi Moore pour la remplacer par une femme beaucoup plus jeune.
Dénonçant le culte de la jeunesse à Hollywood, au cœur d’une industrie obsédée par l’apparence, « The Substance » est un véritable choc visuel qui inclut de multiples effets ultra-gore au fil des expériences monstrueuses qui transforment les corps, d’une façon très cronenbergienne…
Cette plongée aux enfers en version body horror subversif et féministe, dotée d’une esthétique futuriste, est un vrai coup de poing, décapant et transgressif, à sang pour sang !
Vincent Legro vu à Cannes le 20 mai 2024 – Publié le 29 octobre 2024
Sources Photos :
© 2024 Cinéart

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