Little Death is back !

Teenage Sex and Death at Camp Miasma (2026)

Présenté en Ouverture à Cannes de la section Un Certain Regard, « Teenage Sex and Death at Camp Miasma » de Jane Schoenbrun réuni Gillian Anderson et Hannah Einbinder, fait dans une œuvre queer, trans et lesbienne.

Notre critique a osé franchir les portes de Camp Miasma ! 

Critique « TEENAGE SEX AND DEATH AT CAMP MIASMA » (2026) : Little Death is back ! - ScreenTune
© 2026 Cinéart

Synopsis :

Après plusieurs suites bâclées et malgré une fanbase en déclin , Kris (Hannah Einbinder) , une cinéaste queer est engagée pour réaliser un nouvel opus de la franchise d’horreur à succès Camp Miasma.  Fascinée par Billy Preston(Gillian Anderson) , qui y jouait la survivante, Kris se rend chez la mystérieuse actrice qui vit désormais recluse afin de la convaincre de jouer dans son film.. Mais lorsque les deux femmes  se rencontrent, elles se trouvent plongées dans un univers sanglant entremêlant désir, peur et hallucinations…

Un slasher queer à Cannes 2026

« Teenage Sex and Death at Camp Miasma », de la réalisatrice queer  Jane Schoenbrun, était le film d’ouverture de la section « Un certain regard » à Cannes 2026 où il a obtenu la Queer Palm.

Outre les allusions et les références appuyées à Vendredi 13, Jane Schoenbrun cherche ses ses modèles dans des  thrillers où des personnages queer ou trans sont identifiables comme « Psychose », « Dressed to Kill « et « Le Silence des agneaux »…

Critique « TEENAGE SEX AND DEATH AT CAMP MIASMA » (2026) : Little Death is back ! - ScreenTune
© 2026 Cinéart

Gillian Anderson, une survivante hantée par Little Death

Pour  incarner le personnage de Billy, Jane Schoenbrun a fait appel à Gillian Anderson, l’inoubliable Dana Scully. Évoquant Gloria Swanson dans « Sunset Boulevard »,  Billy habite les lieux où Camp Miasma et ses suites ont été tournées.  Selon Billy, Little Death (Jack Haven), tueur de la franchise affublé d’un masque carré  très semblable à une grille de ventilation, vit au fond du lac et sera bientôt de retour…

Il y a beaucoup à dire sur ce personnage que nous ne vous divulgâcherons pas; tout juste nous bornerons nous à évoquer le choix du masque. « Ce genre de slasher devenu emblématique ne pouvait  cependant pas porter un masque de hockey mais il fallait que le masque soit simple tout en étant iconographique » a expliqué la réalisatrice, une justification cohérente même si carré de ventilation donne au personnage un côté grotesque.  

Critique « TEENAGE SEX AND DEATH AT CAMP MIASMA » (2026) : Little Death is back ! - ScreenTune
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Jane Schoenbrun revisite les codes du cinéma d’horreur

Jane Schoenbrun nous invite à réviser notre vision des films d’ horreur de Carrie à Shining en passant par « The Texas Chain Saw Massacre ».. Billy mentionne aussi qu’elle a passé une audition pour « The Burning »,  une piètre copie de « Friday the 13th » plus trash, plus sanglante et plus misogyne, créée par Harvey Weinstein (Tiens , Tiens!) .

Critique « TEENAGE SEX AND DEATH AT CAMP MIASMA » (2026) : Little Death is back ! - ScreenTune
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Un film queer ambitieux mais trop caricatural

Dès la séquence d’introduction qui condense l’historique de la pop culture, « Teenage Sex and Death at Camp Miasma » impressionne quelque peu par sa mise en scène nourrie de surprenantes transitions, de cadrages exagérés et de fondus enchaînés.

Même si ce troisième long-métrage de Jane Schoenbrun, semble le plus abouti de sa carrière, il ne nous a pas complètement convaincu.

Certes la photographie d’Eric K. Yue et la bande originale de d’Alex G. dans laquelle on retrouve  Sade, R.E.M, Counting Crows et Donna Lewis, fonctionnent mais cela ne suffit pas à gonfler notre enthousiasme pour un film qui reste trop chargé en hémoglobine gratuite (un peu trop surdosée) et somme toute, assez caricatural.  

NOTE :

0 /10

Teenage Sex and Death at Camp Miasma : notre verdict

Dans ce registre de film sur un film (ou sur une suite ou remake) je pense que « Coupez ! » (2022) de Michel Hazanavicius  était beaucoup plus original, soigné et jouissif. Quant à savoir si une relation LGBTQ+ est un atout supplémentaire pour le cinéma de genre, ce sera au spectateur de se faire son opinion. Yves Legrand – Le 18 août 2026.
Sources Photos et sources : 

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