
Critique de « A Cure of Life » (2017) : Pas très guérissante cette cure !
Gore Verbinski, auteur il y a 15 ans du remake du film japonais « The Ring » en 2002 revient avec « A Cure For Life », Notre critique
Les réalisateurs Danny et Michael Philippou, le duo derrière le succès de « Talk to Me » – « La Main » vous propose une nouvelle expérience glaçante avec « Substitution » (Bring Her Back).
Nous vous invitons à partager notre malaise.
Synopsis :
Après la mort brutale de leur père, Andy (Billy Barratt) et sa demi-sœur malvoyante Piper (Sora Wong) sont envoyés vivre chez Laura (Sally Hawkins), une femme recluse, récemment endeuillée, qui vit dans une maison isolée avec un jeune garçon silencieux. Laura, toujours hantée par la perte de sa fille, développe une obsession troublante pour Piper. Peu à peu, Andy découvre que leur nouvelle tutrice s’adonne à des rituels occultes et que personne n’est à l’abri que quelque chose se réveille…
« Substitution » (Bring Her Back) se déploie lentement même si dès l’introduction avec ces images télévisées floutées on devine un lien scénaristique avec ce qui nous attend mais les frères Philippou ont construit un récit mortifère qui aborde le deuil et les traumatismes avec une rare violence, particulièrement quand on ne s’y attend pas (vous ne regarderez plus un plan de travail de la même façon croyez-moi !).
Les effets spéciaux signés Tim Riach, les effets visuels de Aden Beaver et des Kojo studios ainsi que le maquillage de Jac et Robert Charlton sont de qualité tout comme la photographie d’Aaron McLisky, qui a également travaillé sur « Talk to Me ».
Avec Bill Hinzman, les frères Philippou ont construit leur suspense fantastique comme une lente dérive autour d’un frère et d’une sœur placés dans une famille d’accueil. Leur mère adoptive, Laura, semble très attentionnée, excessivement gentille, c’est justement cette banalité qui la rend si effrayante. Derrière son sourire se cache un sombre rite et un espoir fou pour lequel elle est prête à tout.
Le film déploie un climat dense, humide, où chaque image semble saturée de non-dits. La pluie, omniprésente, devient un langage à part entière.
Chaque plan glisse un peu plus vers l’inquiétude, chaque silence devient une faille…
Beaucoup de questions que le spectateur se pose, demeurent malgré tout sans réponse mais la tension est constante et le spectateur est dans l’inconfort .
Cependant, que reste-t-il après la vision si ce n’est un indicible malaise.
Vous le savez déjà parmi les chroniqueurs de ScreenTune, votre serviteur n’est pas le plus grand spécialiste du film d’horreur, loin s’en faut.
Que reprocher à « Bring Her Back », si ce n’est un scénario trop prévisible, une utilisation abusive des gros plans qu‘on peut comprendre quand on dispose d’une actrice principale de la qualité de Sally Hawkins capable de jouer de toute la palette des émotions.
Vous le savez nous n’aimons pas divulgâcher une intrigue mais la conclusion du récit ne nous a pas convaincue ; reste une nouvelle performance de Sally Hawkins dans un genre assez différent de « The lost king » ou du fantastique « La forme de l’eau » et les interprétations intéressantes des trois jeunes acteurs Billy Barratt, Sora Wong (dont c’est le premier film) et Jonah Wren Philips.
Yves Legrand – le 17 juin 2025.
Sources Photos :
© 2025 Sony Belgium

Gore Verbinski, auteur il y a 15 ans du remake du film japonais « The Ring » en 2002 revient avec « A Cure For Life », Notre critique

Premier long métrage de Bishal Dutta, un réalisateur indien connu et récompensé une dizaine de fois pour ses nombreux courts-métrages, « It lives inside » prend prétexte d’une entité spécifique à une culture pour tenter de renouveler le genre fantastique.
Notre critique à défaut de vase brise le bocal à Pishacha !

Fede Alvarez s’est forgé une solide réputation dans le cinéma d’horreur avec le très sanglant « Evil Dead » en 2013 et le suffocant « Don’t Breathe » en 2016. Après ces succès, le réalisateur s’attaque à une autre icône du Septième Art : le Xénomorphe de la saga Alien avec « Alien : Romulus ».
Notre critique va tenter de n’exploser aucune cage thoracique !
This website uses cookies. By continuing to use this site, you accept our use of cookies.
