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Allô Maman Bobo

SCREAM 7 (2026)

Et si l’on revenait sur ce septième épisode d’une saga qui a totalement révolutionné le slasher ?

La franchise Scream, qui fête aujourd’hui ses 30 ans, a redéfini les codes du genre en y injectant une dimension méta inédite. Initiée par Wes Craven et Kevin Williamson, elle a imposé un tueur plus humain, loin des figures quasi immortelles de Halloween ou Vendredi 13 et des personnages auxquels le public pouvait réellement s’identifier.

Critique Scream 7 (2026) : Allô Maman Bobo - ScreenTune
© 2025 PARAMOUNT PICTURES

Synopsis :

Sidney Prescott vit sereinement sa vie loin de Woodsboro avec son mari Mark et sa fille Tatum. Mais alors que plusieurs meurtres se produisent, certains fantômes du passé remontent à la surface et risquent bien de changer sa vie à jamais.

Le comeback de Neve Campbell en Sidney Prescott

Pour ce retour sur grand écran, il faut savoir que la production a été des plus désastreuses ce qui ne présageait rien de bon pour le long métrage. Melissa Barrera (héroïne du 5e et 6e opus censée être la nouvelle Sidney Prescott) a été mise à l’écart du projet suite à des prises de position sur le conflit Israélo-Palestinien. Suite à cette décision, le réalisateur Michael Landon et sa complice à l’écran Jenna Ortega décident, en soutien de Barrera, de quitter d’eux même le projet.

« Scream 7 » est donc au plus mal. La Paramount décide donc d’un énième retour aux sources en contactant Kevin Williamson (scénariste des épisodes 1, 2 et 4) pour se charger de la réalisation. Ce dernier n’accepte qu’à la condition que Neve Campbell reprenne sa place centrale en tant que la mythique final girl (terme utilisé dans les films d’horreur parlant de la dernière survivante comme pouvait l’être une Laurie Strode dans « Halloween »).

Critique Scream 7 (2026) : Allô Maman Bobo - ScreenTune
© 2025 PARAMOUNT PICTURES

Une première heure brillante… avant la chute

Campbell était absente du 6e opus pour divergences financières mais est bien de retour pour le nouvel opus…

Bref on dirait que les meubles sont sauvés. Quel est notre avis sur le film ?

Il est difficile d’en parler sans évidemment lâcher l’un ou l’autre spoiler mais nous allons faire un maximum.

Le film est un peu en demi teinte. La scène d’introduction nous ramène à une ambiance qui nous manquait tant dans les derniers opus et surtout une première heure de film qui est absolument géniale et qui va à 100 à l’heure.

Critique Scream 7 (2026) : Allô Maman Bobo - ScreenTune
© 2025 PARAMOUNT PICTURES

Le twist le plus faible de la saga ?

Malheureusement, la deuxième partie s’essouffle, enchaînant des choix scénaristiques discutables et proposant sans doute le killer reveal le plus faible de la saga..

Nous sommes bien loin du premier opus où la tension était palpable à chaque instant en suivant un groupuscule de personnes où absolument tout le monde était suspect. Le film se veut beaucoup plus prévisible qu’il ne devrait l’être et patauge un peu dans la semoule. Petit point positif, la relation mère – fille entre Sidney et Tatum qui est relativement crédible à l’écran et nous offre une scène mémorable lors d’un appel Visio.

Critique Scream 7 (2026) : Allô Maman Bobo - ScreenTune
© 2025 PARAMOUNT PICTURES

Kevin Williamson à la réalisation : pari réussi ?

Côté réalisation, Kevin Williamson signe une mise en scène très académique : champ/contrechamp, plans fixes, découpage classique. Rien de catastrophique, mais rien de mémorable non plus. N’est pas Wes Craven qui veut.

Zone Spoiler !

On nous promettait le retour d’anciens tueurs, notamment celui de Stu Macher (Matthew Lillard). La promesse est tenue… à moitié. Sidney reçoit bien des appels de Stu, mais il ne s’agit en réalité que d’un deepfake généré par IA — unique véritable idée méta du film.

Même procédé pour Mme Loomis et Roman Bridger : leur retour relève également de l’illusion numérique.La joyeuse bande d’adolescent est uniquement là, désolé mais, pour se faire tuer. Il n’y a aucune alchimie dans leurs discussions et il est impossible de s’attacher à l’un ou l’autre mais la question que l’on se pose est plutôt « comment vont ils mourir ? ». Gale Weathers ( Courteney Cox qui est définitivement devenue accro au Botox) a elle aussi un personnage très mineur dans le métrage et est juste là pour lâcher l’une ou l’autre punchline.

Quant au Ghostface, il manque cruellement d’épaisseur. Là où les antagonistes précédents entretenaient toujours un lien personnel avec Sidney, celui-ci apparaît anecdotique, rendant le final particulièrement décevant.

NOTE :

0 /10

30 ans de Scream : que reste-t-il de l’héritage de Wes Craven ?

En conclusion, « Scream 7 » n’est ni un bon opus, ni une catastrophe industrielle. La plupart des meurtres sont plutôt inventifs et le plaisir de retrouver notre Sidney est toujours intact.

Bien meilleur que le 5e et 6e opus, nous somme sur un film qui respecte son cahier des charges mais sans malheureusement ne prendre aucun risque.

Dommage de la part de l’homme derrière le stylo des meilleurs épisodes de la saga.

Nicolas Honoré – Le 4 mars 2026.

Sources Photos : 

© 2026 Paramount – Sony Belgium

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