
Critique de « Hot Fuzz » (2007) : Call the police!
Call the Police! Hot Fuzz Après « Shaun of the dead » en 2004 (pseudo comédie romantique
Dans un futur proche, The Running Man est l’émission numéro un à la télévision : un jeu de survie impitoyable où des candidats, appelés les Runners, doivent échapper pendant 30 jours à des tueurs professionnels, sous l’œil avide d’un public captivé. Chaque jour passé augmente la récompense à la clé — et procure une dose d’adrénaline toujours plus intense. Ben Richards, ouvrier désespéré prêt à tout pour sauver sa fille gravement malade, accepte l’impensable : participer à ce show mortel, poussé par Dan Killian, son producteur aussi charismatique que cruel. Mais personne n’avait prévu que Ben, par sa rage de vivre, son instinct et sa détermination, devienne un véritable héros du peuple… et une menace pour tout le système. Alors que les audiences explosent, le danger monte d’un cran. Ben devra affronter bien plus que les Hunters : il devra faire face à un pays entier accro à le voir tomber.
Quatre décennies se sont écoulées depuis le film original de 1987 avec Arnold Schwarzenegger et Yaphet Kotto ( (007 Vivre et laisser mourir). Edgar Wright, le réalisateur que nous avions apprécié dans « Last Night in Soho » (2021) nous propose une nouvelle adaptation du roman de Stephen King (1982) avec cette fois Glen Powell (« Top Gun : Maverick ») dans la peau de l’homme qui tente de survivre pendant trente jours, en direct à la télévision, afin de gagner un milliard de dollars de quoi obtenir les fonds nécessaires pour sauver sa fille malade…
Pourtant l’émission la plus dangereuse et la plus populaire de l’histoire de télévision est corrompue et truquée. Dans un monde dominé par l’intelligence artificielle, peut-on vraiment croire ce que l’on voit à l’écran ?
« Running Man » débute sur un plan large à l’intérieur d’une usine, la caméra recule jusqu’à révéler le reflet de Ben Richards dans une vitre, qui y va d’une réplique joliment ironique (un peu à la Schwarzenegger): « Je ne suis pas en colère »…
Cette nouvelle version de « Running Man » est brillamment mise en scène et se déroule sur un rythme effréné sans temps mort (mais non sans morts !). Edgar Wright étend la zone du jeu au territoire américain, renforçant dans ses premières séquences le sentiment de paranoïa de son héros où il n’est déjà plus qu’un fantôme, malgré l’espace infini à sa disposition. Edgar Wright sait y faire pour toujours nous pousser en avant et nous empêcher de réfléchir, de nous poser.
De ce point de vue, le but est atteint et la fuite effrénée de Ben rappelle, toutes proportions gardées, les courses de « Forrest Gump »… jusqu’à ce qu’il se pose lui aussi, enfin…
S’il semble manquer de ce charme des années 80 à l’humour décalé, le film du réalisateur de « Hot Fuzz » garde, pour sa part, toujours en tête la désespérante noirceur du livre de Stephen King.
Pour rappel, le film de Wright, « Shaun of the Dead » se terminait déjà sur une télévision, révélant que la menace des zombies s’était transformée en spectacle de télé-réalité…
Edgar Wright revisite « Running Man » avec un cocktail d’action, de satire et de paranoïa. Glen Powell surprend, Stephen King plane, et la critique sociale frappe fort.
Décidément 2025 aura été une année riche pour les adaptations de Stephen King ! « Life of Chuck », « Marche ou crève », « Ça : Bienvenue à Derry », et pour conclure « Running Man »! Il n’y a qu’un mot : fantastique !
« Running Man » est une adaptation plus fidèle au roman mais le bonus c’est que Edgar Wright est parvenu à conserver la patte d’Edgar Wright ; lui permettant d’être à la fois un film d’action et une farce mordante et hilarante, jusqu’à ce qu’on réalise à quel point nous sommes proches de vivre dans un tel chaos.
Glen Powell s’affirme comme une potentielle star de films d’action, il insuffle à Ben Richards courage, cran et compassion, mais on soulignera aussi les performances de Colman Domingo et de Josh Brolin (délicieusement agaçant).
Cependant malgré deux heures de pure adrénaline et une parabole politique non négligeable (ni négligée), la fin ne nous a pas totalement convaincu.
Yves Legrand – Le 17 novembre 2025.
Sources Photos :
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Promenons-nous dans les bois Simetierre On peut dire que la Stephen King mania n’est pas

Nous avions laissé Oz Perkins (le fils du légendaire Anthony (Norman Bates » Perkins) sur l’étrange mais imparfait « LongLegs ». Il revient déjà avec « The Monkey », adaptation d’une nouvelle écrite par Stephen King en 1980. Un retour rapide pour un cinéaste qui continue d’explorer les territoires du genre avec un style bien à lui.
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