Gosling sauve le monde (et nos cœurs)

Projet Dernière Chance (2026)

On rêverait tous d’avoir Ryan Gosling comme meilleur ami. Et un Rocky à la maison.

On avait quitté le duo Phil Lord et Chris Miller avec leurs deux volets de « Jump Street », « La Grande Aventure Lego » et leur licenciement retentissant du film dérivé Solo. Le duo de réalisateurs revient finalement avec l’adaptation du roman d’Andy Weir, « Project Hail Mary » — « Projet Dernière Chance » en français.

Un film de science-fiction à plus de 200 millions de dollars, porté par le génial Ryan Gosling (oui, oui, on l’adore) et Sandra Hüller.
Retour sur l’un des succès surprise de cette année 2026, qui a rapporté plus de 680 millions de dollars à travers le monde.

Un triomphe mérité ? Direction les confins de l’espace pour le découvrir. 

Critique « Projet Dernière Chance » : Gosling sauve le monde (et nos cœurs) - ScreenTune
© 2025 Amazon Content - © 2026 Amazon MGM Studios

Synopsis :

Dans un futur proche, notre soleil est en train de s’éteindre, dévoré par une mystérieuse substance. Simple professeur de sciences dans un collège, Ryland Grace se réveille un jour dans un vaisseau spatial, à des années-lumière de la Terre, sans aucun souvenir de la raison de sa présence. Petit à petit, la mémoire lui revient : Ryland porte sur ses épaules une mission de la plus haute importance pour sauver l’humanité. Heureusement, il ne va pas l’affronter seul.

« Projet Dernière Chance » est réalisé par Phil Lord et Christopher Miller, sur un scénario de Drew Goddard (Cloverfield, Seul Sur Mars, La Cabane dans les Bois). Le film réunit Ryan Gosling dans le rôle de Ryland Grace, Sandra Hüller (Anatomie d’une Chute) dans celui d’Eva Stratt, ainsi que James Ortiz, marionnettiste prêtant vie à l’extraterrestre Rocky.

« Projet Dernière Chance » est l’adaptation d’un roman d’Andy Weir, auteur déjà porté à l’écran par Ridley Scott avec l’excellent « Seul Sur Mars », porté par Matt Damon et déjà scénarisé par le même Drew Goddard. Et de fait, on retrouve ici tous les ingrédients qui avaient fait le succès du premier : un homme isolé, livré à lui-même, qui doit faire preuve d’ingéniosité pour survivre et accomplir sa mission.

Critique « Projet Dernière Chance » : Gosling sauve le monde (et nos cœurs) - ScreenTune
Photo prise par Jonathan Olley/Jonathan Olley - © 2025 Amazon Content

Un space-opera à la croisée de tous les genres

À la croisée des genres, tantôt science-fiction frôlant « Solaris » ou « Sunshine », tantôt buddy-movie ou comédie, tantôt fable existentielle façon « Ad Astra », « Projet Dernière Chance » navigue entre toutes ces variations avec une fraîcheur et une élégance incroyables. On pense aussi, par instants, à « Armageddon », à « E.T. » ou même au « Rencontre du Troisième Type » auquel le film adresse un clin d’œil amusant ; un cocktail de références qui aurait pu sentir le réchauffé, mais que Lord et Miller assemblent avec une intelligence sans faille.

Le film est sorti en salles le 20 mars 2026 et a aussitôt explosé les pronostics : le démarrage domestique s’élevait à 80,6 millions de dollars, le meilleur de l’année à l’époque et un record pour le studio Amazon MGM. Porté par un score Rotten Tomatoes de 95%, le film a confirmé que le public avait toujours soif de bonne science-fiction.

Au global, le film a fini sa course à plus de 677 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 200 millions ; un triomphe pour un film qui n’est ni une suite, ni un reboot, ni tiré d’une franchise existante.

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Photo prise par Jonathan Olley/Jonathan Olley - © 2025 Amazon Content

Ryan Gosling et son talent comique !

C’est grâce, il faut bien l’avouer, au talent de son acteur principal que le film prend toute sa dimension. Ryan Gosling parvient à nous emporter avec lui dans cette aventure spatiale avec une aisance indéniable.

Son talent ne faisait déjà plus aucun doute après sa parodie hilarante du mâle dans « Barbie », ou son jeu subtil et drôle dans « The Nice Guys ». Gosling est un acteur aux multiples facettes, capable de passer du rire à la comédie, puis du drame à l’émotion pure avec une facilité déconcertante ; bien aidé, il faut le dire, par son compère « racaillou » (les fans de Pokémon comprendront la référence).

Son partenaire de jeu, Rocky, l’extraterrestre multi-pattes animé en marionnette par James Ortiz, est de loin l’autre grande réussite du film. Leur amitié, qui se construit à travers la musique, les modèles réduits et un improbable programme de traduction, est le cœur battant du récit et sans doute ce qui arrache le plus de larmes en salle.

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Photo prise par Jonathan Olley/Jonathan Olley - © 2025 Amazon Content

Une photographie et des effets spéciaux à tomber

Porté par des effets spéciaux sublimes et une photographie à couper le souffle, le génie du chef opérateur Greig Fraser ne faisait déjà plus aucun doute depuis « Dune » et « The Batman » ; pourtant « Projet Dernière Chance » est tout aussi beau qu’hypnotisant.

Chaque plan dans le vide spatial respire une ampleur visuelle rare pour ce genre de production, jamais gratuite, toujours au service de l’émotion.

La partition de Daniel Pemberton vient parfaire l’ensemble, oscillant entre grandeur cosmique et tendresse de chambre.

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Photo prise par Jonathan Olley/Jonathan Olley - © 2025 Amazon Content

Le feel-good dont on avait tous besoin

C’est simple : on rit, on pleure, on vibre, on est dépaysé. « Projet Dernière Chance » nous emporte avec lui pendant plus de deux heures pour ne plus jamais nous lâcher.

C’est à la fois tout le talent d’écriture de Weir, celui de Lord et Miller, la transposition habile de Goddard, et bien sûr toute la générosité de jeu de Ryan Gosling qui se rejoignent ici pour offrir un film d’une cohérence rare.

Le film n’est pas exempt de petites facilités scénaristiques ni de raccourcis scientifiques que les puristes pointeront sans doute.

Cependant, on s’en moque, happés par la joliesse de ce récit d’aventure et d’amitié inter-espèces porté par le courage et la bienveillance.

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Photo prise par Jonathan Olley/Jonathan Olley - © 2025 Amazon Content

Une adaptation plus que réussie !

Bref, quel kiff ce fut !

Un sacré bon moment de cinoche, qui confirme que l’on peut encore proposer un blockbuster de science-fiction original, intelligent et profondément humain en 2026.

Lord et Miller signent ici sans doute leur film le plus accompli depuis « La Grande Aventure Lego » et prouvent, une fois encore, qu’ils savent jongler entre les genres sans jamais perdre de vue l’essentiel : l’émotion.

La Note

0 /10

Une note qui reflète tout notre enthousiasme : « Projet Dernière Chance » est la grande et belle surprise de ce début d’année 2026.

Un space-opera généreux, drôle et bouleversant, porté par un Ryan Gosling au sommet et une amitié extraterrestre qui restera dans les mémoires. Foncez.

Sources Photos et sources : 

© 2026 Sony Belgium & © 2026 Amazon MGM Studios

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