
Portrait : John Williams – Le Dernier Jedi.
Les trompettes de « Indiana Jones », les cordes dans « Les Dents de la mer », la musique de l’introduction de « Star Wars »… C’est John Williams !
Notre portrait de ce compositeur hors-norme.
« Primitive War » du réalisateur Luke Sparke se révèle un improbable croisement entre la guerre du Viêtnam et des dinosaures déchaînés.
Notre critique a-t-elle eu la dent dure ?
Synopsis :
En 1968, pendant la guerre du Vietnam, une unité de reconnaissance connue sous le nom de Vulture Squad est envoyée dans une vallée isolée de la jungle pour sauver un peloton de bérets verts portés disparus. Ils découvrent avec stupeur que des dinosaures vivent dans cette vallée. Les grosses bébêtes sont le résultat d’une expérience soviétique qui aurait mal tourné…
« Primitive War » est un film australien réalisé par Luke Sparke basé sur le roman éponyme d’Ethan Pettus (2017), par ailleurs co-scénariste du film. L’intrigue mêlant habilement horreur et science-fiction suit une unité de reconnaissance qui effectue une mission de sauvetage avec en vedette Ryan Kwanten, Tricia Helfer, Nick Wechsler et Jeremy Piven.
Le réalisateur ne s’en cache pas, il a conçu son film comme une hybridation entre « Platoon » et la « Jurassic saga ». Une vraie série B assumée où des soldats d’élite lourdement armés affrontent des dinosaures avides de chair humaine…
La phrase d’accroche du film dévoile nettement ses intentions: « This ain’t no walk in the park » (« Ce n’est pas une balade dans le parc ») amusant clin d’œil à la franchise « Jurassic Park », tant il est clair que le rythme imposé par Luke Sparke est beaucoup plus percutant que celui de la célèbre saga.
Ici, point de fioriture, la confrontation est sanglante, membres arrachés, sang à foison et fusils d’assaut face aux vélociraptors… un film de ouf !
Dans le genre série B sanglante, voir cette petite production australienne (7 millions de budget annoncés) assumer complètement son concept, un brin halluciné, son chaos, son atmosphère gore même si on peut regretter son excès de sérieux se révèle plutôt jouissif et pourrait peut-être inciter d’autres producteurs frileux à se lancer…
Notre titre « La Vallée infernale » se réfère au premier roman de la série Bob Morane écrit par Henri Vernes publié en 1953 dans la collection Marabout Junior aux éditions Gérard et Cie et nous a semblé tout à fait approprié d’autant qu’Henri Vernes a également envoyé Bob Morane au Jurassique dans « la vallée des brontosaures » (1955).
Ce film possède beaucoup de similitudes avec les deux romans précités et se révèle impressionnant de par le résultat obtenu avec un budget clairement limité.
Tout n’est pas parfait mais dans ce type de cinéma, on a vu des productions disposant de plus gros moyens se planter en beauté!
Yves Legrand – Le 6 octobre 2025.
Sources Photos :
© 2025 IMDB

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