
Critique de « Kepler(s) » (2019) – Un pour tous… tous pour un ?
Un pour tous… tous pour un ? Kepler(s) C’est toujours difficile d’expliquer pourquoi il faut regarder
Nouvelle adaptation d’une œuvre d’Agatha Christie avec « Les Septs Cadrans, cette fois sans Miss Marple ou Hercule Poirot. Un « whodunit » quasi centenaire certes, mais modernisé dans ses thèmes et bénéficiant d’un rythme bien soutenu.
Notre critique d’une surprise que la Reine du crime n’aurait pas boudée…
spagne 1920, un homme est piégé dans l’arène de la ville de Ronda … En 1925, dans la somptueuse propriété Chimneys appartenant à Lady Caterham (Helena Bonham Carter) nichée au cœur de la campagne anglaise, louée pour la saison par Sir Oswald (Mark Lewis Jones) et Lady Coote, une grande fête est donnée… Parmi les invités, il y a un groupe de jeunes gens dont Gerry Wade (Corey Mylchreest). Ce dernier a la réputation de dormir jusqu’à midi et d’être impossible à réveiller, raison de la blague que lui font cette nuit-là ses amis. Ils placent huit horloges à divers endroits dans sa chambre, réglées pour sonner à intervalles au petit matin. Le lendemain, la jeune Lorraine le retrouve mort dans son lit, avec du chloral sur la table de nuit, et petit détail qui met le feu aux poudres: sept réveils sont alignés sur la cheminée et le huitième a disparu…
Proposée sur la plateforme au N rouge en ce début janvier 2026, « Seven Dials » a su séduire les abonnés grâce à une ambiance Belle époque et un casting de qualité. Adaptée du roman « Le Mystère des Sept Cadrans » publié en 1929, la mini-série britannique en trois épisodes se dévore facilement en 3 heures.
Tout en restant fidèle au texte d’origine, Chris Chibnall, le créateur de la série « Broadchurch » (2013-17 avec Olivia Colman et Jonathan Bailey), et ancien showrunner de « Doctor Who » s’est autorisé quelques écarts que nous allons vous détailler sans trop vous divulgâcher l’énigme.
La première différence concerne une formule secrète, objet de bien des convoitises. Dans le roman, la formule est le fruit des recherches d’un ingénieur allemand nommé Herr Eberhard, remplacé dans la série par le Dr Cyril Matip, sans que cela altère l’intrigue. Sans doute plus moderne et plus marquante est la restructuration de la famille Caterham.
Dans le livre, Lord Caterham est bien vivant, mais il n’est lié ni aux meurtres ni au complot.
L’adaptation efface ce personnage pour faire porter le poids de l’héritage Caterham, sur sa veuve et sa fille Lady Eileen « Bundle » Brent (Mia McKenna–Bruce, « The Witcher », « Vampire Academy »), une jeune aristocrate convertie en détective amateur.
Enfin, La Société des sept cadrans connaît également une modification. Dans la version Netflix, c’est le défunt père de Bundle qui en était membre, et non Gerry Wade, le premier mort…
La minisérie s’offre un écrin de qualité, de très beaux décors et des costumes choisis. Elle retranscrit assez bien l’atmosphère de l’entre-deux-guerres, quant à sa reconstitution du Londres des années 1930, elle est très réussie même si l’IA a, sans doute, été mise à contribution
Agatha Christie affûte son style.
« Les Sept Cadrans » (titre original : « The Seven Dials Mystery »), que Netflix a renommé Les sept Cadrans d’Agatha Christie, fait partie de ces mystères qu’elle imagina en 1929.
Une période riche en péripéties dans sa prolifique carrière. Elle sort d’une période de crise personnelle, elle a divorcé et développe un nouvel imaginaire. Le « whodunit » (pour « who done it ? ») voit le jour. Bien que les intrigues diffèrent, ce roman prolonge « Le Secret de Chimneys » (écrit en 1925), situé dans les mêmes lieux dans le même cadre et avec cinq personnages communs aux deux romans.
Ainsi « Bundle », la jeune héroïne, y apparaît tout comme le personnage du Superintendant Battle (Martin Freeman), de Scotland Yard, présent lui dans trois autres romans …
« Les Sept Cadrans » est un thriller campé dans son époque, et habilement modernisé. Son casting est de qualité avec un Martin Freeman mi-maladroit, mi-débonnaire, une Helena Bonham Carter égale à elle-même et la dynamique Mia McKenna-Bruce.
Cinquante ans après le décès de la Reine du crime , ses écrits sont toujours aussi inspirants pour le cinéma.
À seulement 28 ans, la petite Mia McKenna-Bruce (1m52) a déjà une belle et longue carrière, nourrie de séries (« Les justicières », « Tracy Beaker returns », « The Witcher », « Vampire Academy », « The Lady »…) mais aussi de films (« How to Have Sex », primé à Cannes en 2023, « The Fence » 2025, « The Beatles » 2028), la comédienne pourrait ne pas se contenter d’une seule apparition dans le rôle de Lady Eileen.
C’est ce que peut laisser présager des dernières scènes des « Sept Cadrans d’Agatha Christie », qui ouvre la porte à de possibles nouvelles aventures, et ce serait mérité tant l’époque et les acteurs tireraient profit d’autres développements…
Yves Legrand – Le 28 janvier 2026
Sources Photos :
© 2026 Netflix

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