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L’homme qui chuchote à l’oreille du Tsar ! 

LE MAGE DU KREMLIN (2026)

Avec « Le Mage du Kremlin », Olivier Assayas propose une plongée dans les arcanes du pouvoir russe,en portant à l’écran le livre de Giuliano da Empoli sur l’éminence grise de Poutine.

Notre critique se glisse derrière l’ombre qui parle au Tsar…

Critique « LE MAGE DU KREMLIN » (2026) :  L'homme qui chuchote à l’oreille du Tsar !
© 2026 The Searchers

Synopsis :

ussie, début des années 1990. Alors que l’Union soviétique s’effondre, le pays oscille entre les promesses de liberté et le chaos. Dans ce contexte tendu, Vadim Baranov (Paul Dano), jeune artiste inconnu devenu producteur d’émissions de téléréalité, prend de l’importance. Le personnage est inspiré de Vladislav Sourkov. Il va peu à peu devenir le spin doctor d’un membre prometteur du FSB, (service ayant succédé au KGB soviétique), Vladimir Poutine (Jude Law). Vadim Baranov participe au développement d’une nouvelle Russie, en travaillant notamment sur ses discours et son image. Mais il ne parvient pas à contrôler une femme nommée Ksenia (Alicia Vikander). Quinze ans plus tard, Vadim Baranov s’est retiré et accepte de se confier sur ces années au pouvoir…

Du roman de Giuliano da Empoli à l’écran 

Le réalisateur français Olivier Assayas ( la série « Carlos » 2010) adapte le roman éponyme de Giuliano da Empoli publié en 2022 (juste avant l’invasion de l’Ukraine).

« Le Mage du Kremlin » analyse l’évolution de la Russie depuis la chute du bloc soviétique et l’élection de Vladimir Poutine, mais ce livre est une analyse rétrospective des conséquences géopolitiques que cette prise de pouvoir a entraînées.
En mêlant réalité et fiction à travers les yeux de son personnage principal, Vadim Baranov, (l’excellent Paul Dano « The Batman » en 2022, « There will be blood » ou encore « Little Miss Sunshine ») énigmatique conseiller aux talents de faiseur de Tsar.

Critique « LE MAGE DU KREMLIN » (2026) :  L'homme qui chuchote à l’oreille du Tsar !
(c) Carole Bethuel -© 2026 The Searchers

Vadim Baranov, l’éminence grise devenue faiseur de Tsar

Le chapitrage s’appuie sur la chronologie des évènements, de la Révolution orange de 2004, à la traque des oligarques infidèles ou à l’annexion de la Crimée, le réalisateur tente de nous faire comprendre les mutations du pays depuis sa prise en main par l’actuel président russe.

Si tout n’est pas parfait dans ce récit de 2h25 au rythme aussi lent qu’une balalaïka, chaque étape importante est marquée du sceau de Vadim Baranov dans les arcanes du pouvoir russe.

Critique « LE MAGE DU KREMLIN » (2026) :  L'homme qui chuchote à l’oreille du Tsar !
(c) Carole Bethuel - © 2026 The Searchers

La fabrication politique de Vladimir Poutine

L’inexorable ascension de Vladimir Poutine ,incarné  par un Jude Law aussi vrai que nature , s’inscrit ici dans un thriller politique assez convenu car tourné quasiment comme un documentaire mais malgré une écriture ampoulée, le film se distingue par quelques répliques bien senties.

Après avoir dressé pendant 40 minutes les raisons objectives de  la chute de l’Union soviétique, c’est l’avènement de la démocratie et la libération des mœurs qui s’avèrent les plus intéressantes.

Critique « LE MAGE DU KREMLIN » (2026) :  L'homme qui chuchote à l’oreille du Tsar !
(c) Carole Bethuel -© 2026 The Searchers

Vadim prend son envol, sa clairvoyance, sa capacité à anticiper l’avenir lui permet de faciliter l’avènement de Vladimir Poutine,  d’asseoir son autorité et de préparer sa reconquête d’une grande Russie…

NOTE :

0 /10

Une fresque ambitieuse mais trop descriptive

En toute honnêteté , on était en droit d’attendre plus d’Olivier Assayas qui semble se complaire dans une longue description d’événements historiques ou supposés sans jamais vraiment s’intéresser à ses protagonistes.

La romance entre Paul Dano et Alicia Vikander se révèle convenue et sans  grande saveur quant à l’implication des personnages et leurs interactions, elles se résument à des complots et  leur lot de trahisons…

Les interprétations de Jude Law et de Paul Dano sauvent le film d’un récit quasi documentaire

Yves Legrand – Le 24 janvier 2026.

Sources Photos : 

© 2026  The Searchers

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