La banlieue de l’horreur !  

La Fin d'Oak Street (2026)

Après « Under the Silver Lake », David Robert Mitchell a attendu huit ans avant de repasser derrière la caméra. Le réalisateur de « It Follows » revient avec une superproduction, mettant en scène Ewan McGregor, Anne Hathaway mais aussi des dinosaures affamés !

Notre critique s’est ouverte les portes du temps et de la banlieue… 

Critique « La fin de Oak Street » (2026) : La banlieue de l’horreur ! - ScreenTune
© 2026 Warner Bros

Synopsis :

Lorsqu’un mystérieux événement cosmique arrache Oak Street à sa paisible banlieue et la transporte vers un lieu inconnu, la famille Platt, désorientée dans ce nouvel environnement hostile, comprend vite qu’il leur faudra rester unis pour survivre. 

David Robert Mitchell transforme la banlieue en Jurassic Park

Le nouveau long-métrage de David Robert Mitchell (« It Follows ») sort en salles ce 12 août. Anne Hathaway et Ewan McGregor y incarnent Denise et Greg Platt, un couple BCBG vivant avec leurs deux enfants Brian et Audrey (Christian Convery et Maisy Stella) dans un charmant pavillon de la rue des Chênes (Oak street en anglais).

Leur quotidien explose brutalement lorsque toute leur rue se retrouve mystérieusement arrachée à son environnement cosi pour être parachutée au cœur d’une jungle du jurassique peuplée de prédateurs géants.

Critique « La fin de Oak Street » (2026) : La banlieue de l’horreur ! - ScreenTune
© 2026 Warner Bros

Un air de production Amblin :

« La Fin d’Oak Street » débute son propos sur les terres bien connues du grand spectacle façon Spielberg récitées comme une leçon d’école,la spécialité de Bad Robots et du producteur J.J. Abrams.

Nous plongeons, bande-son d’époque sur les oreillettes du walkman, dans le décor de la banlieue typique des années 80, des pelouses vertes fraîchement tondues, des  gamins à vélo (comme dans « E.T. ») et deux parents dont la relation semble s’effriter…

Critique « La fin de Oak Street » (2026) : La banlieue de l’horreur ! - ScreenTune
© 2026 Warner Bros

Entre Spielberg, Jurassic Park et The Twilight Zone

Alors qu’elle cartonne au box-office mondial avec « L’Odyssée », Anne Hathaway enchaîne avec un projet hallucinant qui croise la nostalgie pop de « Jurassic Park » et la tension de « Primeval » (« Les portes du temps ») et « The Twilight Zone ».

Anne Hathaway, véritable pilier de La Fin d’Oak Street

Anne Hathaway est absolument géniale dans ce rôle de mère de famille dépassée par l’ampleur du désastre qui frappe à sa porte mais tout à fait consciente qu’elle porte son fragile noyau familial à bout de bras. (Peut-être aussi un peu le film car sans sa prestation…)

Critique « La fin de Oak Street » (2026) : La banlieue de l’horreur ! - ScreenTune
© 2026 Warner Bros

Des dinosaures affamés au cœur d’une banlieue américaine

Pourtant cette aventure familiale qui lorgne autant du côté de « Primitive War » (2025) que de « Jurassic Park : Le Monde Perdu », est en réalité une curieuse anomalie car malgré les importants enjeux familiaux, le réalisateur organise un véritable jeu de massacre dans le quartier, lâchant les archosauriens les plus voraces sur tous les résidents (du plus petit au plus grand) de la paisible banlieue.

Critique « La fin de Oak Street » (2026) : La banlieue de l’horreur ! - ScreenTune
© 2026 Warner Bros

Un spectacle efficace malgré un scénario parfois bancal

« La Fin d’Oak Street » déconcerte par son accumulation de « déjà vu », les dialogues un peu faiblards, les choix incompréhensibles dans un microcosme infesté de dinos et les aberrations du scénario pour ensuite sombrer dans la brutalité et l’épouvante  grâce à des dinosaures particulièrement agressifs et voraces .

Avec un format court et sec de 100 minutes, le film de David Robert Mitchell va  à l’essentiel sans  fioritures ni temps morts.

En outre, il se réapproprie le style Spielberg mariant le grand spectacle de monstres à une étrangeté psychologique vénéneuse et pourrait bien, malgré ses faiblesses indéniables, remplir les salles obscures en août.  

NOTE :

0 /10

La Fin d’Oak Street : une anomalie spectaculaire et sanglante

Le film de David Robert Mitchell est un étrange mélange des genres alternant comédie visuelle et terreur grand public, pas toujours très subtil ni très finement présenté mais qui réserve quelques scènes jubilatoires comme celle avec le plus féroce des dinosaures mais sans en assumer totalement l’issue …

Cependant et c’est à mettre au crédit du réalisateur-scénariste, « La Fin d’Oak Street » ose ce que « Jurassic World : Fallen Kingdom » (2018) n’a pas filmé… la suite de la scène où un vélociraptor fait face à une banlieue pavillonnaire …


A déconseillé en dessous de douze ans et aux amoureux des chiens et des chats en général !

Yves Legrand – Le 14 août 2026.

Sources Photos et sources : 

© 2026 Warner Bros

Vous pourriez aussi aimer :

contact.screentune@gmail.com