
Critique « Primitive War » (2025) : « La vallée infernale »!
« Primitive War » du réalisateur Luke Sparke se révèle un improbable croisement entre la guerre du Viêtnam et des dinosaures déchaînés.
Notre critique a-t-elle eu la dent dure ?
Après « Under the Silver Lake », David Robert Mitchell a attendu huit ans avant de repasser derrière la caméra. Le réalisateur de « It Follows » revient avec une superproduction, mettant en scène Ewan McGregor, Anne Hathaway mais aussi des dinosaures affamés !
Notre critique s’est ouverte les portes du temps et de la banlieue…
Lorsqu’un mystérieux événement cosmique arrache Oak Street à sa paisible banlieue et la transporte vers un lieu inconnu, la famille Platt, désorientée dans ce nouvel environnement hostile, comprend vite qu’il leur faudra rester unis pour survivre.
Le nouveau long-métrage de David Robert Mitchell (« It Follows ») sort en salles ce 12 août. Anne Hathaway et Ewan McGregor y incarnent Denise et Greg Platt, un couple BCBG vivant avec leurs deux enfants Brian et Audrey (Christian Convery et Maisy Stella) dans un charmant pavillon de la rue des Chênes (Oak street en anglais).
Leur quotidien explose brutalement lorsque toute leur rue se retrouve mystérieusement arrachée à son environnement cosi pour être parachutée au cœur d’une jungle du jurassique peuplée de prédateurs géants.
« La Fin d’Oak Street » débute son propos sur les terres bien connues du grand spectacle façon Spielberg récitées comme une leçon d’école,la spécialité de Bad Robots et du producteur J.J. Abrams.
Nous plongeons, bande-son d’époque sur les oreillettes du walkman, dans le décor de la banlieue typique des années 80, des pelouses vertes fraîchement tondues, des gamins à vélo (comme dans « E.T. ») et deux parents dont la relation semble s’effriter…
Alors qu’elle cartonne au box-office mondial avec « L’Odyssée », Anne Hathaway enchaîne avec un projet hallucinant qui croise la nostalgie pop de « Jurassic Park » et la tension de « Primeval » (« Les portes du temps ») et « The Twilight Zone ».
Anne Hathaway est absolument géniale dans ce rôle de mère de famille dépassée par l’ampleur du désastre qui frappe à sa porte mais tout à fait consciente qu’elle porte son fragile noyau familial à bout de bras. (Peut-être aussi un peu le film car sans sa prestation…)
Pourtant cette aventure familiale qui lorgne autant du côté de « Primitive War » (2025) que de « Jurassic Park : Le Monde Perdu », est en réalité une curieuse anomalie car malgré les importants enjeux familiaux, le réalisateur organise un véritable jeu de massacre dans le quartier, lâchant les archosauriens les plus voraces sur tous les résidents (du plus petit au plus grand) de la paisible banlieue.
« La Fin d’Oak Street » déconcerte par son accumulation de « déjà vu », les dialogues un peu faiblards, les choix incompréhensibles dans un microcosme infesté de dinos et les aberrations du scénario pour ensuite sombrer dans la brutalité et l’épouvante grâce à des dinosaures particulièrement agressifs et voraces .
Avec un format court et sec de 100 minutes, le film de David Robert Mitchell va à l’essentiel sans fioritures ni temps morts.
En outre, il se réapproprie le style Spielberg mariant le grand spectacle de monstres à une étrangeté psychologique vénéneuse et pourrait bien, malgré ses faiblesses indéniables, remplir les salles obscures en août.
Le film de David Robert Mitchell est un étrange mélange des genres alternant comédie visuelle et terreur grand public, pas toujours très subtil ni très finement présenté mais qui réserve quelques scènes jubilatoires comme celle avec le plus féroce des dinosaures mais sans en assumer totalement l’issue …
Cependant et c’est à mettre au crédit du réalisateur-scénariste, « La Fin d’Oak Street » ose ce que « Jurassic World : Fallen Kingdom » (2018) n’a pas filmé… la suite de la scène où un vélociraptor fait face à une banlieue pavillonnaire …
A déconseillé en dessous de douze ans et aux amoureux des chiens et des chats en général !
Yves Legrand – Le 14 août 2026.
Sources Photos et sources :
© 2026 Warner Bros

« Primitive War » du réalisateur Luke Sparke se révèle un improbable croisement entre la guerre du Viêtnam et des dinosaures déchaînés.
Notre critique a-t-elle eu la dent dure ?

Il y a des films qui restent parfois gravés dans nos mémoires. Pour beaucoup, le « Jurassic Park » de Steven Spielberg est à ranger dans cette catégorie.

Il n’aura pas fallu attendre bien longtemps avant que les vélociraptors et autres T-Rex ne remontrent le bout de leur queue. Produit par The Kennedy/Marshall Company et Amblin Entertainment, « Jurassic World Renaissance » ouvre un nouveau chapitre de cette incroyable saga. Notre critique a les dents longues…
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