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Positivité toxique ! 

Gourou (2026)

« Gourou » est la troisième collaboration entre Yann Gozlan et Pierre Niney, après « Un homme idéal » (2015) suivi de « Boîte noire » (2021). Le film nous plonge dans le monde des coachs en développement,  prédicateurs des temps modernes.                                                                                 Notre critique s’attache aussi à votre développement personnel !

  Critique « GOUROU » ( 2026) : Positivité toxique ! - ScreenTune
© 2026 Anga Distribution

Synopsis :

Mathieu Vasseur (Pierre Niney) a fait du coaching en développement personnel un business très lucratif. Mélangeant  charisme et bagout, le jeune homme est à la tête d’ Expand, une société qui gère ses intérêts et prépare ses apparitions dans des séminaires où il galvanise les participants à grand renfort de formules volontaristes comme  » Ce que tu veux, c’est ce que tu es « . La mécanique bien huilée s’enraye cependant…
Mathieu est brouillé avec son frère Christophe (Christophe Montenez), ingénieur envieux de son succès, mais il se met aussi à crouler sous les critiques négatives, car Julien (Anthony Bajon), nouveau disciple de plus en plus collant et borderline, devient difficile à supporter.
Pendant ce temps , la sénatrice  Karla Demaison (Léonie Simaga) entend légiférer l’accès à la profession de coach … Sans diplôme , Coach Matt pourrait tout perdre…

Un gourou charismatique et toxique 

Pierre Niney retrouve le réalisateur Yann Gozlan qui l’avait dirigé dans « Un Homme Idéal » et l’excellent « Boîte noire », pour un thriller en prise directe sur son époque et ses dérives. Pierre Niney est, encore une fois, impeccable dans ce rôle d’orateur charismatique peu à peu dépassé par le gourou qu’il a créé. Ce coach de vie est convaincu qu’il peut aider les gens à reprendre leur vie en main mais ne mesure pas la dépendance affective qu’il crée… (Ce qui est étonnant car la notion de transfert est un élément important de la psychologie). Pierre Niney impressionne  par son investissement total, composant un personnage à la fois charismatique et profondément toxique.

Séminaires, manipulation et dépendance affective

Écrit par Jean-Baptiste Delafon (Merteuil) et Yann Gozlan (Dalloway), « Gourou » propose une incursion dans les coulisses du coaching de vie, le film développe son univers et installe les enjeux.

Les séminaires impressionnent par leur mise en scène et le charisme manipulateur du protagoniste, et surtout, le film semble s’orienter vers un thriller politique ambitieux, mais Delafon et Gozlan semblent perdre petit à petit le fil et multiplient les alternatives sans en privilégier une seule…

Un thriller politique qui hésite

Gozlan confie à Niney alias Mathieu Vasseur, un nom pour trois personnages certes différents mais qui ont en  commun l’obsession, la quête de contrôle et une descente progressive vers la perte de repères. 

NOTE :

0 /10

Une idée forte, un développement inégal

Basé sur une idée de Pierre Niney, « Gourou » propose une réflexion intéressante sur la pratique d’un métier reposant sur l’image d’une réussite matérielle et sur une rhétorique enivrante.

Nous avions aimé Boîte noire pour son originalité, son enquête angoissante et chaotique qui fait vaciller son héros dans une course contre la montre oppressante.

Cette fois, nous serons plus mesurés car si l’idée (de Pierre Niney) est intéressante et interpellante, son développement est moins intéressant qu’espéré. En cause un scénario qui hésite entre le thriller, le drame ou l’ étude du phénomène des coach de vie.
Comme on le dit dans le film: « Un peu moins de métaphores et un peu plus de réponses directes ! » …

Et c’est exactement ce que l’on espérait et que, malgré les excellentes prestations de Marion Barbeau (« En corps » en 2022, « Drone » en 2024), Pierre Niney et Christophe Montenez (« 13 jours 13 nuits ») le récit ne nous offre pas vraiment !

Yves Legrand – Le 8 février 2026.

Sources Photos : 

© 2026 Anga Distribution

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