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La fièvre monte à…

EDDINGTON (2025)

Le cinéaste Ari Aster nous emmène découvrir de nouveaux territoires, pour le meilleur et le pire… Notre critique mesurée (et sans fake news) d’ « Eddington », un film aussi fascinant qu’éprouvant qui ne fera certainement pas l’unanimité !
© 2025 Universal Pictures - Sony Belgium

Synopsis :

Nouveau-Mexique 2020, en pleine pandémie du coronavirus, alors que le sujet du port du masque divise la population,  Joe Cross, le shérif d’Eddington ,une petite bourgade s’oppose à Ted Garcia, le maire progressiste ( Pedro Pascal , The Last of Us, Les 4 Fantastiques 2025). Commence alors une guerre entre ces deux grandes figures de la ville, à la manière d’un western contemporain qui tend vers l’ultraviolence. Au récit s’entremêle celui de Louise, la femme du shérif, ( Emma Stone), qui a subi des violences sexuelles par le passé et tombe sous le joug d’un gourou conspirationniste (Austin Butler).

Après deux premiers films aussi appréciés que décriés (« Hérédité » et « Midsommar »), le réalisateur Ari Aster avait connu un gros revers avec son troisième film « Beau is afraid » (avec déjà Joaquin Phoenix) une traque psychanalytique plutôt indigeste.

© 2025 Universal Pictures - Sony Belgium

Avec « Eddington », Ari Aster (qui a grandi au Nouveau Mexique) confirme son talent pour faire monter la sauce avec sa caméra et signe un néo-western grinçant sur une Amérique déboussolée.

Joaquin Phoenix y incarne un shérif perdu au cœur d’un pays fracturé par la pandémie de Covid 19, les fausses annonces et une guerre des cultures.

Le réalisateur confie avoir imaginé cette confrontation à la « Don Camillo » avant la réélection de Donald Trump. « Eddington » passe au scalpel une Amérique gavée de théories du complot, de la désinformation la plus folle à la plus abjecte, et pointe le racisme ordinaire qui règne à une époque où le mouvement Black Lives Matter vient de naître après la mort de George Floyd, tué par un policier blanc… 

© 2025 Universal Pictures - Sony Belgium

Rien de très nouveau dans cette Amérique « coupée en deux » que nous montre chaque soir les journaux d’information US ; Fox News proche de la sphère MAGA (Trump) et  les autres CNN , ABC… L’Amérique côté pile et l’Amérique côté face !

Néo-western satirique et ultra-violent d’une Amérique au bord de la rupture, par un casting de luxe qui durant plus de 147 minutes se veut un miroir des États-Unis ; un western où les portables et les réseaux sociaux ont remplacé les winchester…

NOTE :

0 /10

Renouant avec l’électrique Joaquin Phoenix, qui portait son film précédent sur ses épaules, Ari Aster propose un film plus choral qu’à son habitude, nourri d’une farandole de personnages dont les destins entrent en collision : outre Joaquin Phoenix et Pedro Pascal, le réalisateur a fait appel à Emma Stone (« La La Land ») qui incarne une femme victime de violences sexuelles tombée sous le charme d’un gourou joué par Austin Butler (« Elvis »).

Tout le monde en prend pour son grade, tant les adeptes des théories du complot et suprémacistes blancs que les militants antiracistes du mouvement Black Lives Matter et autres progressistes, tous tournés en ridicule.

Dans  « son Amérique hallucinée », le cauchemar d’Aster a muté ; fini  les fantômes (« Hérédité » en 2018), les sectes païennes (« Midsommar » en 2019) ou le vertige existentiel d’un homme, mais si « Eddington » est un film stimulant, il se révèle aussi plutôt bancal. 

Yves Legrand – Le 14 juillet 2025.

Sources Photos : 

© 2025 Sony Belgium

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