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La bien-aimée du diable! 

 DRACULA (2025)

Luc Besson signe une nouvelle adaptation du « Dracula » de Bram Stoker, avec Caleb Landry Jones, Christoph Waltz et Zoe Bleu Sidel.

Notre critique plante ses canines dans cette énième histoire du vampire le plus célèbre du cinéma.

Critique « DRACULA » (2025) : La bien-aimée du diable ! -ScreenTune
© PHOTO SHANNA BESSON © 2025 LBP - EUROPACORP - TF1 FILMS PRODUCTION - SND

Synopsis :

Au XVe siècle, en Roumanie, le Prince Vladimir renie Dieu après la perte brutale et cruelle de son épouse. Il hérite alors d’une malédiction : la vie éternelle.  Il va alors se lancer à la recherche de sa réincarnation à travers le monde. Plus de 400 ans plus tard, au XIXe siècle, il retrouve à Paris une jeune femme ressemblant étrangement à sa défunte épouse…

Après le « Nosferatu » de Robert Eggers (« The Witch », « The Northman »),  c’est au tour de Luc Besson de nous proposer sa version du mythe du vampire. Fièrement intitulé « Dracula », son nouveau long-métrage bénéficie d’un budget de 45 millions d’euros,et prétend  revenir aux origines du personnage créé par l’irlandais Bram Stoker. 

Critique « DRACULA » (2025) : La bien-aimée du diable ! -ScreenTune
© PHOTO SHANNA BESSON © 2025 LBP - EUROPACORP - TF1 FILMS PRODUCTION - SND

Comme toujours chez le réalisateur français, les décors (signés Hugues Tissandier), les costumes (de Corinne Bruand) sont soignés.

La mise en scène, tout comme les éclairages, les cadrages, les effets spéciaux sont de qualité quant à  la musique, elle a été confiée pour la première fois à Danny Elfman (« Beetlejuice », « L’étrange noël de Mr Jack ») ;  mais et c’est un « mais » devenu récurrent dans les derniers Besson les dialogues ne sont pas à la hauteur du projet.

Critique « DRACULA » (2025) : La bien-aimée du diable ! -ScreenTune
© PHOTO SHANNA BESSON © 2025 LBP - EUROPACORP - TF1 FILMS PRODUCTION - SND

Remarqué pour sa prestation dans le précédent film de Besson, « Dogman », Caleb Landry Jones campe un Dracula qui ne soutient malheureusement pas la comparaison avec celui de Gary Oldman chez Coppola, ni Béla Lugosi, ni  le mythique Christopher Lee ou même Nicolas Cage dans « Renfield » de Chris McKay

Même si certaines scènes sont réalisées avec brio,  c’est quand Caleb Landry Jones tantôt bouleversant tantôt inquiétant se retrouve confronté à sa bien-aimée (Zoë Bleu Sidel) magnifiquement ingénue et passionnée) que l’histoire romantico-gothique ou gothico-romantique fonctionne le mieux.

Critique « DRACULA » (2025) : La bien-aimée du diable ! -ScreenTune
© PHOTO SHANNA BESSON © 2025 LBP - EUROPACORP - TF1 FILMS PRODUCTION - SND

L’histoire du vampire est connue et est même devenue un must du cinéma puisqu’on dénombre environ 200 films dans lesquels l’homme aux dents longues a le rôle principal.

En effet, la structure du roman « Dracula » de Stoker est assez particulière. Comme la plupart des personnages tiennent un journal, c’est la somme de ces différents témoignages qui constitue le récit complet. De là les interprétations et adaptations sont multiples à l’image du « Dernier voyage du Demeter » qui dans l’ouvrage occupe dix pages…

Critique « DRACULA » (2025) : La bien-aimée du diable ! -ScreenTune
© PHOTO SHANNA BESSON © 2025 LBP - EUROPACORP - TF1 FILMS PRODUCTION - SND

L’opportunité était belle pour Luc Besson de proposer ce drame sous un angle différent. Il va mettre l’accent sur la genèse du personnage, sur la force des sentiments qui unissent Dracula et son épouse. Lorsque sa bien-aimée trépasse, le prince renie Dieu et devient damné. Mais un espoir le tenaille et si l’être aimé pouvait se réincarner à la manière des croyances égyptiennes… Des siècles à attendre ces retrouvailles tant espérées… Pour un épilogue sous le signe de l’amour éternel !  

Si vous pensiez aller voir une nouvelle variation sur le thème du vampire et prendre un bain de sang … Oubliez !

Le Dracula de Besson est un amoureux transi, sa folie amoureuse psychopathe est sans limite… enrobé dans une musique folle de Danny Elfman !

NOTE :

0 /10
Une fois encore les avis vont diverger, gloser et digresser…  Oubliez l’univers sombre et gris du dernier « Nosferatu » et même si certaines scènes vont immédiatement vous faire penser à des ambiances « déjà vues » dans le Coppola, le « Dracula » signé Luc Besson veut apparaître comme une relecture romanesque d’un mythe contemporain auquel il ajoute des gouttes d’espièglerie écarlates… Personnellement j’ai été surpris par la narration du réalisateur et le côté burlesque qu’il a voulu ajouter à son récit. Ainsi Matilda De Angelis incarne une complice de Dracula complètement loufoque tandis que Guillaume de Tonquédec est incroyablement drôle dans son personnage de médecin dépassé par l’existence du vampire  Sans oublier l’excellent Christoph Waltz en prêtre inquisiteur adepte de la rhétorique autant que du pieu en argent. Yves Legrand – Le 2 août 2025.

Sources Photos : 

© 2025 Belga Films

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