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Tout le mordant de l’océan ! 

 DANGEROUS ANIMALS (2025)

Diffusé lors de la Quinzaine des cinéastes au Festival de Cannes 2025, « Dangerous Animals » en fusionnant le film de squales et le thriller psychologique  tout en revisitant le genre horrifique.

Notre critique se jette à l’eau !

Critique « DANGEROUS ANIMALS » (2025) : Tout le mordant de l’océan ! - ScreenTune
Dangerous Animals ©Animal Holdings Pty Ltd - © 2025 18K Film

Synopsis :

Alors qu’elle vient d’entamer une relation amoureuse avec Moses (Josh Heuston)  , la belle Zephyr (Hassie Harrison) se fait enlever par Tucker (Jai Courtney). Ce dernier est un tueur en série obsédé par les requins. La jeune femme se retrouve séquestrée  en plein océan sur le bateau par son ravisseur. Elle va devoir lutter pour survivre et affronter ces multiples prédateurs.

On nous avait déjà vendu beaucoup de films de requins depuis le succès de « JAWS » (« Les dents de la mer »), du pire au pas trop mal foutu (« Peur Bleue ») avec beaucoup d’ailerons fendant les flots et de mâchoires acérées filmées au plus près…

La présence de « Dangerous Animals » à la Quinzaine des cinéastes  au Festival de Cannes 2025 avait de quoi étonner.

Qu’avait donc de plus à offrir cette vraie série B australienne signée Sean Byrne (« The Loved Ones » en 2009) ?

Critique « DANGEROUS ANIMALS » (2025) : Tout le mordant de l’océan ! - ScreenTune
Dangerous Animals ©Animal Holdings Pty Ltd - © 2025 18K Film

Dans  le sous-genre du film de sélachimorphes ou autres monstres marins, « Dangerous Animals » vise le haut du panier (ou du filet).

Décor minimaliste, huis clos sur un vieux bateau flippant entouré d’une immensité liquide aussi hostile que le désert du Kalahari dont le réalisateur gonfle la tension avec des plans larges qui maximisent l’isolement du rafiot au milieu de l’océan. 

Critique « DANGEROUS ANIMALS » (2025) : Tout le mordant de l’océan ! - ScreenTune
Dangerous Animals ©Animal Holdings Pty Ltd - © 2025 18K Film

À la manière du « Dernier voyage du Demeter », le film alterne les prises de vue claustrophobes  avec gros plans, allusions morbides (l’armoire aux mèches de cheveux) et le bleu de l’océan …

Dès les premières minutes, l’accent est mis sur Tucker incarné par Jai Courtney (« Jack Reacher » en 2012 ou « Suicide Squad » 2016),  fantasque psychopathe dont la folie n’a rien à envier à d’autres tueurs en série; son crédo à lui : kidnapper des gens et se délecter de les offrir en pature aux requins (« ceux qui rétablissent l’ordre »)…

Le réalisateur lui oppose Zephyr,  (Hassie Harrison, Laramie dans la série « Yellowstone ») un personnage qu’il tente de rendre complexe, hanté par son passé dans des familles d’accueil, qui ne fait confiance à personne mais n’est pas pour autant dépourvue d’empathie…

Critique « DANGEROUS ANIMALS » (2025) : Tout le mordant de l’océan ! - ScreenTune
Dangerous Animals ©Animal Holdings Pty Ltd - © 2025 18K Film

En  mélangeant  le film de squales, de slasher et un huis clos mortel, « Dangerous Animals » innove habilement même si on peut lui reprocher son féministe malhabile et et des facilités dans le scénario mais sa surfeuse badass et ses scènes d’horreur réussies et tendues comme un fil de canne à pêche en font un divertissement solide. 

NOTE :

0 /10

« Dangerous Animals », c’est l’opposé des « dents de la mer » qui fêtent cette année leurs cinquante ans,  là où Spielberg utilisait la suggestion et un suspense qui monte en puissance, Bryne choisit la violence frontale et échange la peur du squale pour une menace humaine, illustrant la vision contemporaine du genre horrifique et confirmant ainsi la locution latine : « Homo homini lupus es » (« l’homme est un loup pour l’homme » Plaute).

Bon tout n’est pas parfait dans cet aquarium géant et outre quelques facilités et des effets spéciaux pas toujours au top des dernières technologies, le film fait le job et va  faire trembler dans les salles obscures cet été.

Au fond, c’est ce que viennent rechercher les spectateurs , le grand frisson et la peur de l’inconnu…

P.S. : Ne vous attendez cependant pas à des musiques de la qualité du thème musical obsédant imaginé par John Williams pour « Jaws »!

Yves Legrand – Le 25 juillet 2025.

Sources Photos : 

© 2025 18K Film

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