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UNE RÉALITÉ ORWELLIENNE !

Chien 51 (2025)

Avec « Chien 51 », Cédric Jimenez s’aventure dans la science-fiction avec un futur dystopique rappelant « 1984 » de Georges Orwell mais aussi « Blade Runner » et autres références du genre.

Notre critique d’un Paris ghetto, sombre et anxiogène !

Critique « CHIEN 51 » ( 2025) : UNE RÉALITÉ ORWELLIENNE ! - ScreenTune
© 2025-Chi-Fou-Mi-Productions-Studiocanal-France-2-Cinema-Jim-Films-Artemis-Productions

Synopsis :

En 2045, Paris est divisée en 3 zones correspondant aux classes sociales , surveillées par une IA, appelée Alma. Lorsque l’inventeur d’Alma (Thomas Bangalter) est assassiné, Salia, une enquêtrice d’élite de la Zone 2 (Adèle Exarchopoulos) et Zem, un policier désillusionné de la Zone 3 (Gilles Lellouche), doivent travailler ensemble pour trouver le coupable. Leur enquête va vite dévoiler une vaste conspiration qui remet en cause l’ordre établi…

Cédric Jimenez nous a déjà proposé quelques films retentissants comme « La French », « Bac Nord » ou « Novembre », avec « Chien 51 » le réalisateur nous offre, cette fois, un scénario librement adapté du roman de science-fiction éponyme de Laurent Gaudé (2022) où chaque détail revêtait une importance particulière.

Critique « CHIEN 51 » ( 2025) : UNE RÉALITÉ ORWELLIENNE ! - ScreenTune
Cedric-Bertrand © 2025-Chi-Fou-Mi-Productions-Studiocanal-France-2-Cinema-Jim-Films

Le film s’éloigne parfois des thèmes évoqués dans le roman mais le réalisateur réussit à créer un étonnant Paris dystopique, sombre et anxiogène où la mégapole est compartimentée en trois zones sociales distinctes, ce qui n’est pas sans rappeler le mythique « Blade Runner » (1982), tant de nombreuses scènes d’action sont tournées de nuit, souvent sous la pluie…

Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos refont équipe après « BAC Nord » (2020), « Fumer fait tousser » (2022), « Je verrai toujours vos visages » (2023),mais aussi après l’expérience « L’amour ouf » (2024), où Lellouche réalisateur avait offert à Adèle Exarchopoulos l’un des rôles titres auprès de François Civil.

Critique « CHIEN 51 » ( 2025) : UNE RÉALITÉ ORWELLIENNE ! - ScreenTune
© 2025-Chi-Fou-Mi-Productions-Studiocanal-France-2-Cinema-Jim-Films

Ce long-métrage apparaît comme le plus abouti, et le plus ambitieux de la jeune carrière de Cédric Jimenez,avec un sens du rythme et de la tension rare dans le cinéma hexagonal. Alternant course-poursuite, scènes de drônes (dont l’une semble un hommage à Spielberg), accidents en voiture, saut dans la Seine…

Il nous offre un thriller d’anticipation ultra-efficace, dans la droite ligne des blockbusters américains « Blade Runner », « Minority Report » ou « Les Fils de l’homme »…

NOTE :

0 /10

Notre note peut paraître un peu faible eu égard au travail sur les décors, et les moyens mis en oeuvre pour réussir ce pari d’un Paris méconnaissable mais le scénario que Olivier Demangel et Cédric Jimenez ont tiré du roman de Gaudé est simpliste avec une IA maîtresse de la destinée des parisiens , un microcosme totalitaire (dont on ne sait s’il s’étend au pays tout entier), un flic en bout de course , désabusé mais intègre, qui a du mal à s’entendre avec sa collègue…

Tout cela est du déjà vu et s’inspire largement de « Strange days » de Kathryn Bigelow (1995), « Minority Report » de Steven Spielberg (2002) ou « V pour Vendetta » (2005).

Cédric Jimenez signe une dystopie certes nerveuse, visuellement impressionnante, mais affaiblie par un scénario simplifié au regard des thématiques de nostalgie, du broyage capitalistique et de rédemption impossible qui faisaient la richesse du roman signé Laurent Gaudé.

Yves Legrand – Le 20 octobre 2025.

Sources Photos : 

© 2025 KFD

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