Qui est la tête de turc ?

COCORICO (2026)

Deux ans après le succès surprise du premier, la suite de « Cocorico » débarque sur nos écrans avec une  recette qui a fonctionné, mais ,cette fois on inverse les rôles.  Notre critique légère comme un yaourt à 0% !
Critique « COCORICO 2 » (2026) : Qui est la tête de turc ? - ScreenTune
© 2026 Athena Films - © Cocorico 2 - White and Yellow Films - SND

Synopsis :

Après avoir découvert la vérité sur leurs origines, grâce à des tests ADN aux résultats surprenants, les Bouvier-Sauvage et les Martin décident d’enterrer la hache de guerre, pour organiser le mariage de leurs enfants. Mais c’était sans compter sur un imprévu de taille : un cousin de Frédéric a été retrouvé grâce aux tests… Révélant que les premiers résultats étaient en partie erronés. Les deux familles vont découvrir que leurs ancêtres n’ont pas fini de les surprendre…

Une mécanique de quiproquos toujours efficace

Julien Hervé, le co-scénariste des « Tuche » 2,3,4 et de « Astérix : L’empire du milieu » ne s’embarasse pas de préambule et reprend exactement là où il avait laissé les Bouvier-Sauvage et les Martin, deux familles que tout oppose, réunies pour les préparatifs du mariage de leurs enfants.

Le générique sert habilement de présentation avec les arbres généalogiques modifiés par les révélations des tests ADN du précédent. Pourtant, l’apparition d’un cousin inattendu et la découverte que les résultats soient en partie erronés  recharge la machine à quiproquos et les règlements de comptes familiaux.

Certes le scénario ne fait qu’étoffer son idée de départ, à l’instar de « Qu’est ce qu’on a encore fait au bon dieu? » (2019), mais dose mieux ses effets avec une plus grande fluidité et des situations moins étirées.

Critique « COCORICO 2 » (2026) : Qui est la tête de turc ? - ScreenTune
© 2026 Athena Films - © Cocorico 2 - White and Yellow Films - SND

Christian Clavier vs Didier Bourdon : duel comique

Comme dans le premier opus, le casting mené par Christian Clavier, en patriarche à fleur de peau, excelle dans l’art du contretemps comique tandis que Didier Bourdon brille dans son rôle de Français moyen se découvrant des ancêtres inattendus. Il lui offre un contrepouvoir plus amusant que dans « COCORICO 1 » et il faut rester car dans la scène post-générique Bourdon, en roue libre, nous offre un dernier clin d’œil  réjouissant.
Critique « COCORICO 2 » (2026) : Qui est la tête de turc ? - ScreenTune
© 2026 Athena Films - © Cocorico 2 - White and Yellow Films - SND

Des personnages féminins enfin plus présents

Cependant, et cela compte dans l’équilibre du film , les deux épouses voient leurs rôles plus développés. Nicole Martin (la césarisée Sylvie Testud) poursuit son étude de l’anglais pour correspondre aux origines révélées par l’ADN, tandis que Catherine Bouvier-Sauvage (Marianne Denicourt) voit ses origines portugaises profiter au business de son porto, au grand dam de son mari producteur de grands crus.
Nicole (Sylvie Testud) y va franchement dans un anglais pitoyablement amusant tandis que Catherine aidée de sa fille Alice (Chloé Coulloud) va tenter de ramener à la raison son mari Frédéric anéanti par la perte de tous ses repères franchouillards… « L’adieu À la prune et à l’armagnac reste un moment rare »!

Critique « COCORICO 2 » (2026) : Qui est la tête de turc ? - ScreenTune
© 2026 Athena Films - © Cocorico 2 - White and Yellow Films - SND

Une comédie familiale à l’humour assumé

En conclusion, « Cocorico 2 » est une comédie efficace où les faiblesses scénaristiques et gags parfois un peu lourds sont masqués par une belle énergie des quatre acteurs principaux. Un moment de pure comédie à l’accent franchouillard assumé. 

NOTE :

0 /10

Une suite qui évite l’essoufflement

Eh oui comme pour l’ADN nous avons ajouté un + à la note car si le premier opus nous avait amusé, on pouvait raisonnablement craindre un certain essoufflement dans un deuxième film sur le même sujet.

Néammoins, le rebond scénaristique et la douce folie des personnages a emporté notre adhésion et si ce n’est pas Le film de l’année, il pourrait , comme le premier, convaincre plus de deux millions de personnes de passer un bon moment au cinéma

Yves Legrand – Le 17 avril 2026.

Sources Photos : 

© 2026 Athena Films

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