Là où chantent les violons !

À voix Basse (2026)

Avec son troisième long métrage intitulé « À voix basse », Leyla Bouzid poursuit son parcours de réalisatrice engagée, mais aussi  porté  par une veine romanesque. 

Notre critique va aussi se pencher sur les fantômes dans le placard ! 

Critique « À voix basse » (2026) : Entre différence et indifférence ! - ScreenTune
© 2026 Cinéart ©LeylaBouzid

Synopsis :

De retour en Tunisie pour les funérailles de son oncle Daly, Lilia, la nièce émigrée en France (32 ans, célibataire), ingénieure de son état retrouve une famille qui ignore tout de sa vie à Paris. Déterminée à éclaircir le mystère de cette mort soudaine, Lilia se retrouve confrontée aux secrets d’une maison où cohabitent trois générations de femmes. Revenue accompagnée de sa petite amie Alice (Marion Barbeau), cachée à l’hôtel, Lilia (Eya Bouteraa) ne sait si elle doit présenter celle-ci à sa famille, ni sous quel terme, « compagne » ou « colocataire ».

Une maison familiale hantée par les secrets

Avec son troisième long métrage, Leyla Bouzid s’empare d’un sujet tabou dans la société musulmane et même si la Tunisie est un état laïc, son constat reste sans nuances, le changement n’est pas pour demain.
C’est dans la maison de sa propre grand-mère, à Sousse, que la cinéaste a tourné une grande partie des scènes d’un film qui évoque la famille, sa solidarité, mais aussi tous les secrets plus ou moins enfouis qu’elle tait.

© 2026 Cinéart ©LeylaBouzid

Eya Bouteraa, Marion Barbeau et Hiam Abbass au cœur du récit

Porté par ses interprètes féminines, avec la révélation d’Eya Bouteraa aux côtés de la remarquable Marion Barbeau (« En corps » en 2023, « Gourou » en 2026) et de la brillante prestation d’Hiam Abbass, le film utilise les premiers jours de deuil dans l’Islam durant lesquels le défunt est pleuré, pour faire émerger des non-dits, des éléments dissimulées sur sa manière de vivre…

© 2026 Cinéart ©LeylaBouzid

Une mise en scène élégante au service d’un sujet sensible

La réalisatrice Leyla Bouzid nous a déjà proposé deux films intéressants, « à peine j’ouvre les yeux » et « Une histoire d’amour et de désir ».  Elle nous offre cette fois une œuvre militante,  servie par une mise en scène élégante et sensuelle, avec une subtile utilisation des flashbacks.  

Une proposition sincère et engagée, portée par un très beau trio féminin.

NOTE :

0 /10

Un drame intime ancré dans la société tunisienne

Avec ce sujet fort mais polémique, il n’est pas sûr que  A voix basse  sorte dans de nombreux pays, y compris européens  comme la Pologne ou la Hongrie, sans même évoquer le monde arabe ce qui là encore démontre le courage tant de la réalisatrice que des producteurs. 

Yves Legrand – Le 26 mai 2026.

Sources Photos : 

© 2026 Cinéart

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