shane black is back

The Nice Guys

Une année 2016 qui fut bien chargée, entre les blockbusters de super-héros, autre « Warcraft » and co, il y avait aussi quelques petits films aux budgets raisonnables choisis par des acteurs pour se faire plaisir et s’y détendre. 

« The Nice Guys » est de cette trempe-là. Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes en 2016, le dernier film du roi du « buddy movie » alias Shane Black (réalisateur du nouveau « Predator » prévu pour 2018) est une comédie policière replongeant dans les seventies de la cité des anges californienne. 

Le film était quand même très attendu par les cinéphiles, d’une part, pour le retour de Shane Black qui avait déjà fait ses gammes dans le genre comme scénariste notamment de « L’Arme Fatale » et comme réalisateur avec « Kiss Kiss Bang Bang ». D’autre part, pour son duo d’acteurs dont on attendait des étincelles… 

D’un côté, le « beau gosse » Ryan Gosling et de l’autre, l’excellent et toujours charismatique Russell Crowe (retrouvez son portrait ici). 

Après son incursion chez Marvel avec le très controversé « Iron Man 3 », que vaut le nouveau délire « old school » de Shane Black.

Resumé : Los Angeles. Années 70. Deux détectives privés enquêtent sur le prétendu suicide d’une starlette. Malgré des méthodes pour le moins « originales », leurs investigations vont mettre à jour une conspiration impliquant des personnalités très haut placées…
(Allociné)

 

Ce qui est sûr, c’est qu’il faut se préparer à passer un bon moment. Le réalisateur revient à ses premières amours et à ce qu’il fait de mieux. 

 

Un duo dynamique, une ambiance rétro (la bande son est de très bonne qualité et pousse à la nostalgie), beaucoup d’humour qui fait mouche, une enquête un peu insolite mais crédible, de l’action bien menée et un esprit bien barré. C’est clair, Shane Black is back !

 

Le metteur en scène ne révolutionne pas le genre, au contraire, il s’appuie sur ses œuvres précédentes, met en scène son patrimoine cinématographique et brasse tout son travail passé pour en distiller le meilleur. 

 

Dans « The Nice Guys », on retrouve tout ce qui est cher au réalisateur et ce qui a fait son succès, de « L’Arme Fatale » à « Kiss Kiss Bang Bang » en passant par « Last Action Hero ». Il se plagie lui-même mais pour le plus grand plaisir du spectateur. Et ça fonctionne parfaitement !

Bien que mené tambour battant, son long métrage souffre de quelques longueurs, insignifiantes au vu du résultat final et de toutes ces péripéties rocambolesques voire burlesques par moments. 

« The Nice Guys » parvient à ressusciter un esprit rétro absent depuis des lustres au cinéma et qui avait accouché de perles comme « La Tour Infernale », « Tango et Cash » et bien d’autres… 

Les acteurs livrent une partition exemplaire, Ryan Gosling est drôle avec une moralité accommodante ; Russell Crowe en mode gros nounours gentil et méchant débordant d’émotions, le tout ficelé dans une intrigue farfelue et décapante. On adore voir ce duo se pavaner dans le Los Angeles des années 70 sublimement reconstitué.

 

« The Nice Guys » est un pur moment de cinéma avec son humour impayable, des acteurs de talent ainsi qu’un Shane Black en très grande forme avec son ton irrévérencieux habituel et sa mise en scène soignée. Un plaisir non dissimulé mais qui laisse un peu sur sa faim tellement il y en avait encore sous le capot de ce beau bolide !

 

 

Note: 7/10

 

Julien Legrand – 19 avril 2018

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