L’Acteur affranchi

Robert De Niro

Ecoutez bien, chers lecteurs, voici l’acteur dont la carrière est pleine, l’acteur qui s’est élevé au rang de légende, d’icône, d’homme à tout faire, d’acteur culte… Voici quelqu’un qui a marqué le cinéma de son empreinte. Voici Robert De Niro !

Avec une carrière à en faire rougir plus d’un, il s’est imposé comme l’un des plus grands acteurs de l’histoire du 7ème art, tout simplement. Durant sa fructueuse carrière, il a côtoyé les sommets, travaillé avec les plus grands, parmi lesquels Martin Scorsese, réalisateur dont il est presque indissociable. Alliant discipline et anarchie dans sa façon de travailler, il est convaincant dans à peu près tout ce qu’il incarne : de vétéran du Vietnam, au boxeur violent, en passant par les rôles de malfrat, voire même dans le registre de la comédie, il en impose toujours. Le moment est venu pour ScreenTune de revenir sur les rôles marquants de cet « Affranchi ».

  • Alter Ego

Né le 17 août 1943 à Greenwich Village (Manhattan), il est issu d’une famille d’immigrés d’origines italo-irlandaise. Après le divorce de ses parents lorsqu’il avait 3 ans, il grandit dans le célèbre quartier de Little Italy où ses amis le surnomment « Bobby Milk » en référence à sa pâleur. Peu assidu dans les nombreuses écoles qu’il fréquente, ce n’est que dans les cours à vocation artistique qu’il s’épanouit, épatant ses professeurs dans le rôle du lion peureux du Magicien d’Oz alors qu’il est âgé de 10 ans.

Sa route est alors toute tracée et c’est vers les arts dramatiques ; dans lesquels il parvient à vaincre sa timidité ; que celle-ci l’emmène tout naturellement. A 16 ans, il décide de quitter l’école pour entamer une carrière d’acteur. Il suit dans un premier temps des cours au Stella Adler Conservatory avant de rejoindre l’Actor’s Studio où il suit l’enseignement de Lee Strasberg comme bon nombre de jeunes acteurs de l’époque, dont Harvey Keitel et Al Pacino qu’il fréquente durant cette période d’apprentissage.

C’est au milieu des années soixante que De Niro ainsi que de nombreux acteurs de sa génération ont débuté leurs fructueuses carrières, profitant au même moment de l’émergence de jeunes cinéastes, devenu des références depuis, tels que Coppola, Scorsese ou Spielberg qui ne demandait à l’époque qu’à mettre en images leurs idées. L’alchimie entre ces jeunes acteurs et réalisateurs fut bénéfique à chacun d’entre eux et leur permit de lancer leur carrière sur de bons rails.

Et le premier de ces réalisateurs à donner sa chance à De Niro, c’est un certain Brian De Palma qui le repère dans un casting organisé à Greenwich Village pour son premier long métrage « The Wedding Party ». Tourné à partir de 1963, le film ne sort finalement que cinq ans plus tard, le temps pour « Bobby » de se faire un nom devant l’objectif de Marcel Carné dans « Trois chambres à Manhattan » (1965) puis de nouveau sous la direction de De Palma pour « Greetings » (1968).

Mais c’est au début des années 70 qu’il va faire une rencontre déterminante en la personne de Martin Scorsese, qu’il considère depuis comme son alter ego. Ayant tous deux grandis à Little Italy où ils se croisaient quelques fois, ce n’est que par l’intermédiaire de De Palma qu’ils se sont réellement connus au moment où Scorsese prépare son troisième film « Mean Streets » (1973). Si De Niro vise dans un premier temps le rôle principal, à savoir le personnage de Charlie, il finit par accepter celui de Johnny Boy, Némésis de ce dernier, Scorsese ne voulant pas se séparer d’Harvey Keitel avec qui il avait déjà collaboré.

Considéré comme autobiographique par son réalisateur, cet histoire de jeunes aspirants mafieux issus du quartier de Little Italy fut largement bien accueilli lors de la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes, permettant à Scorsese d’obtenir une renommée internationale. Pour De Niro, il fallut attendre encore un peu.

Mais il ne lui fallut pas longtemps pour être à son tour reconnu pour son talent : en 1974, il succède à l’immense Marlon Brando dans la peau du parrain de la mafia, Vito Corleone. Sous la direction de Francis Ford Coppola, il incarne le jeune Vito de sa jeunesse en Sicile à la création de la famille Corleone à New York. Bien lui en a pris puisqu’il décroche dans la foulée l’Oscar du meilleur second rôle.

C’est à la suite de sa seconde collaboration avec Scorsese qu’il rentre pour de bon dans la cour des grands. Dans le cultissime « Taxi Driver » (1976), il se voit enfin offrir un rôle principal et il ne va pas passer à côté de cette occasion de se mettre en évidence, se donnant corps et âme pour incarner au mieux Travis Bickle, un vétéran de la guerre du Vietnam en plein questionnement existentiel, devenu chauffeur de taxi.

Dans l’objectif de s’immerger dans le quotidien d’un chauffeur de taxi, il exerce ce dur métier pendant un mois durant lequel il sillonne les rues de New-York jour et nuit en étant que très rarement reconnu par les usagers malgré son rôle dans « Le Parrain 2 ».

Son interprétation d’un homme éprouvant les pires difficultés à réintégrer la société après son retour de la guerre et qui se sent investi d’une mission divine de purifier la ville de ses abominations est magistrale. Il s’impose comme un des acteurs les plus doués de sa génération, s’investissant totalement dans les rôles qu’il joue, ne sortant de ses ceux-ci qu’une fois le tournage terminé, alliant sérieux et improvisations restées dans les annales. Cette façon de travailler le rapproche de son aîné Marlon Brando, passé maître dans l’art de s’immerger dans les personnages qu’il incarne.

Malgré l’effusion de sang, cette ode à la violence est encore considérée aujourd’hui comme la pièce maîtresse de la carrière de Scorsese, résumant à lui seul son sens de la mise en scène. Palme d’or au festival de Cannes, ce chef d’œuvre marque le début d’une fructueuse collaboration entre les deux hommes, comptabilisant pas moins de huit longs métrages en commun à leur actif. Steven Spielberg dira très justement à leur sujet : « Bobby et Marty sont comme deux frères. On dirait que Bobby est l’alter ego de Marty. Marty laisse Bobby se charger de la violence ; c’est en quelque sorte son homme de main. »

  •  « Le talent est dans les choix qu’on fait ».

Les deux acolytes remettent le couvert dès l’année suivante avec un film d’un tout autre genre « New York, New York » (1977). Dans cette comédie musicale assez moderne pour l’époque, De Niro interprète Jimmy Doyle, un saxophoniste qui tombe sous le charme de la chanteuse Francine incarnée par Liza Minnelli. Dans ce curieux mélange de modernité et de cinéma d’antan, Scorsese fait vivre des personnages aussi réels, ambigus et intenses que ceux de « Mean Street » malgré un scénario plus joyeux.

Pour « Voyage au bout de l’enfer » (1978), autre chef d’œuvre de sa carrière, De Niro n’est pas accompagné de son mentor mais bien du regretté Michael Cimino. Il s’agit du premier film d’une longue série consacrée à la traumatisante et veine guerre du Vietnam qui marqua les américains au plus profond de leur âme. La plupart des cinéastes hollywoodiens ont vu dans ces œuvres une manière artistique d’affirmer haut et fort leur ressentiment à propos de ce conflit et la guerre en général, qu’ils jugent déraisonnable. A travers leur caméra, ces réalisateurs tentent de montrer le traumatisme physique et mental qu’on subit ces hommes réduit à de la chair à pâtée et les séquelles qu’ils garderont toute leur vie.

Contrairement à la plupart des films traitant du sujet, « Voyage au bout de l’enfer » prend une certaine distance vis-à-vis du contexte, il ne s’intéresse pas qu’à la guerre en elle-même, il la voit plutôt en trois axes : l’avant, le pendant et l’après. On commence par l’insouciance de trois jeunes ouvriers de la petite ville industrielle de Clairton (Pennsylvanie) qui n’imaginent pas vraiment ce qui les attend, avant de plonger sans transition dans l’horreur de la guerre durant laquelle ils sont fait prisonniers et s’évade à la faveur du jeu sordide de la roulette russe avant enfin de les voir réintégrer la société américaine tant bien que mal, tentative vaine pour certains d’entre eux.

Si ce film a lancé les carrières d’autres acteurs renommés que sont Meryl Streep et Christopher Walken, c’est bien ce cher Bobby qui porte le film sur ses épaules, tout comme son personnage de Mike qui est le socle sur lequel reposent ses compagnons d’infortune. Sur ce film, De Niro ne dérogea pas à sa réputation de perfectionniste et travailla dans une usine de sidérurgie pour se préparer à son rôle.

Mais le retour du binôme légendaire ne se fait pas attendre, pour sa performance suivante c’est De Niro lui-même qui convainc un Scorsese au plus mal, souffrant d’une dépendance à la cocaïne, de réaliser « Raging Bull » (1980), un biopic sur l’ancien boxeur Jake LaMotta. Acceptant sans grande conviction la proposition de son ami, le réalisateur met le pied à l’étrier malgré son aversion pour ce sport et offre aux spectateurs un des meilleurs représentant des films de boxe en prenant à contrepied le succès de Rocky, remplaçant l’épopée sportive par une histoire d’autodestruction.

Les efforts physiques que De Niro a entrepris pour le rôle du boxeur, s’entraînant sans relâche pour atteindre la musculature nécessaire avant d’interrompre le tournage pendant trois mois durant lesquels il dû prendre trente kilos pour mettre en scène l’après carrière du champion, lui valurent une nouvelle fois la reconnaissance de ses pairs avec l’Oscar du meilleur acteur. « Raging Bull » a également vu naître un autre duo important dans sa carrière, celui qu’il forme avec Joe Pesci.

Vient ensuite « La Valse des pantins » (1983), satire noire sur la persécution que peut subir une vedette de télévision, en l’occurrence Jerry Lewis, de la part du public. Malgré la pertinence de ses propos, la cinquième collaboration entre Bobby et Marty n’entre pas vraiment dans les annales, Scorsese allant même jusqu’à regretter « d’avoir réalisé le film de trop avec De Niro ».

Mais celui que beaucoup considèrent comme le meilleur film auquel a pris part l’acteur, on ne le doit pas à son réalisateur fétiche mais bien à Sergio Leone qui pour le dernier chef d’œuvre de sa magnifique filmographie réalise un des plus beaux films sur l’histoire de l’Amérique, sa grandeur et sa décadence : « Il était une fois en Amérique » (1984).

Le réalisateur italien nous embarque à la fin de la Prohibition où De Niro est Noodles, un truand enrichis grâce à la contrebande d’alcool qui doit effectuer une dernière livraison avec ses amis d’enfance devenus ses acolytes. Mais lorsque l’opération tourne au vinaigre et que ses compagnons se font tuer, ses souvenirs refont surface en longs flashbacks : on le retrouve quarante ans plus tôt, dans le quartier de Lower East Side.

Dans cette œuvre testamentaire de Sergio Leone, qui décède cinq ans après la sortie du film, De Niro est au sommet de son art, il explore avec brio les thèmes de l’amitié d’enfance, l’amour, la luxure, l’avarice, la trahison et les relations brisées dans un rôle de gangster qui lui va à merveille.

Cette fois, pas de retour vers Scorsese dont il s’émancipe pendant quelques années durant lesquelles il enchaîne les succès dans des genres divers et variés. En 1985, il met son talent au service du fantasque réalisateur britannique Terry Gilliam et son film d’anticipation « Brazil » où il prête ses traits à Archibald « Harry » Tuttle. Ce film expérimental reste à ce jour considéré comme une œuvre visionnaire criante de vérité pour l’époque où il est sorti, dans la lignée des récits de George Orwell.

L’année suivante, il donne la réplique à Jeremy Irons dans le drame historique « Mission » de Roland Joffré, ce film sacré Palme d’or au festival de Cannes 1986 le met en scène dans la peau d’un Jésuite en mission auprès du peuple Guarani dans la jungle luxuriante d’Amérique du Sud durant le 18e siècle.

 

  • Profession gangster :

C’est un retour aux sources qui se profile pour le projet auquel il participe ensuite puisqu’il retrouve le premier réalisateur à lui avoir fait confiance en la personne de Brian De Palma qui le choisit pour un rôle taillé à sa mesure, celui du célèbre chef de la pègre Al Capone, qui dominait Chicago et une bonne partie de la côte Est durant la Prohibition.  

Si « Les Incorruptibles » (1987) n’est pas la partition la plus aboutie de la carrière de De Palma, elle reste l’une des plus populaire grâce notamment à un casting XXL composé de Kevin Coster, d’Andy Garcia et de la légende Sean Connery. Le film aura surtout marqué le public par quelques fulgurances comme cette scène mythique où De Niro défonce le crâne d’un de ses sbires à coups de batte de baseball dans une interprétation plus que crédible du célèbre truand.

Le début des nineties marque ses retrouvailles avec Scorsese, sept ans après « La valse des pantins », pour un des plus notables films de gangster : « Les Affranchis ». En ayant fini avec ses problèmes de drogue, Marty est revenu au sommet de son art et offre à son public une sorte de synthèse de sa science de la mise en scène. Tel un virtuose, il enchaîne des plans séquences d’une grande maîtrise, comme l’entrée de Ray Liotta dans une boîte de nuit, avec des plans serrés d’une rare violence où Joe Pesci abat un confrère pour une mauvaise blague, d’autres scènes semblent quant à elles tout droit sorties d’un documentaire. Tous ces éléments réunis donnent au film un caractère authentique et prouve encore une fois toute l’habileté de ce maître du cinéma et son sens de la mise en scène stupéfiant, presque maniaque.

Si le film retrace surtout la vie d’Henry Hill interprété par Ray Liotta, jeune italo-irlandais rêvant de devenir gangster, de son ascension à sa chute, c’est bien De Niro qui tient le rôle central dans la peau de Jimmy Cornway, tour à tour père spirituel puis mentor des aspirants mafieux, il est celui sur qui tout repose dans un trio marquant du cinéma de Scorsese complété par un Joe Pesci au top de sa forme.

Il enchaîne avec deux rôles proches et éloigné à la fois dans « L’Eveil » (1990) et « Les nerfs à vifs » (1991), proches car il incarne deux personnages névrosés mais éloigné dans leurs propos. Dans le premier, il incarne Léonard Lowe, un adulte résident dans une clinique psychiatrique, mutique depuis une maladie dont il fut victime durant son enfance et sauvé par l’arrivée d’un médecin aux méthodes révolutionnaire (Robin Williams). Dans le second, où il collabore à nouveau avec Scorsese, il incarne un repris de justice fou furieux prêt à tout pour se venger de l’avocat qu’il estime responsable de son incarcération (Nick Nolte).

Après des apparitions remarquées dans « Il était une fois le Bronx » (1993) qu’il a lui-même réalisé puis dans le « Frankenstein » de Kenneth Branagh (1994), il participe à deux nouveaux films où il se glisse dans la peau de gangsters notoires : « Casino » de Martin Scorsese et « Heat » de Michael Mann, tous deux sorti en 1995.

Si à première vue « Casino » ressemble à s’y méprendre aux « Affranchis » de par son casting et sa thématique de gangsters, il en est plutôt l’antithèse. La vitalité des petits truands qui aspirent à la réussite matérielle cède la place à la mise en scène d’une longue agonie qui mêle la fin du Las Vegas des années soixante à la décomposition d’un couple. Celui qu’il forme ici avec Sharon Stone n’est pas sans rappeler celui qu’il formait avec Liza Minnelli dans « New York, New York ».

« Heat » c’est l’histoire d’une confrontation entre deux monstres sacrés du cinéma, De Niro dans la peau d’un chef d’une équipe de braqueurs et Al Pacino dans celle d’un lieutenant de police opiniâtre qui se livrent une lutte à distance et voient leurs vies privées et professionnelles se lier inéluctablement. Un face à face entre les deux acteurs qui n’intervient qu’au bout d’une heure de film et dont la durée n’excède pas dix minutes mais qui est resté culte. Ce qui rend cette scène encore plus mythique est qu’elle n’a jamais eu lieu physiquement, les deux acteurs ne s’étant pas croisés sur le tournage du film. Techniquement, Michael Mann a utilisé deux caméras de manière simultanée en champ/contrechamp. Al Pacino et Robert De Niro apparaissent donc tour à tour à l’écran, mais jamais en même temps.

  • Virage difficile

La suite de la décennie le voit apparaître dans quelques très bons films mais dans des seconds rôles pour la plupart, on le voit dans deux œuvres de Barry Levinson dans lesquels il côtoie Dustin Hoffman : le controversé drame judiciaire « Sleepers » (1996), puis dans la comédie « Des hommes d’influence » l’année suivante. Des seconds rôles qui ne sont pas restés dans les mémoires au contraire de celui qu’il s’est vu offrir par Quentin Tarantino dans le polar « Jackie Brown » où il apparaît un peu en guest-star.

S’en suit un important changement de registre pour l’acteur avec la comédie « Mafia Blues » où il livre une interprétation comique surprenante mais réussie en parrain dépressif dans laquelle il multiplie les références aux performances les plus emblématiques de sa carrière.

L’âge n’aidant pas, il ne s’investit plus aussi assidûment dans les rôles qu’il accepte, se dirigeant de plus en plus vers la comédie sans pour autant perdre son aura légendaire. Il connaît un certain succès avec « Mon beau-père et moi » (2000) dans lequel il joue de son image de dur à cuire, forçant parfois le trait, en interprétant un beau-père vétéran dur à cuire martyrisant Ben Stiller. Rôle qu’il accepte de reprendre pour les deux suites du film sorti respectivement en 2004 et en 2010.

Après avoir convaincu ses pairs pour son premier film comme réalisateur « Il était une fois le Bronx » dans les années 90, il tente à nouveau l’expérience avec l’ambitieux drame historique qu’est « Raisons d’État » (2005) dans lequel il dirige la star Matt Damon et son ami Joe Pesci qu’il parvient à sortir de sa retraite. Le succès n’est malheureusement pas au rendez-vous.

En 2009, il amorce un certain retour au premier plan dans des rôles qui lui ressemblent plus avec le thriller de science-fiction « Limitless », porté par Bradley Cooper. Il poursuit sa reconquête des critiques avec la comédie dramatique« Happiness Therapy » (2012), de David O. Russell où il seconde le tandem formé par Bradley Cooper et Jennifer Lawrence. Il retrouve ce trio pour « American Bluff » en 2013 puis le biopic « Joy » sorti en 2015. Il continue à se faire plaisir avec deux comédies assez différentes : Il joue aussi un parrain de la mafia retraité dans « Malavita » de Luc Besson en 2013 et dans « Le Nouveau Stagiaire » (2015) où son duo avec Anna Hathaway a séduit les critiques comme le public.

Robert De Niro fait partie, à l’instar d’autres acteurs de sa génération comme Hoffmann, Nicholson ou encore Harrison Ford, des monstres sacrés du cinéma moderne, ceux pour qui chaque nouvelle apparition sur les écrans est un événement. Il a travaillé avec les plus grands cinéastes de notre époque dans des styles très éclectiques même si les rôles de gangsters lui collent à la peau, un acteur multi récompensé dont les phrases, sous formes de punchlines sont entrées dans la légende : qui n’a jamais prononcé « You talkin’ to me ? » ou « You fuck my wife ? » devant son miroir ?

Un comédien au talent hors norme, ses plus grands rôles sont le fruit d’intenses préparations. Un homme qui n’a pas peur de clamer haut et fort ses opinions en dehors des plateaux de tournage comme en témoignent ses récentes sorties à l’encontre de Donald Trump.

On a tous hâte de le retrouver dans « The Irishman », sa nouvelle collaboration avec son ami de toujours, Martin Scorsese, dans lequel il retrouvera également ses anciens partenaire Joe Pesci, Harvey Keitel et surtout Al Pacino. Un film qui, espérons-le, tiendra toutes ses promesses.

Damien Monami – Le 16 août 2018

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