Plus qu‘une belle gueule.

Brad Pitt

Depuis presque trente ans, il est le sex-symbol de toute une génération, la simple évocation de son nom suffit à faire saliver une partie de la gente féminine et faire naître la jalousie chez les hommes.

Un corps et un visage sublimes au début de sa carrière, Brad Pitt incarnait le fantasme absolu de la star hollywoodienne. Un statut qui a souvent éclipsé ses grands talents de comédien, lui qui a tourné avec de fantastiques réalisateurs (Terry Gilliam, Ridley Scott, Pakula, Jean-Jacques Annaud, James Gray) et est même devenu l’acteur fétiche de deux génies comme David Fincher et Quentin Tarantino.

Un acteur et producteur accompli qui a marqué définitivement le cinéma de son empreinte avec des rôles cultissimes. Alors même s’il n’a pas encore obtenu la récompense suprême pour ses talents de comédien (il en a par contre remporté un comme producteur pour « 12 ans d’esclavage »), il est temps de vous prouver que Brad Pitt est bien plus qu’une belle gueule. Découverte d’un acteur exceptionnel.

  • Un décollage compliqué :

William Bradley Pitt est né le 18 décembre 1963 à Shawnee dans l’Oklahoma, régions pieuses et sauvages, pour Hollywood moins pourvoyeuses d’icônes humaines que de décors telluriques.  Issu d’une famille comme les autres, son père William Alvin est chef d’une entreprise de transport et sa mère, Jane, est conseillère d’éducation dans un lycée de la ville. Il possède des origines allemandes, cherokee, britanniques et irlandaises. Il est le premier des trois enfants du couple qui compte aussi Doug né en 1966 et Julie née en 1969.

Le jeune Brad grandit à Springfield dans l’état du Missouri, il est même enfant de chœur dans une église baptiste. Il suit des études dans le lycée du coin, élève modèle, il participe à de nombreuses activités extra-scolaires (plusieurs équipes sportives, club d’éloquence et spectacles musicaux).

Jeune diplômé, il entreprend des études d’architecture et de design pour ensuite se lancer dans le domaine du journalisme et de la publicité à l’Université du Missouri à Columbia.

Il se destine finalement aux arts dramatiques et obtient son diplôme de fin d’études grâce à sa passion pour le cinéma.

Avec 300 dollars en poche, il décide de partir à la conquête de la Cité des Anges (Los Angeles) pour commencer une carrière d’acteur.

La dure réalité du showbiz le rattrape, les débuts sont difficiles, pour subvenir à ses besoins, le jeune Brad doit faire de multiples petits boulots. De déménageur à chauffeur livreur, en passant par serveur déguisé en poulet et même chauffeur de stripteaseuses, le futur acteur de « Fight Club » vit des heures sombres pour assouvir sa soif de cinéma. Durant ses temps libres trop peu fréquents, il suit des cours d’art dramatique dans l’atelier de Roy London tout en enchainant les auditions.

A cet instant, rien ne prédispose Brad Pitt à devenir une icône d’Hollywood.

Il décroche quelques petits rôles à la télévision et dans des publicités. Et c’est finalement grâce un spot pour les jeans Levis qu’il est repéré par un producteur. Le début d’une notoriété qui ne va cesser de grimper.

  • Une ascension fulgurante :

En 1987, on peut l’apercevoir discrètement dans « Sens unique » avec Kevin Costner et dans « Neige sur Beverly Hills » avec Robert Downey Jr. Le jeune acteur obtient également des petits rôles dans les séries « Dallas » et « 21 Jump Street » avec au casting un certain Johnny Depp.

On le retrouve ensuite en compagnie de Juliette Lewis (avec qui il sera en couple durant 3 ans) dans le très bancal « Trop jeune pour mourir ».

Sa carrière va pourtant prendre un grand tournant à placer sous le signe de la malchance puisqu’il tourne en Yougoslavie « The Dark Side of The Sun » mis en scène par Bozidar Nikolic. Il s’agit de son premier grand rôle, malheureusement pour lui, les pellicules sont égarées dans un pays en pleine guerre civile.

Cependant en 1991, le sort va enfin lui être favorable puis qu’il tourne sous la direction de Ridley Scott dans le drame intimiste « Thelma et Louise ». Son apparition courte mais remarquée en fantasme d’auto-stoppeur au torse musclé muni de son chapeau de cow-boy (Geena Davis exigera de jouer elle-même la scène de sexe) le fait passer dans une autre dimension. En très peu de temps il s’empare d’un statut de sex-symbol qui lui offre une visibilité bienvenue auprès du public et des studios.

On le retrouve la même année dans « Johnny Suede » (1991) de Tom DiCillo, dans lequel Brad trouve son premier vrai rôle de cinéma, en aspirant Ricky Nelson qui fait des soirées mousses avec Catherine Keener. Loin d’être un film mémorable de sa filmographie, ce long métrage lui permet de confirmer ses talents de comédien et de décrocher le rôle de Paul Maclean dans « Et au milieu coule une rivière » en 1992 du grand Robert Redford.

Une très belle fable écologiste dans laquelle il incarne avec convictions un pê(é)cheur, dans les deux sens du terme. Brad Pitt a même reçu les louanges de son réalisateur allant jusqu’à le considérer comme son digne successeur.

On retrouve ensuite le comédien dans un second rôle dans lequel la drogue le rend drôle, très drôle, dans l’excellent « True Romance » de Tony Scott, un tournage sur lequel il retrouve un certain Quentin Tarantino, celui-ci ayant rédigé le scénario, une belle amitié va naître entre les deux hommes qui travailleront ensemble bien plus tard.

  • Casser son image de Sex-Symbol :

Grâce son image de beau gosse qui lui ouvre de nombreuses portes, l’acteur ne va pourtant pas hésiter à casser son image d’ange blond dans des films emblématiques des années 1990.

Ainsi, Brad Pitt poursuit son ascension avec « Entretien avec un vampire » en 1994, première réalisation hollywoodienne de l’Irlandais Neil JordanThe Crying Game ») et dans lequel il interprète un vampire du 17e siècle. Brad Pitt y joue à la fois celui que le narrateur, modeste journaliste, fantasme ; et celui qui fait de même avec Lestat (Tom Cruise), son mentor et souverain éternel. Une interprétation toute en sensibilité et sensualité qui l’installe définitivement comme un acteur à suivre dans les années à venir dans une œuvre qui réinvente avec intelligence le mythe du vampire au cinéma. Un film élégant, classique, efficace porté par les statures distinguées de son duo d’acteurs.

Après cette composition à contre-emploi, le comédien va pourtant retourner faire une petite pause dans un rôle plus glamour avec « Légende d’automne » (1994) d’Edward Zwick, une œuvre intéressante mais anecdotique à la vue des prochaines œuvres de sa filmographie malgré une première nomination aux Golden Globes.

On retrouve ensuite le beau Brad en 1995 dans deux autres grands moments de sa carrière.

D’abord avec le somptueux « Seven » (Se7en) de son ami David Fincher dans lequel il donne la réplique à sa compagne Gwyneth Paltrow mais aussi au grand Morgan Freeman.

Le jeune acteur est absolument brillant en jeune flic intrépide et colérique recherchant l’approbation et l’admiration de ses pères. Un jeune homme qui passe un rite d’initiation vers l’enfer qui l’attend pour le reste de sa vie dans cette véritable machine infernale initiée par un machiavélique Kevin Spacey.

Un thriller ultime à l’ambiance inégalable qui est un carton au Box-Office et assied le statut de star de Brad. Le long métrage marque la première collaboration entre le cinéaste de « Gone Girl » et l’acteur du récent « Ad Astra ».

Ensuite avec « L’armée des 12 singes » du génial Terry Gilliam. Le cinéaste des « Monty Python » signe un film d’action virtuose inspiré du court métrage « La jetée » de Chris Marker.

Au-delà des paradoxes temporels empruntés à Marker, on voit un macho sympathique (Bruce Willis) plongé dans un enfer en forme de thriller hitchcockien. Aux côtés d’un Bruce Willis à fleur de peau, Brad Pitt est tout bonnement impressionnant.  Un rôle pour lequel il reçoit le Golden Globes du « meilleur acteur dans un second rôle » et sa première nomination aux Oscars. Brillant !

  • La première règle est de ne pas en parler :

Après un petit détour réussi en 1996 chez Barry Levinson dans « Sleepers » aux côtés de Robert De Niro, Kevin Bacon et Dustin Hoffman, Brad Pitt tourne en 1997 sous la direction d’Alan Pakula dans « Ennemis rapprochés » en compagnie du grand Harrison Ford. Malheureusement pour ce projet qui tenait à cœur à l’acteur, le film est un échec au Box-Office suite des remaniements de scénario et des désaccords avec l’interprète d’Indiana Jones.

Après ce contre-temps, le comédien enchaîne avec « Sept ans au Tibet » (1997), une quête spirituelle filmée par Jean-Jacques Annaud. Une grande aventure dépaysante sur fond de discours politique soutenue par des décors somptueux et un Brad Pitt touchant dans le rôle d’un jeune homme en quête de réponses.

Le réalisateur du « Nom de la Rose » ne cache d’ailleurs pas son admiration pour l’acteur :

« Le tournage a été idyllique. Il m’a dit une chose très touchante : “Je fais ce métier pour faire les films que vous faites.” C’était très sincère, et il l’a prouvé depuis : il a essayé de faire des choix éclectiques, ambitieux souvent, risqués parfois. Je suis heureux de voir qu’il a gardé le cap.

Ce fut un délice de travailler avec lui parce que justement, il se donne beaucoup de mal. Il veut apprendre, progresser, être meilleur et faire des films intéressants. Sur le tournage, cela se traduit par une très grande concentration, par le désir de toujours faire mieux. Il s’améliore au cours des prises et insiste pour en faire des supplémentaires. Il est très à l’écoute de ce que dit le metteur en scène. Il se donne beaucoup de mal pour lui donner satisfaction. Brad est travailleur et consciencieux, au contraire d’autres acteurs qui sont plus impulsifs et peuvent se satisfaire de la première prise. Il avait le statut de jeune premier le plus sexy du monde, ce qui l’exaspérait, car il voulait être respecté pour son travail ».

On retrouve ensuite le comédien qui use à nouveau de ses charmes en interprétant la Mort dans le romantique et touchant « Rencontre avec Joe Black » de Martin Brest en 1998. Un mélo théâtral et feutré (un peu long et violoneux) soutenu par de très beaux décors et porté par une réalisation classique. Le film vaut surtout le coup pour le duo Hopkins/Pitt dont la beauté du second déborde de chaque plan.

En 1999, Brad Pitt retrouve pour la seconde fois David Fincher pour le cultissime « Fight Club ». Une œuvre extrémiste, corrosive et inventive qui divise la critique et le public à sa sortie. Un joli flop au Box-Office qui deviendra finalement un film culte grâce à sa sortie en vidéo. Un film coup de poing dans lequel Brad Pitt interprète Tyler Durden, un séduisant penseur anarchique qui entraîne Edward Norton dans sa spirale infernale. L’acteur est incroyable dans ce rôle qui lui va à merveille. Il forme un duo parfait avec son compère pour prôner le retour au tribal en créant le Fight Club, une secte aux ramifications nationales dans laquelle les rebuts de la société se transforment en anarchistes.

Une allégorie désespérante d’une société sans repère. Magistral !

  • D’icône à Superstar :

Au début des années 2000, Brad Pitt est désormais bien installé dans le showbiz et son l’étoile brille de mille feux. Son simple nom impliqué dans un projet ou sur une affiche déplace les foules dans les salles obscures. L’acteur continue donc à prendre des risques en choisissant des rôles permettant d’agrandir son répertoire et sa palette de jeu. Il rejoint ainsi le casting de « Snatch : tu braques ou tu raques » de Guy Ritchie. Un œuvre qui propose des personnages hauts en couleur, un scénario délirant et le tout porté par une mise en scène habile. Un joli succès dans lequel Brad s’en donne à cœur joie et qui lui va comme un gant.

Après une petite récréation dans « Le Mexicain » de Gore Verbinski, il retrouve un de ses modèles, Robert Redford, dans « Spy Games » de Tony Scott.  

Brad Pitt va ensuite enchainer avec le premier volet de la trilogie « Ocean » entre 2001 et 2007 de Steven Soderbergh, des films de potes agréables en compagnie de George Clooney (et de Matt Damon) avec lequel, il forme la plus glamour paire de meilleurs potes du monde.  Une trilogie qui assoit un peu plus sa popularité.  

En 2004, Brad Pitt prend part à la superproduction de Wolgang Petersen, « Troie » (budget de 175 millions de dollars), le péplum étant à nouveau à la mode après le succès retentissant de « Gladiator » en 2000.

Malheureusement, le succès critique du film ne sera pas au rendez-vous malgré presque 500 millions de dollars au Box-Office. L’acteur regrettera même d’avoir accepté le rôle du puissant Achille (dieu prisonnier du monde des hommes, qui s’en console en les surpassant tous). Il est vrai que personne ne lui arrive à la cheville au casting (au talon serait-on tenté de dire), l’acteur surnage au milieu d’un film ni bon ni mauvais.

Brad Pitt décidera d’ailleurs après cette aventure, de choisir plus judicieusement ses projets.

On peut ne pourtant pas dire que son projet suivant soit un choix qualitatif avec « Mr & Mrs Smith » en 2005 de Doug Liman, si ce n’est qu’il y rencontre Angelina Jolie pour l’histoire sentimentale qui s’en suivra. Le cinéaste du futur « Edge of Tomorrow » a au moins le nez fin de mettre en scène avec drôlerie et finesse les scènes de la vie domestique d’un couple de super-espions/superstars. En fait, c’est Nicole Kidman qui devait au départ tenir le rôle féminin, et son départ du projet avait failli y faire renoncer celui qui était alors « Mr Jennifer Aniston ». Cependant l’arrivée d’Angelina a fait changer d’avis le bon Brad et déclencher un divorce quelques mois plus tard.

  • La reconnaissance artistique :

A partir de 2006, le Brad Pitt superstar commence sa mue vers l’acteur caméléon qu’il est aujourd’hui. Il vient tout juste de fonder sa propre société de production quatre ans plutôt, « Plan B » qui a pour ligne directrice de financer des films indépendants et de jeunes réalisateurs. Sa première production n’est autre que « Les Infiltrés » de Martin Scorsese. Un premier bon coup puisque le film remporte l’Oscar du « meilleur film » et du « meilleur réalisateur ».

Il rejoint ensuite le casting du second film américain d’Alexandro Gonzales Iñarritu, auteur en 2001 de « 21 grammes », dans le somptueux « Babel » aux côtés de la fantastique Cate Blanchett. Une œuvre couronnée au Festival de Cannes du prix de la mise en scène qui raconte trois histoires situées entre le désert marocain, la frontière américano-mexicaine et Tokyo. Dans « Babel », l’acteur américain est aux prises avec la violence, il campe le rôle d’un touriste américain victime avec sa femme d’un accident aux répercussions planétaires. Un film remarquable magnifié par la prestation de Brad Pitt et de Cate Blanchett. L’acteur compose un personnage touchant qui tente de raviver la flamme de son couple.

Il enchaine ensuite avec le glaçant et mélancolique « L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » d’Andrew Dominik dans lequel il campe le célèbre Jesse James, à la fois touchant et totalement habité par son personnage, il recevra la coupe Volpi pour la meilleure interprétation masculine à la Mostra de Venise pour sa performance.

Le début d’une reconnaissance critique et artistique qui ne va cesser de croître.

Il passe ensuite dans un autre registre, la comédie, avec son rôle dans le film des frères Coen, « Burn After Reading ». Un long métrage dans lequel il tente de détruire en pièces son image de sex-symbol avec ce personnage désopilant de coach sportif pas fute-fute. Il préfère collaborer avec des auteurs signant des œuvres personnelles plutôt qu’avec des mercenaires de studios qui travaillent à la commande et élèvent les blockbusters au rang de crimes en série. Une démarche qualifiée de prise de risques ou de choix artistiques, selon que l’on envisage le cinéma en tant que business ou en tant que Septième Art.

Preuve que l’intéressé privilégie la seconde définition, la description qu’il fait de son personnage dans le film : « Je ne m’attendais pas à ce (qu’il) soit un abruti au crâne vide, mâchouilleur de chewing-gum, buveur de Gatorade et accro à l’iPod. C’est un idiot total… mais il a bon cœur. Je considère donc ce rôle comme un tremplin pour ma carrière ».

Une comédie d’espionnage stylée et hilarante, au casting royal dans lequel il retrouvait notamment son ami George Clooney.

En 2008, Brad Pitt retrouve David Fincher, son réalisateur fétiche, pour « L’Etrange histoire de Benjamin Button ». Une histoire qui lui tenait vraiment à cœur selon le cinéaste de « Seven » : « Brad Pitt s’intéressait à cette histoire depuis près de dix-sept ans ». Résultat : « L’Etrange Histoire de Benjamin Button » est une émouvante parabole sur les liens tourmentés entre l’amour et le temps. Un long-métrage qui raconte donc mille histoires d’amour en une, soutenu par des effets visuels ambitieux, un Brad Pitt une nouvelle fois fabuleux (il décroche sa seconde nomination aux Oscars) au côté de Cate Blanchett et une mise en scène d’une grande maestria.

Il joue ensuite pour la première fois sous la direction de Quentin Tarantino dans le fantastique « Inglourious Basters » en 2009. Une des plus éclatantes réussites du cinéaste de « Pulp Fiction » ou du moins de son film le plus complet. Brad Pitt y incarne magistralement le lieutenant Aldo Raine, chef de son commando de soldats juifs américains menant des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. Un gros succès pour l’acteur qui y prend manifestement beaucoup de plaisir.

L’acteur va ensuite s’aventurer dans « The Tree of Life » du grand Terrence Malick, ce qui tend à prouver que Brad Pitt n’est pas seulement une cible pour paparazzi mais aussi l’un des acteurs les plus convoités par les grands réalisateurs dans cette fable mystique enivrante et pleine d’audace qui reçoit la Palme d’or à Cannes en 2012.

Il poursuit sa quête de rôles sérieux et engagés dans « Le Stratège » de Bennett Miller en 2011, un drame dans le milieu du baseball américain dans lequel il est une nouvelle fois fabuleux avec Jonah Hill génialement taiseux. Cette performance lui vaut sa troisième nomination aux Oscars.  

Brad Pitt retrouve ensuite pour « Cogan : la Mort en douce » Andrew Dominik en 2012 dans lequel il interprète un tueur à gage glacial mais convaincant.

Grâce à sa société de production « Plan B », il remporte finalement son premier Oscar en tant que producteur pour « Twelve Years a Slave » de Steve McQueen en 2013.

On le retrouve également à l’affiche du sombre « Cartel » du grand Ridley Scott en 2013. Des rôles secondaires qui lui permettent pourtant de dévoiler davantage ses talents d’acteurs.

En 2014, il prend part à « Fury » de David Ayer, un plongeon haletant et concret dans la boue et la terreur de la seconde guerre mondiale dans lequel il est une nouvelle fois excellent avec un jeu tout en puissance et conviction.

Il enchaîne ensuite avec « The Big Short » d’Adam McKay dans un second rôle, pour ensuite donner la réplique à Marion Cotillard dans « Alliés » du grand Robert Zemeckis. Il fait ensuite son premier saut chez Netflix dans « War Machine », un rôle de général de l’armée surprenant.

Après un caméo surprise dans « Deadpool 2 », il y joue l’homme invisible, 2019 est clairement une grande année pour le comédien.

Il était d’abord attendu au casting de la fresque cinématographique de Tarantino, « Once Upon a Time… In Hollywood », où il donne la réplique au brillant Leonardo DiCaprio. Il y joue Cliff Booth, cascadeur, chauffeur et ami du personnage de DiCaprio depuis plusieurs années. Un rôle dans lequel il est une fois de plus éblouissant avec son look de Steve McQueen. Une performance qui lui vaut une nouvelle nomination aux Golden Globes en 2020.

Il fut dernièrement à l’affiche du fabuleux « Ad Astra » du non moins génial James Gray. Un conte spatial existentiel porté par la fabuleuse prestation du comédien, véritable aimant de toute l’attention, qui dévore littéralement l’écran par sa prestance et sa sensibilité. L’acteur déploie une palette de jeu fabuleuse, aussi bien dans les silences que dans les moments de bravoure et qu’on espère bien voir récompensé aux prochains Oscars.

Certains comédiens choisissent d’interpréter des rôles par simple goût du jeu, d’autres y ajoutent des convictions. Il semble que Brad Pitt fasse partie de la seconde catégorie. On sent chez lui une quête de sens et une volonté de prouver qu’il est bien plus qu’un beau visage. Sa filmographie est à marquer du sceau de l’excellence par ses choix et son désir de tourner avec les plus grands réalisateurs.

Le masque de la perfection a laissé place à une mélancolie toujours plus profonde comme l’atteste sa brillante prestation dans le récent « Ad Astra ». Le beau Brad est finalement devenu ce qu’il voulait être, reconnu pour son travail et admirer pour son talent. Bref un très grand acteur qui ne cesse de nous épater.

Julien Legrand – Le 18 décembre 2019

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