deux robert(s) qui font la paire

Le Juge

Il y a parfois des films qui passent comme ça inaperçus. Ils ne possèdent pas nécessairement un budget illimité mais sont souvent dotés d’un casting impressionnant, des stars venues se détendre entre deux tournages de blockbusters.
« Le Juge » est de cette trempe là, mis en scène par David Dobkin, réalisateur spécialisé dans la comédie comme « Serial Noceurs» (2005) et  

« Échange Standard » (2011). 

Le metteur en scène change ici radicalement de registre avec “Le Juge”, mélodrame hollywoodien accompagné d’un casting cinq étoiles avec Robert Downey « Iron Man » Jr, le grand Robert Duvall (« Le Parrain »), Vera Farmiga (« Les Infiltrés »), Vincent D’Onofrio (« Full Metal Jacket », « Daredevil », la série) ou encore Billy Bob Thornton (« Fargo »). 

Ce film nous emmène dans une petite ville perdue dans l’état d’Indiana pour une histoire familiale oscillant entre drame et comédie.

Résumé :

Fils de magistrat, Hank Palmer, grand avocat, revient dans la petite ville de son enfance, où son père, qu’il n’a pas revu depuis longtemps, est soupçonné de meurtre. Il décide alors de mener l’enquête pour découvrir la vérité et, chemin faisant, renoue avec sa famille avec laquelle il avait pris ses distances …

(Allociné)

Le film de Dobkin est du grand cinéma, du vrai divertissement comme le spectateur l’aime. Il allie belle histoire et émotions, accompagnés de romance, de rires et d’aventure humaine. 

Un retour au sources d’Hollywood et ses mélodrames à l’ancienne. Le cinéaste rend hommage à des films chers à l’âge d’or du cinéma comme le film « Du Silence et des Ombres » (1963) de Robert Mulligan avec Grégory Peck et l’un des premiers rôles de Robert Duvall.

Ce long métrage est autant un film de procès qu’un drame familial, romantique et comique. « Le Juge », c’est du beau cinéma classique, dense parfois prévisible tout en restant touchant dans cette belle histoire racontée avec des codes connus, mais toujours efficaces.

Des comédiens absolument exceptionnels dans cette bouleversante fresque familiale (mention spéciale à Robert Duvall donnant une leçon d’humanité et nommé à l’oscar du meilleur second rôle). 

« Le Juge » est de ces films qui impressionnent à la sortie de la salle, il n’est d’ailleurs pas sans rappeler le cinéma d’un certain Clint Eastwood avec « Sur la Route de Madison » (1995) auquel Dobkin rend hommage.

Et même si parfois, le film se permet certaines longueurs dans l’élaboration de ses personnages, « Le Juge » s’évertue d’émouvoir le spectateur avec ses thématiques universelles comme l’amour entre un père et ses enfants, le sens de la vie, les regrets, le besoin de reconnaissance et le deuil.

Au centre de cette tornade, « Deux Robert(s) » (sans mauvais jeu de mots) retiennent toute notre attention dans cette relation père-fils avec ses vieilles querelles. Robert Downey Jr joue une partition à la fois charismatique, charmeuse et drôle bien que colérique et accablée. Face à lui, la légende vivante Robert Duvall éblouissant en père arrogant, grincheux et portant le poids du monde sur les épaules.

« Le Juge » est une leçon de vie avec un riche contenu. Un mélodrame touchant, mais escarpé comme la vie elle-même. Il nous emporte avec ses émotions et sa dureté tel un ouragan. Un film poignant jusqu’au bout !

 

 

Note: 7,5/10

 

Julien Legrand – 20 juin 2018

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur google
Google+
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn
Fermer le menu