Un Thriller frileux.

The Wall - La Faille

Sur 13ème Rue avant l’excellent « I’m the night » avec Chris Pine et après « Carter » que nous vous présentions récemment ; « The Wall – La Faille » est une autre mini-série policière canadienne réalisée par Frédéric Ouellet (la série « Victor Lessard ») composée de 8 épisodes.

Après les grands espaces, vous laisserez-vous tenter par un huis-clos enneigé porté par d’excellents acteurs avec Isabel Richer, Alexandre Landry, Maripier Morin, Jean-Philippe Perras en tête.

Synopsis :

La colonie minière Fermont, dans le grand nord canadien, voit son quotidien basculer le jour où le corps d’une jeune danseuse est retrouvé dans une conduite d’aération du “Mur”. Céline Trudeau sergent-détective chevronnée est envoyée sur les lieux du crime et découvre le corps de la jeune femme dont le visage est caché par un masque chinois…

Le Québec dans sa partie glacée possède des régions peu exploitées à la télévision ; « The Wall », dont le titre original est « La Faille », est un drame policier sur fond de meurtres et d’enquête au sein d’une communauté minière aux frontières du Labrador.

Le meurtre d’une gogo danseuse bouleverse l’équilibre de cette colonie isolée, regroupée à l’intérieur d’un « mur ».  Soit un immense centre de services, d’administrations, de loisirs et de commerces regroupé dans un vaste bloc qui n’est pas sans évoquer « Les Monades urbaines » du roman de Robert Silverberg .

Par son décor glacial et enneigé le sujet en évoque d’autres tels « Broadchurch » ou le remake américain « The Killing », voire « Fortitude », mais il aurait peut-être mérité un format plus ramassé en 6 épisodes comme « Bodyguard » évitant de se perdre dans deux trois récits secondaires qui n’apportent pas grand-chose à l’intrigue principale.

« The Wall » souffre malheureusement de nombreuses imperfections et on se prend à rêver de ce qu’un autre réalisateur canadien tel Denis Villeneuve aurait pu apporter de fluidité à l’intrigue et de profondeur aux personnages. Il y avait de la place pour faire du « mur » de Fermont un univers plus anxiogène à la « Blade Runner » et du serial killer recherché une sorte de fantôme à la « Seven ».

Au final un joli succès d’estime au Québec qui prépare une saison deux pour la chaîne Club Illico mais un sujet et une ambiance qui ne trouveront peut-être pas un public aussi réceptif en Europe malgré son originalité

Note : 6,5/10

Yves Legrand – Le 8 juin 2020

Sources Photos : 

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