« Guy Ritchie va bien et il vit heureux à Londres ! »

The Gentlemen

Avec son casting « So British » impressionnant (Hugh Grant, Charly Hunnam, Matthew McConaughey, Colin Farrell) Guy Ritchie nous revient après le succès surprenant de son remake Live de « Aladdin », son bide retentissant de son « Roi Arthur » (alors qu’il prévoyait cinq longs métrages) et sa tentative avortée de réactiver une franchise comme « The Man from U.N.C.L.E ». Le cinéaste revient à ses premiers amours avec le genre qui l’a fait connaître «(« Snatch ») entre film de gangsters, comédie délirante et film noir.

Alors pari réussi ? Notre critique que nous rendrons aussi énigmatique que le sujet afin de ne pas vous divulgâcher le plaisir d’une toile.

Synopsis :

Quand Mickey Pearson, baron de la drogue à Londres, laisse entendre qu’il pourrait se retirer du marché, il déclenche une guerre explosive : la capitale anglaise devient le théâtre de tous les chantages, complots, trahisons, corruptions et enlèvements… Dans cette jungle où l’on ne distingue plus ses alliés de ses ennemis, il n’y a de la place que pour un seul roi !

Doté d’un pitch simple et efficace. Oscillant entre fiction et réalité avec un Hugh Grant absolument irrésistible, Ritchie nous dévoile une histoire dont l’écriture scénaristique nous donne à voir une possibilité pour enchainer avec une autre… temps et si bien qu’il faudra vous armer de patience (le film est long et verbeux) pour ne pas perdre le fil des possibles.

C’est ce qui fait malheureusement un peu baisser la notation de cette comédie noire car Ritchie aime tellement ses acteurs à qui il a concocté des  dialogues et des répliques extraordinaires tant et si bien qu’il n’a pas su choisir quoi couper au montage. Chaque scène des comédiens principaux offrant des joutes oratoires remarquables.

Colin Farrell est notamment le plus surprenant, affublé d’un training comm costume improbable et doté d’une incroyable palette de bons mots et de punchlines. Matthew McConaughey fidèle à lui-même et classieux au possible en riche sociopathe. Quant à son bras droit, Charlie Hunnam (qui  briguerait bien le rôle principal )  est parfait dans son rôle trouble de gentleman paisible prêt à péter les plombs au quart de tour.

Comme le disait le sous-titre de cet article en parodiant  le titre de la comédie sur Jacques Brel, Guy Ritchie va bien et il vit  heureux à Londres réussissant le tour de force de mixer un film de gangsters avec une comédie noire et tout ce qui se fait de mafieux, d’arnaques, de complots ; mélangeant le tout avec classe dans un shaker XXL comme un vrai gentleman dégusterait un cocktail.

« Guy Ritchie is back » et son retour est diablement efficace.

Note : 7,5/10

Yves Legrand – Le 22 février 2020

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