Klaus to me

Klaus

Comme chaque année lorsque l’ambiance chaleureuse de Noël se fait sentir et que les guirlandes remplissent le sapin, les films sur ce thème féerique sont florissants. Les écrans, petits comme grands en sont envahis pour le plus grand bonheur de certains, fanas de cette période enchantée, mais aussi pour le malheur de ceux pour qui Noël est l’épreuve de l’année (coucou « Le Grinch »).

Après une année 2019 concluante grâce à des film comme « Les Chroniques de Noël » porté par le charismatique Kurt Russel, et le remake en animation du « Grinch », dans lequel Benedict Cumberbatch succédait avec succès au fantasque Jim Carrey, la nouvelle cuvée semble partir sur de bonnes bases elle aussi.

A cet égard, la sortie sur Netflix du film d’animation « Klaus », première production du genre pour la plateforme de streaming, devrait suivre les traces de ses prédécesseurs et nous en mettre plein la vue en attendant de savourer en famille dinde et bûche de Noël. Reste à espérer qu’il soit digne d’accompagner ce bon repas (ou de le sauver).

Synopsis :

Après avoir obtenu tant bien que mal son diplôme à l’école des postiers dans laquelle il s’est illustré pour sa nullité, Jesper se retrouve envoyé dans un village glacé et sinistre, perdu sur une île située au-delà du cercle arctique. Et sa première mission s’annonce ardue : ici, les habitants se détestent cordialement et n’ont pas l’intention de s’écrire des lettres. Alors qu’il perd espoir, le jeune facteur fait la rencontre de Klaus, un étrange homme aussi taciturne qu’imposant. A eux deux, ils parviendront peut-être à réchauffer le cœur des villageois en leur offrant des jouets. 

De prime abords, ce « Klaus » ne semblait pas prédestiné au succès, on le voyait plus comme un petit film de Noël sans prétention mais force est de constater qu’il est bien plus qu’un simple conte d’animation destiné aux enfants.

A commencer par la qualité de l’animation qui, même si elle n’égale pas celle des studios Pixar ou Dreamworks, reste d’un très bon niveau dans un style différent de ce qu’on a l’habitude de voir. L’originalité des dessins proposés offre au film une vraie personnalité, un côté plus authentique en comparaison de ce qui est la norme en matière d’animation. Le soin apporté au design des paysages, des mouvements, des costumes et surtout des personnages, tous plus expressifs les uns que les autres, montre le talent et la passion des artistes ayant participé à ce projet.    

Dans son style et sa conception, « Klaus » fait office de bizarrerie à une époque où la 3D est la norme, les techniques utilisées peuvent presqu’être qualifiées d’ancestrales. Il faut dire qu’on est plus très familier avec l’animation classique choisie pour ce film malgré des touches d’effets spéciaux numériques par-ci par-là.

Au niveau du contenu, le film d’origine espagnole (autre étrangeté) tient la corde, une réécriture du mythe de Santa Claus originale qui respecte pour autant la tradition et l’esprit de Noël que les enfants imaginent. Le script est osé mais cohérent, l’histoire d’un facteur tire-au-flanc et d’un vieux bûcheron casanier qui fabrique des jouets (Klaus) qui vont unir leur force pour ramener de la joie (et des cadeaux accessoirement) à un village morose et rempli de haine entre ses habitants.

Les personnages sont pour la plupart attachants et plutôt réussis malgré qu’ils soient pour la plupart stéréotypés jusqu’à l’excès, le duo du vieux bourru, voir acariâtre, qui cache une grande sensibilité et du jeune freluquet comique qui cherche à se faire une place, c’est du déjà-vu. Néanmoins, les scénaristes parviennent à se réapproprier ces caricatures en y apportant selon les cas, une certaine humanité ou une comédie efficace.

Le choix d’associer une représentation du Père Noël à un facteur est une idée intéressante, une sorte d’allégorie de l’époque actuelle où les services postaux prennent une place primordiale dans la distribution des cadeaux.

« Klaus » n’est pas exempt de tout reproche, comme la plupart des films du genre, le scénario reste trop prévisible malgré son originalité, on se doute facilement de la façon dont le film va finir, tout comme les retournements de situations qui n’en sont pas ou les méchants dont on devine la nature rien qu’à leur dégaine. La musique n’est quant à elle pas vraiment en adéquation avec le contenu du long métrage. Mais ces quelques défauts sont à relativiser, le public cible étant avant tout les enfants.

Au final, ce nouveau film de Noël est des plus satisfaisant, il nous offre un histoire novatrice et une revisite très bien pensée et toute aussi cohérente de la légende du Père Noël. S’il est jalonné de certaines imperfection et fait la part belle à des cliché tenaces, il s’en sort avec les honneurs grâce à la qualité de son animation et le côté authentique de ses dessins, mais aussi grâce à des personnages attachants comme le fameux Klaus à qui l’acteur américain J.K. Simmons prête sa voix de baryton.

« Klaus », sans être époustouflant, est un bon film de Noël qui ravira les petits comme les grands et offrira un bon moment de communion en famille dans cette période de joie et de partage.

Note : 7/10

Damien Monami – Le  25 décembre 2019

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